1.         Coro et son port (Venezuela (République bolivarienne du)) (C 658)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1993

Critères  (iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2005-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/658/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/658/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de mécanisme de gestion (et de législation), Manque de coordination institutionnelle ; Inondations

Détails supplémentaires :

Fortes pluies 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/658/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le 19 février 2004, le Secrétariat a reçu un rapport d’avancement de l’Etat partie, rédigé par l’Instituto del Patrimonio Cultural (IPC), l’agence nationale responsable du patrimoine culturel au Venezuela. Le rapport contient des informations divisées en trois parties :

 

a)  Les mesures à prendre par les autorités vénézuéliennes au sujet du plan de gestion de Coro et son port, qui figurent dans un document d’accompagnement « Ideas para los lineamientos de un plan integral de Conservación e Desarrollo para Coro, el Puerto de la Vela y sus Areas de Influencia » (Idées de présentation d’un plan intégral pour la conservation et le développement de Coro, de son port de La Vela et de ses zones d’influence). Ce projet de document illustre l’approche stratégique qui est à la base du plan de gestion. Cette approche consiste en une révision de la législation en vigueur, l’instauration d’une gestion intégrée et interdisciplinaire, une méthode participative et la coordination des liens entre les facteurs sociologiques et économiques affectant le site.

 

b)  La création d’une Commission présidentielle pour la protection de Coro et ses environs. Cette section traite les questions relatives au mode de fonctionnement de la Commission en ce qui concerne le processus de prise de décisions, la participation et l’intégration de la société civile, des institutions et de tous les acteurs concernés.

 

c)  Le mécanisme destiné à renforcer l’influence de l’Instituto del Patrimonio Cultural (IPC) sur le site grâce au processus participatif, aux programmes éducatifs et à la coordination entre les autorités concernées.

 

Le Secrétariat note que le rapport du Gouvernement vénézuélien manque d’informations substantielles. Rien n’est dit sur la structure de la Commission présidentielle, il n’y a aucune mention de la définition des responsabilités ni de la manière dont elle a l’intention de protéger et de gérer le site, de renforcer la présence de l’Instituto del Patrimonio Cultural (IPC) ou de faire prendre conscience des valeurs du site. Aucune information n’est donnée sur la détérioration de la cohérence architecturale et urbaine et de l’intégrité du bien et aucun effort n’est fait ou aucun intérêt n’est manifesté pour consolider et protéger l’architecture en terre.

 

Les 8 et 9 décembre 2003, la Comision Nacional para Cooperacion con UNESCO (CNCU), avec le soutien du Fonds-en-dépôt néerlandais à l’UNESCO, a organisé à Coro une table ronde sur la conservation et la gestion du site du patrimoine mondial de Coro et son port. Au total, 14 personnes du service public vénézuélien ont pris part à cette discussion qui a rassemblé des représentants des Ministères du Plan et de l’Aménagement du territoire, du Tourisme, des Affaires étrangères, de l’Environnement, de la Municipalité de Miranda, de l’Etat de Falcón, de l’Université de Francisco de Miranda, de la Commission nationale pour l’UNESCO et du Centre du patrimoine mondial. Malheureusement peu de temps a été consacré au mauvais état de conservation et aux moyens d’améliorer la situation. Seules quelques grandes lignes de développement économique et social au niveau régional et national ont été proposées par l’IPC, dans le même esprit que celles qui étaient exposées dans rapport d’avancement.

 

La mission a conclu que la situation politique actuelle, avec la polarisation croissante de la société vénézuélienne en groupes partisans ou opposés aux plans de restructuration nationale, paralyse tout débat constructif sur l’amélioration de la conservation et de la gestion de Coro et son port. Rien ne permet d’affirmer que les autorités vénézuéliennes sont aptes à développer un bon plan d’action à court terme qui inversera la situation, mais la situation générale du pays est telle qu’une approche délicate semble nécessaire pour ne pas forcer ni polariser davantage les choses. Même si l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril doit être considérée comme une approche positive dans un premier temps car elle permet d’augmenter l’Assistance internationale, il faudrait peut-être plus de temps pour que le processus politique se déploie et que le Gouvernement central définisse ses stratégies et ses priorités et pour que les municipalités et les agences de conservation mettent au point des moyens de coopération et de coordination efficaces.

 

L’ICOMOS a examiné le rapport d’avancement de l’Etat partie ainsi que le rapport de la mission du Centre du patrimoine mondial de décembre 2003 et, tout en reconnaissant la complexité et la gravité de la situation, il a indiqué qu’il soutenait le point de vue du Secrétariat. Il a recommandé au Secrétariat de préparer plusieurs programmes à court terme pour permettre à l’Etat partie de régler les graves problèmes de Coro et son port.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.106

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Prenant note du rapport d’avancement transmis par l’Etat partie (décision 27 COM 7B.102),

2. Exprimant sa vive inquiétude devant l’état de conservation du bien et l’absence de mécanismes de gestion, de planification et de conservation adéquats,

3. Prie instamment l’Etat partie, une fois encore, de prendre en considération et d’appliquer les recommandations de la mission Centre du patrimoine mondial / ICOMOS 2002 et de soumettre à cet effet une demande d’Assistance internationale au titre du Fonds du patrimoine mondial ;

4. Demande au Centre du patrimoine mondial d’élaborer un programme d’action, en étroite consultation avec l’ICOMOS et les autorités vénézuéliennes, avec une aide permettant de rendre le cadre d’action politique actuel plus technique, de faire prendre conscience de l’importance culturelle et historique du bien, d’établir un processus de conservation participatif à l’échelon local et de rechercher de nouveaux crédits pour financer les activités de conservation ; il demande également au Centre du patrimoine mondial d’entreprendre, avec l’ICOMOS, et en coopération avec l’Etat partie, une mission conjointe de suivi réactif sur le site pour déterminer si le site remplit les critères pour être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

5. Demande à l’Etat partie de soumettre d’ici le 1er février 2005 un rapport sur les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des recommandations qui sera, ainsi que le compte rendu de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS, considéré par le Comité à sa 29e session en 2005.