1.         Ksar d'Aït-Ben-Haddou (Maroc) (C 444)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/444/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2001)
Montant total approuvé : 2 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/444/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression urbaine, pression touristique, absence de mécanisme de gestion (y compris de législation), absence de ressources humaines ou financières. 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/444/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

En référence à sa décision de la 27e session exprimant la préoccupation du Comité pour l’état d’abandon et de dégradation, le manque de protection légale et le délai dans l’établissement d’une structure administrative et technique responsable du site et de l’élaboration du plan de gestion, et sollicitant la finalisation de classement au niveau national, l’Etat partie a adressé un rapport au Secrétariat en janvier 2004.

 

L’Etat partie a souligné que la procédure de classement du site est sur le point d’aboutir. Le décret portant le classement du Ksar Aït Ben-Haddou en tant que monument historique, après examen et rectification, a été signé par les différentes autorités gouvernementales. Il est en cours de publication dans le Bulletin officiel.

 

Une étude environnementale du site a été élaborée à la demande de l’Etat partie en vue de la préparation du Plan de gestion. En mars 2004, l’Etat partie a fait appel au Centre du patrimoine mondial afin d’obtenir une nouvelle aide en expertise pour l’élaboration du Plan de gestion.

 

Une Unité opérationnelle d’intervention, composée du CERKAS, des délégués locaux du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat et des représentants des autorités locales a été établie. Cette unité est chargée de constater les infractions nuisant à l’ancien ksar et au nouveau village et d’ordonner la démolition de toute construction qui porte atteinte à l’intégrité du site.

 

Un Atelier de consultation pour la sauvegarde du site du Ksar Aït Ben-Haddou a été organisé par le Bureau de l'UNESCO à Rabat, avec la participation du Centre du patrimoine mondial, du 29 au 30 novembre 2003. L’objectif de l’Atelier était de rassembler, pour la première fois, toutes les parties concernées par la sauvegarde du Ksar Aït Ben Haddou, de définir les attentes et examiner les perspectives, en tenant compte de la décision du Comité. Un "Pacte pour la Sauvegarde du Ksar Ait Ben Haddou" a été signé par l’ensemble des participants. La possibilité de création d’un Comité de gestion du site, prévue par le Pacte de sauvegarde du Ksar adopté lors d’un Atelier tenu en novembre 2003, est également prise en considération.

 

L’état de conservation du site a été évalué lors d’une mission de suivi réactif organisée au Ksar par le Centre du patrimoine mondial en étroite coopération avec l’Etat partie, du 11 au 12 septembre 2003. Les constats faits lors de la mission de suivi réactif et sur la base du compte-rendu de la mission de la Commission du Service des Etudes d’Aménagement des Forêts et des Bassins Versants (SEABV) qui a eu lieu le 2 juillet 2003, comprennent :

 

a)  Etat d’abandon quasi total du site ;

 

b)  Augmentation croissante des infractions dans le vieux ksar et sa dégradation ;

 

c)  Divergence entre le périmètre du site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et le périmètre proposé pour le classement du site au niveau national ;

 

d)  Retard dans l'établissement d'une structure technique et administrative responsable du site ;

 

e)  Risque d’érosion du site qui se manifeste par :

(i)   Le développement de près de 28 ravins (longueur de 100 à 200 m) 

(ii)   L’éboulement rocheux pouvant entraîner la chute de grands blocs de pierre.

 

Malgré les initiatives prises par l’Etat partie pour assurer la protection légale du site, l’état de conservation observé lors de la mission en septembre 2003 correspond aux conditions prévues dans les Orientations pour l’inscription d’un site sur la Liste du patrimoine mondial en péril, les uns se référant au péril prouvé (altération grave des matériaux ; altération grave de l’espace urbain et rural ou de l’environnement naturel ; perte significative de l’authenticité historique), aussi bien qu’au danger potentiel (manque de politique de conservation).

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.46

Le Comité du patrimoine mondial, 1. Ayant pris note du rapport soumis par l’Etat partie en janvier 2004, concernant la mise en oeuvre des recommandations émises lors de sa 27e session (2003), 2. Félicite l’Etat partie pour l’ensemble des mesures mises en oeuvre afin de coordonner les actions des parties concernées par la sauvegarde du bien, et pour l’établissement de la protection juridique requise pour le site ; 3. Réitère son inquiétude devant les informations concernant l’état de dégradation du site ; 4. Réitère encore une fois sa demande à l'Etat partie de créer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial, une institution dotée de l'autorité juridique, des ressources et moyens financiers adéquats pour assurer la préparation d’un plan de gestion du bien et son application ; 5. Demande à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2005, un rapport sur l'avancement dans l’établissement de cette institution et dans la préparation du plan de gestion, afin que le Comité puisse examiner l’état de conservation du bien à sa 29e session, en 2005 ; 6. Décide de reconsidérer l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 29e session en 2005.

Décision adoptée: 28 BUR 8.3