1.         Parc national des Everglades (États-Unis d'Amérique) (N 76)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1993-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/76/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/76/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/76/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

L’Etat partie a fait le point, dans un courrier daté du 30 janvier 2004, sur la situation du Parc national des Everglades et a demandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

L’UICN a noté que le rapport donnait des informations récentes sur les dispositions spécifiques prises pour faire face aux menaces pesant sur les ressources et l’intégrité du Parc national des Everglades, menaces qui avaient été identifiées antérieurement, à savoir :

 

a)       les modifications du régime hydrologique et les effets du développement urbain à proximité, notamment la baisse des niveaux d’eau consécutive aux travaux de régulation des crues : la loi américaine de finance pour 2004 vient seulement d’être adoptée et l’allocation de fonds aux agences et à la gestion des programmes n’est pas encore faite. Des fonds sont octroyés au perfectionnement du plan complet de restauration des Everglades (Comprehensive Everglades Restoration Plan ou CERP) et à la mise en œuvre des premiers projets. En avril, deux projets CERP pour la restauration des Southern Golden Gate Estates et de l’Indian River Lagoon South devraient être soumis au Congrès pour autorisation finale. Le rapport indique que si tous les projets CERP sont menés à bien avec succès, le Parc national des Everglades et d’autres aires naturelles protégées de la Floride du Sud pourraient passer du statut de zones parmi les plus menacées du système des parcs nationaux à celui d’aires régénérées et uniques, dans une Floride du Sud prospère. Le rapport affirme que le rétablissement de la situation hydrologique est une condition préalable à toute régénération biologique, citant une espèce indicatrice, le bruant maritime du Cap Sable. Les comptage des bruants effectués depuis la saison de reproduction 2003 donnent un total estimé de 3 216 oiseaux, en légère progression par rapport à 2002 (2 704 oiseaux) et très proche du total de 3 264 enregistré en 2001. Mais le rapport exprime des inquiétudes à propos de cette espèce inscrite sur la liste fédérale des espèces menacées que l’on trouve dans des zones du Parc national des Everglades et de la Réserve nationale Big Cypress. Cette sous-population, jadis la plus importante, a diminué de plus de 90 %, mais est restée relativement constante ces trois dernières années avec environ 100 oiseaux. Le rapport note que depuis avril 2003, d’autres espèces menacées du Parc sont considérées soit comme stables en nombre, soit en déclin, soit de nombre indéterminé.

 

b)       Aggravation de la pollution par les nutriments résultant des activités agricoles : le rapport indique qu’en 2003, l’Etat de Floride a révisé sa loi « Everglades Forever ». Cette révision reporte de 2006 à 2116 le délai pour se conformer aux normes numériques de qualité de l’eau. La Commission de réglementation environnementale de l’Etat a adopté la norme obligatoire de 10 parties par milliard (ppb) de phosphore. En novembre 2003, la réglementation de la Commission concernant la concentration de l'eau en phosphore dans les Everglades a été contestée par plusieurs groupes d'intérêts devant un juge du droit administratif de Floride. Un accord a été trouvé sur l'un des points de litige. Le Département de protection environnementale de Floride a accepté les changements visant à faciliter l'entrée en vigueur de la norme de concentration de 10 ppb en phosphore, en prévoyant que la conformité de la qualité de l'eau des effluents en provenance de la zone agricole des Everglades sera mesurée à son entrée dans les Everglades et non au point de déversement. Le rapport indique que la «norme par défaut» de concentration en phosphore, soit 10 ppb, est entrée en vigueur le 1er janvier 2004 en vertu de la législation de la Floride et l’EPA (l’agence américaine de protection de l’environnement) doit maintenant approuver la nouvelle norme de qualité de l’eau.

 

c)       Impacts sur l’écologie de la baie de Floride : le rapport indique que grâce à la prévalence depuis 1994 en Floride du Sud de conditions climatiques dans l’ensemble plus humides, la baie de Floride a reçu relativement plus d’eau douce sous forme de pluies localisées, ainsi que grâce au drainage en provenance des zones plus septentrionales du Parc. Le résultat est une baisse générale de la salinité de l’eau et une moindre prolifération des algues. Cela semble indiquer que les efforts pour restaurer le régime hydrologique dans l’ensemble du Parc, quand ils seront opérationnels, devraient être une aide efficace pour rétablir l’équilibre écologique dans la baie de Floride. Le processus actuel de planification générale de la gestion prend en compte les inquiétudes concernant le nombre de plaisanciers dans la baie et leurs impacts sur la nature vierge benthique, notamment les cicatrices laissées par les hélices des bateaux qui s’échouent.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15A.11

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Prend note du rapport détaillé fourni par l’Etat partie et reconnaît les efforts déployés par celui-ci pour faire avancer les différents programmes de restauration et de conservation du bien ;

2. Approuve l’Etat partie pour sa coopération avec l’Etat de Floride et avec les autorités locales pour la mise au point d’un Plan de restauration d’ensemble des Everglades et de l’Everglades Forever Act (loi sur la préservation des Everglades), qui permettront tous deux de restaurer le réseau hydrologique naturel, de répondre aux besoins d’alimentation en eau et de lutte contre les inondations des municipalités adjacentes, et de réduire les taux de phosphore des reflux agricoles pour assurer le respect de la qualité de l’eau ;

3. Félicite l’Etat partie et ceux qui l’ont aidé des mesures de restauration des régimes hydrologiques, de réduction des taux de phosphore des reflux et de stabilisation des populations d’espèces menacées, et de l’allocation de 8,3 milliards de dollars pour accomplir ces tâches ;

4. Invite le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, en coopération avec l’Etat partie, de décrire les mesures et de définir les repères et indicateurs permettant de suivre l’avancement de la restauration du bien afin de faciliter les futures études du Comité concernant un possible retrait du bien de la liste du patrimoine mondial en péril ;

5. Demande à l’Etat partie de présenter un rapport actualisé sur l’avancement réalisé dans la restauration et la conservation du bien d’ici le 1er février 2005 pour étude par le Comité à sa 29e session en 2005 ;

6. Décide de maintenir le Parc national des Everglades sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 28 COM 15C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l’examen des rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-04/28.COM/15A Rev),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :