1.         Complexe W-Arly-Pendjari (Bénin,Burkina Faso,Niger) (N 749bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1996

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/749/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-2002)
Montant total approuvé : 105 450 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/749/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/749/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

A sa 27e session, le Comité a noté avec inquiétude le projet de construction du barrage électrique de Dyondyonga sur la Mékrou, à la frontière entre les Républiques du Niger et du Bénin. Le projet s’effectuerait à l'intérieur du Parc national du W, classé au patrimoine mondial au Niger, et s’étendrait dans le périmètre du bien proposé par le Bénin pour inscription au patrimoine mondial ; cette requête est actuellement différée par le Bureau du patrimoine mondial (avril, 2002). En outre, le Comité a noté que la construction d’un barrage, ainsi que l'exploitation d’une mine de phosphate constituaient de sérieuses menaces potentielles pour l’intégrité du bien. Il a encouragé le Niger, ainsi que le Bénin et le Burkina Faso, à coopérer avec l’UICN, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Ramsar, le programme régional ECOPAS (Ecosystèmes protégés en Afrique Sahélienne) et le Centre du patrimoine mondial afin de rechercher la meilleure solution. Le Comité a aussi demandé aux autorités du Bénin et du Niger de fournir au Centre du patrimoine mondial un rapport détaillé sur le projet de construction de barrage sur la Mékrou et sur l’exploitation de la mine de phosphate. Il a différé sa décision d’inscrire le Parc national du W du Niger sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu’à la 28e session du Comité, en attendant les réponses des deux Etats parties concernés et le résultat de toutes les missions ou réunions tenues avec les Etats parties.

 

En avril 2004, le Centre a reçu copie d’une lettre du Ministre du Niger de l’Eau, de l’Environnement et de la Lutte contre la désertification répondant aux craintes exprimées par le Comité concernant le Parc du W. Dans cette lettre, le Ministre assurait le Centre et les autres partenaires concernés qu’il n’y aurait ni exploitation de phosphate ni construction d’un barrage sur la Mékrou dans le Parc national du W sans évaluation indépendante des impacts sociaux et environnementaux. Cette évaluation se conformerait aux standards internationaux et respecterait la Loi n° 98-56 du 29 décembre 1998, dans le cadre d’application du décret n° 2000-397/PRN/ME/LCD du 20 octobre 2000 de la législation nigérienne sur la gestion de l’environnement.

 

L’Etat partie a informé le Centre que, par courrier daté du 18 novembre 2000, le Conseil d’Orientation du Programme régional de l’ECOPAS avait noté que la République du Bénin renonçait à participer à la construction du barrage, et proposait la formulation d’une recommandation proposant une solution de rechange susceptible de satisfaire les besoins énergétiques de la région.

 

S’agissant de l’exploitation d’une mine de phosphate, l’Etat partie du Niger a informé le Centre qu’il savait que des études de faisabilité avaient révélé la présence de phosphate dans le secteur de Liptako Gourma, partiellement situé dans le Parc du W, mais qu’il n’avait jamais été question de l’exploiter dans le périmètre du bien. A ce propos, l’UICN a réaffirmé sa position selon laquelle aucune exploitation minière ne doit s’effectuer sur un bien du patrimoine mondial.

 

Le Secrétariat de la Convention de Ramsar a informé le Centre du patrimoine mondial que l’atelier de formation – financé par le Fonds du patrimoine mondial et traitant des méthodologies d’inventaires des zones humides – allait être organisé par Ramsar, l’UICN et le Centre et se tiendrait au Parc du W du 17 au 21 mai 2004. Cet atelier comportera un exercice de suivi réalisé par les participants dans le Parc du W et il abordera les questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.1

Le Comité du patrimoine mondial, 1. Note avec satisfaction l’assurance fournie par l’Etat partie du Niger de ne pas poursuivre les projets de construction d’un barrage sur la Mékrou à l’intérieur du Parc national du W, et de ne pas commencer l’exploitation d’une mine de phosphate dans le périmètre du bien, sans avoir entrepris d’évaluation indépendante sur les impacts environnementaux et sociaux de ces projets ; 2. Rappelle sa précédente décision et encourage l’Etat partie à continuer à coopérer avec l’UICN, le Centre du patrimoine mondial, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Ramsar et le Programme régional ECOPAS (Ecosystèmes protégés en Afrique Sahélienne) afin préserver ce bien, et, si nécessaire, de rechercher l’assistance du Fonds du patrimoine mondial pour la coordination de réunions et d’études ; 3. Demande à l’Etat partie de fournir un rapport sur les résultats de toute étude d’impact environnemental effectuée ou de décisions prises concernant les projets de barrage et de mine, d’ici le 1er février 2005, pour examen par la 29e session du Comité du patrimoine mondial en 2005.