1.         Parc naturel du récif de Tubbataha (Philippines) (N 653bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1993

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/653/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1996-2003)
Montant total approuvé : 70 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/653/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pêche ; absence de mécanisme de gestion (notamment législatif) 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/653/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le Centre et l’UICN ont reçu un rapport provisoire du Directeur du Parc marin du récif de Tubbataha le 30 janvier 2004. Ce rapport signale que, selon la demande du Comité lors de sa 27e session, plusieurs évaluations des conséquences de la pêche illicite sur la biodiversité marine sont en cours, avec le soutien de l’assistance technique fournies par le Fonds du patrimoine mondial. Le Directeur du Parc marin du récif de Tubbataha a confirmé au Centre du patrimoine mondial que la version finale du rapport sera soumise au Centre du patrimoine mondial avant le 15 juin 2004 au plus tard, conformément au contrat de financement de l’activité.

 

L’UICN estime que les informations provenant de ces études pourraient servir à des études comparatives sur les conditions écologiques actuelles par rapport à celles qui prévalaient lors de l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial, afin de se rendre compte dans quelle mesure les conditions d’intégrité du site sont maintenues. L’UICN a donc recommandé que le Comité demande à l’Etat partie de présenter dès que possible au Centre des informations résultant de ces études.

 

L’UICN a noté que l’Etat partie a fourni des informations sur la question de la pêche illicite en mer de Sulu, ainsi qu’une analyse de l’impact sur le bien du patrimoine mondial. L’UICN estime cependant qu’il faut disposer de détails complémentaires et de précisions sur cette question. Elle a suggéré que l’Etat partie envisage d’organiser des ateliers nationaux, lance des campagnes de sensibilisation et/ou mène des études sur la législation en vigueur et son application, pour mieux comprendre les moyens de limiter les conséquences de la pêche illicite.

 

Plusieurs événements centrés sur la protection des écosystèmes marins en Asie orientale, organisés lors de la 7e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (Kuala Lumpur, Malaisie, 9-20 février 2004) ont étudié la question de la pêche illicite. La majorité des participants à ces manifestations ont estimé que les efforts pour traiter le problème des pêcheries illicites pourraient exiger une coopération sous-régionale et régionale pour avoir des chances de succès. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.18

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Félicite l’Etat partie d’avoir fourni des informations sur la situation actuelle concernant les mesures prises pour limiter la pêche illicite et pour engager des études susceptibles de permettre une analyse comparative des conditions écologiques actuelles par rapport à celles qui prévalaient lors de l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial ; et complimente l'Etat partie pour le rapport détaillé sur l'état de conservation du site reçu le 15 juin 2004, ainsi que pour les mesures prises à ce jour pour conserver le site ;
  2. Note que les principales menaces qui pèsent sur le récif de Tubbataha sont liées:
    1. a) au manque de ressources disponibles pour la gestion du site,
    2. b) aux activités nationales et internationales de pêche illégale, elles-mêmes en rapport étroit avec la pauvreté et une application insuffisante de la loi,
    3. c) à un manque de sensibilisation. Les autres menaces sont notamment la navigation maritime, l'exploration pétrolière et le développement potentiel du tourisme,
  3. Prie instamment l’Etat partie de prendre les mesures nécessaires pour garantir la conservation du récif de Tubbataha. Ces mesures devront inclure :
    1. le renforcement de la viabilité financière de la gestion du site par un ensemble d'actions, notamment la création d'un fonds de dotation,
    2. l'institutionnalisation de la gestion du Parc par une meilleure application de la législation relative aux aires protégées,
    3. l'exécution effective des jugements rendus dans les affaires de pêche illégale en renforçant le fonctionnement du système judiciaire,
    4. d'autres mesures pertinentes mentionnées dans le rapport sur l'état de conservation du site soumis par l'Etat partie,
  4. Prie également instamment la communauté internationale d’apporter une aide technique et financière pour la conservation du site ;
  5. Encourage l'Etat partie à envisager une extension du site aux récifs voisins de Jezzie Beezly et Bastera afin d'améliorer l'intégrité du site ;
  6. Recommande que l’Etat partie accueille, en consultation avec l’UICN, le Centre du patrimoine mondial et autres partenaires concernés, un forum sousrégional ou régional sur la question des pêcheries illicites dans les mers d’Asie orientale, y compris la mer de Sulu, et rende compte du résultat à la 29e session du Comité en 2005, et encourage l’Etat partie à demander une assistance internationale pour l’organisation de ce forum ;
  7. Demande à l'Etat partie de soumettre d'ici le 1er février 2006, pour examen par la 30e session du Comité en 2006, un rapport sur l'avancement des actions de suivi des mesures de conservation mentionnées dans le rapport soumis par l'Etat partie.