1.         Zone Sainte-Catherine (Égypte) (C 954)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2002

Critères  (i)(iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/954/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 19 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/954/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Gestion des visiteurs

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/954/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le Comité du patrimoine mondial, lors de sa 26e session, a invité l’Etat partie à soumettre un rapport d’avancement sur la préparation d’un plan de gestion des visiteurs du monastère et sur la mise en œuvre du plan de développement durable (PDD) de 1998 pour la ville de Sainte-Catherine.

 

Le 5 mars 2004, le Secrétariat a reçu de l’Etat partie un rapport d’avancement daté du 25 janvier 2004 sur les mesures prises pour la conservation du bien. Ce rapport donne des informations sur les nombreuses actions positives engagées par le Protectorat de Sainte-Catherine, le Service de Conservation de la nature (SCN), l’Agence égyptienne de l’Environnement (AEE), le Conseil municipal et le Conseil suprême des Antiquités pour la gestion du bien, qu’il s’agisse du paysage et des valeurs archéologiques. Axées en particulier sur l’infrastructure touristique, ces actions comprennent la construction et l’aménagement d’un centre d’accueil des visiteurs à 1 km du monastère, avec un parc de stationnement organisé, la création d’une Unité de premiers secours et la formation de son personnel, la construction de toilettes à Gebel Musa ainsi que l’installation de plusieurs points d’eau, et la publication de guides de randonnée en trois langues (allemand, anglais, arabe). D’autre part, un gros travail a été fait pour l’entretien général du site, y compris l’aménagement de sentiers en direction de Gebel Musa et d’Abu Geefa, l’enlèvement des détritus à Gebel Musa et dans plusieurs wadis, les travaux de réhabilitation et les fouilles archéologiques à l’intérieur du monastère.

 

L’ICOMOS félicite l’Etat partie d’avoir pris des mesures efficaces pour la mise en valeur et la conservation du site, et d’avoir créé une Police de l’environnement et de l’eau qui est indispensable pour contrôler efficacement l’impact du nombre croissant de visiteurs dans ce milieu naturel. Toutefois, il recommande vivement de déplacer le poste de contrôle du Mont Moïse vers le plateau plus vaste du prophète Elie situé en contrebas, ainsi que la cafétéria, les boutiques et les centres d’hébergement. De plus, rappelant sa proposition faite lors de l’inscription du bien, l’ICOMOS estime que la conservation du site se trouverait grandement améliorée par le classement du Mont Horeb en site archéologique protégé.

 

En ce qui concerne le monastère, l’ICOMOS souligne que les travaux entrepris pour assurer le confort de la communauté monastique et contribuer à une meilleure organisation de la circulation des visiteurs, vont sans doute faire apparaître des zones inexplorées à l’intérieur du monastère. L’ICOMOS pense donc que le Ministère de la Culture et les autorités monastiques devraient continuer à coopérer à l’exécution de ces travaux. Il encourage aussi l’Etat partie à installer une porte de contrôle pour vérifier le nombre de touristes qui sont à l’intérieur du monastère. De plus, l’ICOMOS suggère d’achever et de bien présenter les fouilles archéologiques du côté extérieur Est de l’enceinte du monastère, qui témoignent de la première phase de la communauté monastique, avant l’édification du monastère.

 

Enfin, l’ICOMOS réitère la nécessité d’assurer que les décisions importantes ayant un impact sur la conservation du bien seront toujours prises selon un processus de vaste consultation auquel participent toutes les instances compétentes.

L’ICOMOS a estimé que le rapport soumis par l’Etat partie ne donne pas assez d’informations sur la mise en œuvre du Plan de développement durable de 1998 (PDD) de la ville de Sainte-Catherine, comme l’avait demandé le Comité à sa 26e session. A cet égard, l’ICOMOS exprime son inquiétude quant à la disponibilité d’un financement adéquat du PDD et du transfert de la ville de Sainte-Catherine dans une nouvelle zone.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.51

Le Comité du patrimoine mondial,


1. Félicite l’Etat partie des progrès accomplis pour la conservation du bien ;


2. Note que, bien qu’un certain nombre de mesures positives aient été prises pour améliorer la gestion des visiteurs sur le site, l’Etat partie n’a pas encore préparé
un véritable plan de gestion à cet effet ;


3. Demande que l’Etat partie établisse en bonne et due forme, dans un document exhaustif, un Plan de gestion des visiteurs sur le site et qu’il le soumette au Centre du patrimoine mondial ;


4. Demande en outre à l’Etat partie d’intensifier ses efforts pour la mise en oeuvre du Plan de développement durable, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial, notamment en ce qui concerne la réhabilitation de la vieille ville et l’aménagement de la nouvelle ville de Sainte-Catherine.