1.         Zone archéologique de Chan Chan (Pérou) (C 366)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (i)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1986-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/366/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-1998)
Montant total approuvé : 118 700 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/366/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression urbaine ; absence de capacités en techniques de conservation, absence de mécanisme de gestion (y compris législation), absence de système de suivi, absence de mise en valeur et d’interprétation ; inondations/glissements de terrain/ouragans.

Détails complémentaires :

Elévation du niveau de la nappe phréatique

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/366/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le Secrétariat a reçu le 30 janvier 2004 de l’Etat partie un rapport d’avancement contenant des informations sur les efforts entrepris pour résoudre les problèmes immédiats de drainage et traiter les dommages sur place ainsi que les structures du Palais de Tschudi. Bien que de nombreux projets aient démarré – notamment nettoyage général du site, mise en place d’installations de sécurité, conservation et réhabilitation du musée du site et de certains monuments, et réparation de la route d’accès – les fonds nécessaires au drainage des huachaques (aires cérémonielles situées en contrebas) dépassent les possibilités financières de la direction du site. Les gestionnaires du site ont établi un plan technique à développer en coopération avec des agences nationales et internationales pour tenter de résoudre durablement le problème de la montée des eaux. Le rapport indique d’autre part que le projet de loi n° 3807, déclarant l’état d’urgence pour le site de Chan Chan et proposant une solution pour reloger les squatters, est en instance au Congrès depuis deux ans.

 

Le Secrétariat a reçu le 22 mars 2004, via le Bureau de l’UNESCO à Lima, une lettre de l’Association des Archéologues du Pérou qui se déclare très préoccupée des dommages causés au site depuis deux ans. Cette Association signale aux responsables nationaux la sérieuse dégradation du site causée par les constructions illicites et leurs conséquences comme l’utilisation des terres et la présence d’eau dans l’enceinte du palais, ainsi que l’utilisation de l’aire archéologique protégée comme terrain de production agricole.

L’ICOMOS approuve les mesures prises par l’Etat partie pour conserver et réhabiliter le bien inscrit au patrimoine mondial de Chan Chan. Le problème de l’utilisation illégale d’une grande partie du site à des fins agricoles pourrait être résolu par l’irrigation d’un autre site sur lequel sont relogés les squatters. La mise en œuvre du « Plan directeur pour la conservation et la gestion de l’ensemble archéologique de Chan Chan » s’est poursuivie à son rythme en 2002 et 2003 et bon nombre de projets importants ont été réalisés en association avec des institutions nationales et internationales. Parmi ces projets, on peut citer le nettoyage général du site, la mise en place d’installations de sécurité, la réparation de la route d’accès, ainsi qu’une analyse de la qualité et du comportement de l’aquifère situé sous le bien.

 

L’examen de la nappe phréatique a révélé une élévation progressive de son niveau dans la partie la plus basse du site à la fin de 2002 et au début de 2003, due au phénomène d’El Niño en 1998-1999, suivi de deux ans d’humidité supérieure à la moyenne. Cela a été encore aggravé par une réduction de l’extraction de l’eau de l’aquifère due à des modifications des techniques agricoles dans la vallée de la Moche, entraînant un surplus d’humidité dans les parties les plus basses du site et par conséquent une contamination plus importante par le sel des constructions en brique crue, ainsi que la croissance de végétaux comme les roseaux et les nénuphars dans les basses terres des huachaques. Le Projet spécial Chavimochic s’efforce de réduire cet impact négatif sur le site archéologique en utilisant l’excès d’eau pour des projets d’irrigation ailleurs dans la région et en améliorant le drainage d’ensemble de toute la vallée. En effet, on ne peut traiter les problèmes du site de Chan Chan que dans le cadre d’un projet de plus grande envergure couvrant l’ensemble du paysage. Sur le site même, du travail a été fait pour restaurer les zones touchées en retirant les parties imprégnées de sel et en installant des pompes pour drainer les huachaques inondés.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15A.30

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Notant les informations sur l’état de conservation du bien fournies par l’Etat partie,

2. Prie instamment l’Etat partie de finaliser la procédure législative concernant le projet de loi n° 3807 et à informer le Comité des mesures appropriées prises pour reloger les squatters ;

3. Invite de nouveau l’Etat partie à envisager la demande d’assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour définir des mesures palliatives adaptées ;

4. Demande à l’Etat partie de présenter un rapport d’avancement sur les mesures prises pour réduire l’impact de l’élévation du niveau des eaux dans l’aquifère du bien d’ici le 1er février 2005, pour examen par le comité à sa 29e session en 2005 ;

5. Décide de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 28 COM 15C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l’examen des rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-04/28.COM/15A Rev),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :