1.         Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros (Espagne) (C 348bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/348/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/348/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/348/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le 1er février 2004, le Centre du patrimoine mondial a reçu un rapport de l’Etat partie où il est souligné que toutes les obligations juridiques locales ont été respectées dans l’exécution du projet de rénovation de la place, la démolition des bâtiments et leur remplacement par de nouvelles structures. Il justifie également chacune des interventions et souligne que la valeur monumentale de la place a été préservée.

 

Selon le rapport, le projet original a été présenté en 1993 et révisé plusieurs fois jusqu’à son adoption définitive en 2000. En 1996, le règlement local concernant l’urbanisme et la protection du patrimoine (Plan Général de Ordenación Urbana et Plan Especial de Protección del Conjunto Histórico-Artístico) a été révisé pour permettre la rénovation de la place Santa Teresa et la construction d’un nouveau bâtiment. Le rapport précise que ce projet a été classé comme ayant un « intérêt singulier », ce qui signifie que les dispositions légales sur les critères esthétiques établis pour l’ensemble de la zone monumentale protégée et les obligations concernant le type de matériaux de construction à utiliser ne s’appliquent pas.

 

L’ICOMOS a souligné que le nouveau bâtiment le plus élevé semble envahir la place et est trop haut. Si l’on examine les volumes de ce nouvel immeuble, la conception de sa façade et les matériaux employés, il semble que la valeur universelle exceptionnelle du bien du patrimoine mondial n’a pas été bien prise en compte.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.97

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Prend note avec satisfaction du récent rapport soumis par l’Etat partie sur l’état de conservation du bien (décision 27 COM 7B.78) ;

2. Rappelle que la Plaza Santa Teresa figurait dans la proposition d’inscription originale comme une grande place reliant les remparts de la cité à l’église extra-muros St Pedro ;

3. Rappelle en outre que l’Etat partie n’a pas informé à temps le Centre du patrimoine mondial des projets de construction pour permettre de faire une première évaluation de l’impact qu’ils pouvaient avoir sur la valeur universelle du site ;

4. Note que le projet de rénovation de la place et la démolition des bâtiments existants ont été qualifiés de « projet singulier » en vertu de la loi sur la protection du patrimoine. Le respect des critères esthétiques établis pour l’ensemble de la zone monumentale protégée et des impératifs concernant le type de matériaux de construction à utiliser n’est pas rendu obligatoire par cette loi ;

5. Regrette que ce type de « projet singulier » affectant un bien du patrimoine mondial puisse être adopté sans informer le Centre du patrimoine mondial et sans tenir compte de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

6. Prie instamment l’Etat partie d’élaborer un plan de gestion intégrée de l’ensemble du site du patrimoine mondial, qui devrait être mis au point et approuvé par une grande diversité d’acteurs ;

7. Demande que l’ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial entreprennent une mission, en coopération avec l’Etat partie, visant à évaluer la manière dont la rénovation de la place et la nouvelle construction pourraient affecter la valeur universelle du bien du patrimoine mondial et demande en outre à l’Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2005, un rapport sur l’état de conservation du bien, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l’état de conservation du bien à sa 29e session en 2005.