1.         Ensemble de Borobudur (Indonésie) (C 592)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (i)(ii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/592/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-1999)
Montant total approuvé : 5 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/592/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression touristique ; absence de mécanisme de gestion (notamment législatif), absence de présentation et d’interprétation 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/592/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

L’Etat partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien au Centre du patrimoine mondial, comme l’avait demandé le Comité du patrimoine mondial à sa 27e session.

 

Pour marquer les vingt ans écoulés depuis la fin de la Campagne internationale de sauvegarde de Borobudur, une réunion d’experts a été organisée par l’UNESCO du 4 au 8 juillet 2003, en coopération avec le Gouvernement indonésien. Conformément aux recommandations de cette réunion, plusieurs activités ont été entreprises, comme la collecte de données par GPS (système mondial de localisation) et les études approfondies du temple de Borobudur et de ses environs. L’acquisition prochaine d’un nouveau matériel photogrammétrique laser 3D vient moderniser l’équipement du laboratoire de conservation in situ de Borobudur. Une étude menée à l’aide du système d’information géographique (SIG) a aussi été lancée en septembre 2003 pour permettre de redéfinir le périmètre de protection du site compte tenu des nouvelles découvertes archéologiques et historiques relatives à la structure de l’ensemble de temples.

 

La formation de la population locale et sa participation aux activités promotionnelles sur le terrain ont progressé grâce au soutien de l’Institut d’études et de conservation de Borobudur et d’Archaeological Park Ltd. Pour améliorer la gestion des visiteurs et le traitement des déchets, plusieurs mesures concrètes ont été prises, telle l’obligation pour tous les visiteurs de laisser leurs sacs à l’entrée et l’installation de nombreuses poubelles et conteneurs de bouteilles vides à l’intérieur du bien. Un projet financé par le Fonds-en-dépôt japonais de l’UNESCO intitulé « Analyse des bassins communautaires et communication sur la valeur du Temple de Borobudur », a été lancé en janvier 2004 pour mieux faire comprendre la valeur du site et du paysage environnant à la population locale et aux touristes.

 

L’aire de stationnement aménagée dans la Zone 1 est plus petite que celle initialement prévue. L’aire de stationnement et la maison du gardien sont masquées par des arbustes et de l’herbe. Une étude basée sur l’observation démontre que l’infrastructure de la Zone 1 n’affecte pas le microclimat (température, humidité, etc.) du temple et de ses environs.

 

Les conclusions et les recommandations de la mission conjointe UNESCO-ICOMOS d’avril 2003 ont été présentées au Comité à sa 27e session dans le document de travail 27 COM 7B. Malgré ces recommandations et la demande du Comité du patrimoine mondial, à sa 27e session, d’élaborer une stratégie commerciale et de marketing du bien à long terme, à commencer par l’organisation et le contrôle des activités commerciales informelles à l’intérieur de la Zone 2, les visiteurs doivent encore traverser un labyrinthe de petites boutiques de souvenirs et de restauration. Cette zone se transforme peu à peu en un petit village puisque certains vendeurs habitent en fait avec leur famille dans leur magasin. A certaines saisons, le site compte une quantité de vendeurs et de colporteurs largement supérieure au nombre de touristes qui visitent le temple.

 

Selon l’ICOMOS, l’aide de l’UNESCO pourrait être très utile si elle était bien ciblée. Elle pourrait faciliter les travaux archéologiques (dont le SIG) et les aspects socio-économiques au sens large du terme, comme le développement des activités, des compétences et des produits locaux, et les divertissements associés à des spectacles pour les visiteurs. Une aide est également requise pour la gestion du tourisme et le réaménagement de la zone d’accès. Un programme d’aide ciblé sur des interventions pour réorganiser et réaménager les locaux et les installations de la zone d’entrée devrait être mis en place.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.59

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant été informé des activités menées au titre du projet extrabudgétaire financé par le gouvernement japonais sur le bien,
  2. Remercie l’Etat partie de s’être mobilisé pour sauvegarder le bien et le gouvernement japonais d’avoir apporté sa généreuse contribution au développement de la participation communautaire à cet égard ;
  3. Reconnaît les efforts renouvelés de l’Etat partie pour améliorer la gestion du bien et mettre en oeuvre les recommandations de la Réunion d’experts de juillet 2003 ;
  4. Encourage l’Etat partie à continuer d’intéresser la population locale à la gestion et à la mise en valeur du bien par des activités pédagogiques et promotionnelles ;
  5. Réitère sa recommandation d’interdire la construction de grandes routes à l’intérieur des Zones 1 à 3, bien que l’amélioration des routes existantes soit autorisée, et d'arrêter la construction de grands centres commerciaux près du bien et à l’intérieur de toutes les zones de protection ;
  6. Réaffirme son opposition à l’édification de la nouvelle entrée des touristes et de la galerie commerciale (Jagad Jawa) prévues dans la Zone 3, à l’extrême ouest du site ;
  7. Demande à l’Etat partie de soumettre, d’ici le 1er février 2005, un rapport détaillé sur la gestion et la stratégie de développement à long terme proposées pour le bien, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse l’examiner à sa 29e session en 2005. Ce rapport devrait inclure les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations suivantes :
    1. informations détaillées sur les mécanismes de coordination existants ou proposés entre les différentes autorités chargées de la gestion du bien, mais aussi entre elles et les autorités nationales,
    2. plan de gestion des visiteurs proposé pour atténuer les effets de l’afflux des visiteurs sur la viabilité du bien à long terme,
    3. stratégie proposée à moyen et long terme pour le développement durable du bien, y compris les consultations avec la communauté locale et les activités commerciales sur le site,
  8. Demande en outre à l’Etat partie d’envisager de revoir, en étroite consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, les limites du bien compte tenu des résultats des études susmentionnées.