1.         Art rupestre du Valcamonica (Italie) (C 94)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/94/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/94/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/94/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Les archéologues et les citoyens concernés ont attiré l’attention du Centre du patrimoine mondial sur un nombre de problèmes de conservation du bien. La passerelle en bois du rocher No. 57 a été déposée en 2003 et remplacée par une passerelle en acier galvanisé fixée directement dans la roche. L’installation de passerelles métalliques risque de s’étendre à d’autres zones d’art rupestre. L’ICOMOS a fortement déconseillé l’usage de passerelles métalliques car elles constituent une lourde intrusion dans la paroi rocheuse même si elles sont amovibles. 

 

D’autre part, la construction d’une route immédiatement adjacente au site a été signalée au Centre du patrimoine mondial. Bien que le projet ait été apparemment interrompu pour cause de restrictions budgétaires, la portion de la route achevée a un impact sur le site d’art rupestre de Paspardo. Le préjudice causé au paysage alentour semble être d’autant plus grand qu’une ligne à haute tension est installée depuis peu à proximité du site. L’Etat partie n’a donné aucune information à ce sujet au Centre du patrimoine mondial.

 

Depuis l’inscription du bien en 1979, l’Etat partie n’a pas clairement défini les limites du site ni élaboré de plan de gestion et de conservation. L’ICOMOS a regretté l’absence de plan de gestion intégré et de limites satisfaisantes, ce qui veut dire qu’il n’existe aucun mécanisme permettant d’examiner les aménagements susmentionnés face aux responsabilités de l’Etat partie au titre de la Convention du patrimoine mondial. Le nombre annuel de visiteurs est bien estimé à 60 000, mais l’impact du tourisme n’est pas mentionné et ne fait l’objet d’aucun suivi et la mise en valeur du site d’art rupestre est incomplète sans indication de son statut de patrimoine mondial. L’ICOMOS a bien reconnu les accomplissements dans le domaine de la recherche et de l’éducation publique en art rupestre, mais il a aussi noté avec inquiétude que les sommes mises à disposition par les autorités nationales pour ces activités continuent de diminuer au fil des ans.

 

Lors de la préparation du présent document, les autorités italiennes n’ont pas répondu au Centre du patrimoine mondial qui leur a demandé d’envoyer leurs commentaires sur l’état de conservation du site. L’ICOMOS s’est déclaré préoccupé par l’état de conservation du bien et a incité l’Etat partie à inviter une mission afin de faire le point sur la situation et de répondre dès que possible aux problèmes de conservation. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.73

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Rappelant le paragraphe 56 des Orientations,

2. Regrette la construction apparente d'une route immédiatement adjacente au site, et l’installation apparente d'une ligne à haute tension sans en avoir informé le Comité à l'avance, conformément au paragraphe 56 des Orientations (2002) ;

3. Demande à l’Etat partie de clarifier les limites du bien ;

4. Prie instamment l’Etat partie d’élaborer un plan de gestion qui traite les questions de conservation, de contrôle du développement, de gestion du tourisme et des futures recherches sur l’art rupestre ;

5. Encourage l’Etat partie à améliorer la présentation du site en indiquant clairement sur place son statut de patrimoine mondial et en donnant plus de renseignements sur le site et son art rupestre ;

6. Demande au Centre du patrimoine et aux organisations consultatives d'entreprendre une mission sur place, en coopération avec l’Etat partie, pour évaluer l’état de conservation du site ;

7. Demande en outre à l’Etat partie de présenter au Centre du patrimoine mondial un rapport actualisé, d’ici le 1er février 2005, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 29e session en 2005. Ce rapport devrait comprendre :
a) une clarification du statut des aménagements réalisés dans le voisinage du site, y compris la construction d’une route et d’une ligne électrique à haute tension,
b) une mise à jour concernant la construction d’une passerelle métallique, en particulier sur le rocher N° 57,
c) l’avancement du plan de gestion,
d) des cartes détaillées indiquant les limites du bien du patrimoine mondial,