1.         Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) (C 211rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2002

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2002-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/211/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 20 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/211/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de capacités en techniques de conservation, absence de mécanisme de gestion (y compris législation), absence de système de suivi, absence de mise en valeur et d’interprétation ; absence de ressources humaines et financières, absence de coordination institutionnelle ; tremblement de terre ; troubles civils, pillage/vol.

Détails complémentaires :

Instabilité structurelle du minaret qui penche, aggravée par les inondations saisonnières

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/211/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

A la suite de l’inscription du Minaret et des vestiges archéologiques de Djam sur la Liste du patrimoine mondial en 2002, le gouvernement italien a financé un projet de 50 000 dollars EU de fonds-en-dépôt pour l’élaboration d’un plan de gestion pour le bien. Ce projet vise aussi à renforcer les dispositions juridiques de protection du bien et à favoriser la sensibilisation de la communauté locale à l’importance de sauvegarder le patrimoine culturel. Dans le cadre de ce projet, une mission d’experts de l’UNESCO a été menée en janvier 2004 avec des représentants du Ministère de l’Information et de la Culture et du Ministère de la Réhabilitation rurale et du Développement de l’Afghanistan.

 

La mission avait pour objectif de réaliser une étude de faisabilité concernant la construction d’une route et d’un pont sur le site du patrimoine mondial de Djam, et de conseiller le gouvernement afghan sur la meilleure solution possible pour préserver le site, dans le respect de la législation locale, de la Convention du patrimoine mondial et des besoins locaux immédiats.

 

Les experts ont évalué – d’un point de vue technique, archéologique et social – les différentes possibilités de construction de la route proposées par Afghanaid, le Pr Andrea Bruno et le Ministère afghan de l’Information et de la Culture.

 

La mission a abouti à la signature d’un accord commun signé par les trois chefs représentant les communautés locales de Djam, le Ministère afghan de l’Information et de la Culture, le Ministère afghan de la Réhabilitation rurale et du Développement, l’UNOPS, la Direction de l’Organisation pour la Réhabilitation de Djam et l’UNESCO. Toutes les parties prenantes ont reconnu que :

 

a)  Le problème posé par la construction de la route ne relève pas de la responsabilité de l’UNESCO. Cette dernière va cependant recommander au Ministère afghan de l’Information et de la Culture la reconstruction immédiate d’une passerelle au-dessus du Hari Rud afin de permettre aux villageois de passer de la vallée de Bedam à la vallée de Djam ;

 

b)  La consolidation et la restauration du monument doivent être traitées en priorité ;

 

c)  La sécurité des experts de l’UNESCO, ainsi que celle de tout l’équipement doit être assurée dans l’ensemble du secteur.

 

Vu le nombre de véhicules lourds qui traversent chaque jour le Hari Rud, il est proposé de construire un simple gué en plus de la passerelle. Cette solution permettrait de préserver l’intégrité visuelle du bien sans nécessiter de nouvelle construction de route aux abords du Minaret, permettant ainsi de ne pas augmenter sensiblement la circulation sur le site.

 

La mission UNESCO a constaté avec satisfaction la présence de plusieurs gardes chargés de la surveillance du site et payés par le Ministère afghan de l’Intérieur.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15A.21

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l’Etat partie d’être parvenu à une solution de compromis concernant la construction de la route au voisinage immédiat du Minaret de Djam ;

2. Demande à l’Etat partie de mettre en oeuvre les recommandations de la mission UNESCO de février 2004 comme suit :

a) d’accorder la priorité à la consolidation et à la restauration du Minaret de Djam,
b) de construire une autre passerelle sur le Hari Rud afin de permettre aux villageois de passer de la vallée de Bedam à la vallée de Djam,

3. Demande également à l’Etat partie, avec l’assistance du Centre du patrimoine mondial et des organisations consultatives, d’établir et de finaliser un plan de gestion du site, et également de renforcer la protection juridique du bien ;

4. Demande en outre à l’Etat partie de présenter au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2005, un rapport d’avancement concernant les recommandations susmentionnées, pour étude par le Comité à sa 29e session, en 2005 ;

5. Décide de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 28 COM 15C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l’examen des rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-04/28.COM/15A Rev),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :