1.         Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) (C 135)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (i)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2012-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/135/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-1993)
Montant total approuvé : 76 800 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/135/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission de suivi en 2001

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Détérioration et destruction du tissu par des facteurs environnementaux, principalement l’érosion due à l’eau ; absence de politiques de gestion ; pressions du tourisme et du développement urbain incontrôlé (en particulier à Portobelo).

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/135/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Le 26 mars 2005, le Centre du patrimoine mondial a reçu des informations de l’État partie, complétées par des informations reçues le 11 avril 2005 du Fonds mondial des monuments (WMF) concernant l’étude Proyecto Piloto de Panama, financée et exécutée par le WMF et récemment soumise à l’Instituto Nacional de Cultura (INAC) de Panama. Le projet comporte trois phases :

première phase (exécutée) : analyse des menaces pesant sur Portobelo et San Lorenzo et identification des causes. L’étude conclut que le principal facteur constituant une menace pour le fort de San Lorenzo est le manque de système adéquat de drainage de l’eau, tandis qu’à Portobelo les principales menaces sont l’érosion par l’eau de mer et la pression urbaine ;

deuxième phase (exécutée) : sur la base de l’étude effectuée lors de la phase 1, un nouveau système de drainage de l’eau a été mis en place à San Lorenzo ;

troisième phase (en cours) : concentre les efforts de conservation sur le complexe de Portobelo. Cette phase comporte trois grands volets : 1) restauration, consolidation et rénovation du système de drainage de l’eau dans la forteresse de Portobelo ; 2) évaluation des besoins de la Fortaleza de Santiago ; 3) proposition pour la réhabilitation de la zone urbaine centrale de Portobelo.

Il ressort des rapports que les problèmes de pression du tourisme et du développement urbain incontrôlé sont dus à l’absence de plan de gestion complet pour le bien du patrimoine mondial. Plusieurs plans ont été élaborés mais n’ont apparemment pas été mis en œuvre, ou seulement en partie. Cet échec peut être attribué à un manque : de faisabilité des plans proposés ; d’approche intégrée entre les parties prenantes ; de cohérence avec les plans d’aménagement du territoire et municipaux ; de limites précises et de zones tampons des sites (la mission de suivi réactif effectuée en 2002 avait insisté sur la nécessité de définir des limites précises et des zones tampons qui prennent en compte non seulement tous les vestiges historiques et gisements souterrains, mais aussi l’intégrité visuelle qui met en évidence le placement stratégique de l’architecture dans le paysage).

L’ICOMOS se félicite de l’avancement des travaux de conservation à Portobelo et San Lorenzo, mais souligne dans le même temps la nécessité d’évaluer avec précision l’importance de l’ensemble du site du patrimoine mondial, ce qui devrait aboutir à un plan d’action global à long terme avec une ligne de conduite pour la recherche, la prévention, la conservation, le suivi, l’entretien et la présentation. L’ICOMOS souligne en outre que les propositions d’intervention futures doivent tenir compte des impacts possibles sur les valeurs, l’intégrité et l’authenticité des sites. Il ajoute également que les fortifications faisant l’objet de plusieurs activités simultanées de conservation et de restauration engagées par des entités différentes, il est nécessaire de coordonner les efforts afin d’éviter les doubles emplois.

Enfin, à propos de la pression croissante du tourisme, le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS considèrent que si l’augmentation de la fréquence des visites peut apporter des bénéfices économiques, elle exige aussi davantage de travaux d’archéologie et de conservation, accompagnés de mesures étendues de protection et, surtout, d’une présentation et interprétation appropriées de ce qui est visité. Ces mesures sont déterminantes pour la compréhension et la valorisation de San Lorenzo et Portobelo, eu égard à l’importance de leur patrimoine culturel, mais aussi naturel.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.94

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.118 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Prenant note des informations transmises par l'Etat partie du Panama sur l'avancement du projet de restauration « Proyecto Piloto de Panama: Portobelo-San Lorenzo »,

4. Renouvelle son invitation à l'Etat partie de soumettre une demande d'assistance internationale auprès du Fonds du patrimoine mondial pour soutenir en particulier l'élaboration de politiques de gestion du bien du patrimoine mondial ;

5. Demande à l'Etat partie de soumettre, d'ici le 1er février 2007, au Centre du patrimoine mondial un rapport d'avancement pour examen par le Comité à sa 31e session (2007).