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Etat de conservation (SOC)

Site maya de Copán (2005)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1979-1999)
Montant total approuvé : 226 513USD

1999   Emergency measures for the protection and reconstruction of the ...   43 975  USD
1998   Replacement of a protective canopy of the Hieroglyphic Stairway ...   5 000  USD
1997   Preparation of a Replica of the Hieroglyphic Stairway of the Maya ...   29 613  USD
1997   Scientific seminar on the preservation of the Hieroglyphic ...   8 800  USD
1990   Preservation of mural paintings recently discovered in Copan   7 000  USD
1983   Equipment, consultant services and support to training activities ...   46 000  USD
1982   Technical mission and equipment for Copan Ruins   24 050  USD
1982   Training activities foreseen in the management plan for Copan   28 950  USD
1982   Financial contribution to the preparation, publication and ...   3 125  USD
1982   2 specialists and equipment for Copan Ruins   20 000  USD
1979   Provision of one expert to prepare a technical co-operation ...   10 000  USD
Missions**

Mission de suivi en 1999

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Construction d’un aéroport dans la zone archéologique de Rio Amarillo, à 17 km de la zone principale du site du patrimoine mondial.

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

En juillet 2004, le Centre du patrimoine mondial a été informée par la Banque interaméricaine de développement d’un projet de construction d’un aéroport aux environs de Copan, dans le cadre du programme « Mundo Maya » qui vise à construire des infrastructures touristiques pour accueillir les visiteurs dans la région maya de l’Amérique centrale. Le Centre du patrimoine mondial s’est rendu en décembre 2004 sur les sites de La Estanzuela, Rio Amarillo et des Ruines de Copan pour informer le gouvernement du Honduras des inquiétudes du Comité à propos de la construction d’un aéroport à proximité du site. Dans le même but, une mission de suivi réactif de l’ICOMOS a été organisée sur le site du 13 au 20 mars 2005. Les missions ont indiqué que :

a) le terrain d’aviation de La Estanzuela (à deux km des ruines de Copan) continue d’être utilisé malgré la recommandation formulée par l’ICOMOS en 2003. 187 avions ont atterri en 2004 ;

b) la construction à proximité du site de Rio Amarillo (à 17 km des ruines de Copan) avait été fortement déconseillée en 2003 en raison de l’importance du site, qui est le second site archéologique exceptionnel de la vallée de Copan ;

c) le site de La Entrada (à 70 km des ruines de Copan) n’a pas été pris en compte par les autorités qui estiment qu’il n’y a pas assez d’attractions touristiques à proximité et que le projet pourrait donc ne pas être rentable – comme indiqué par le gouvernement – sur le plan commercial. Cependant, une à deux heures de transport par route est le trajet habituellement effectué par les visiteurs du Mundo Maya depuis ses principaux points d’entrée ;

d) de plus, il y a une piste d’atterrissage d’hélicoptères dans la zone principale du bien, utilisée principalement par le gouvernement. 23 hélicoptères y ont atterri en 2004.

Bien qu’une estimation des activités aéroportuaires prévues ait été demandée à plusieurs reprises, le gouvernement n’a fourni aucuns chiffres officiels. Le ministre du Tourisme a informé la mission du Centre du patrimoine mondial que le projet prévoyait l’utilisation d’avions de 50 passagers, mais aucune indication n’a été donnée concernant le nombre d’avions par jour.

Des collaborateurs de l’Instituto Hondureno de Antropologia e Historia (IHAH) ont effectué une étude dans la région de Rio Amarillo et ont clairement déclaré par jugement officiel n° 070-dia-2004 qu’en raison de l’importance des vestiges archéologiques ils recommandaient de chercher un autre endroit pour construire les infrastructures aéroportuaires.Le Centre du patrimoine mondial a attiré l’attention du Comité sur l’importance de la vallée de Copan, raison pour laquelle la loi nationale relative au patrimoine culturel prévoit une protection spéciale pour l’ensemble de la vallée. L’ICOMOS ajoute à cela que les sites de Piedras Negras, Rio Blanco et Rio Amarillo doivent être protégés en raison de leur valeur scientifique importante pour la compréhension générale du système culturel de Copan et de son rôle potentiel en tant qu’État.

S’agissant du terrain d’aviation de La Estanzuela et du projet d’infrastructures aéroportuaires de Rio Amarillo, les missions du Centre du patrimoine mondial et de l’ICOMOS ont conclu, en accord avec les recommandations faites par l’ICOMOS en 2003, que :

a) une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la zone des ruines de Copan doit être établie et strictement appliquée ;

b) les activités du terrain d’aviation de La Estanzuela doivent être arrêtées ;

c) les plans de construction des infrastructures aéroportuaires de Rio Amarillo doivent être réétudiés. Le projet met en péril la conservation et la mise en valeur d’importants vestiges archéologiques, déterminants pour la compréhension de Copan. Il créera également des problèmes d’environnement et portera atteinte à divers groupes sociaux et à leur qualité de vie. Il faut envisager d’autres sites pour cet investissement qui pourrait ne pas avoir une finalité uniquement touristique mais pourrait renforcer également les activités commerciales et industrielles de la région, mettant ainsi fin à l’isolement relatif de la partie occidentale du Honduras.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

29COM7B.90
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev et le projet de décision 29 COM 7B.90.Rev,

2. Rappelant la décision 27 COM 7B.93 adoptée à sa 27e session (UNESCO, 2003),

3. Prend note de la décision de l'Etat partie du Honduras de suspendre le fonctionnement de la piste d'atterrissage de La Estanzuela et de créer une réserve d'espace aérien au-dessus du parc archéologique de Copan ;

4. Encourage l'Etat partie à revoir les projets de construction d'infrastructures aéroportuaires à Rio Amarillo compte tenu de l'importance archéologique de la vallée de Copan, qui pourrait d'ailleurs être considérée comme une extension de l'actuel bien du patrimoine mondial, et d'envisager d'implanter cet aéroport à La Entrada (à 70 km du bien) ;

5. Demande à l'Etat partie, au cas où il déciderait de construire l'aéroport à Rio Amarillo, d'effectuer auparavant une étude d'impact sur l'environnement pour déterminer l'impact du projet sur les vestiges archéologiques et d'élaborer un plan d'utilisation publique détaillé pour le bien du patrimoine mondial afin de réduire tout effet négatif sur le bien de Copan pouvant résulter du développement prévisible du tourisme, et de soumettre ce plan au Centre du patrimoine mondial pour consultation ;

6. Demande en outre à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2006, un rapport d'avancement pour examen par le Comité à sa 30e session (Vilnius, 2006).

Projet de décision : 29 COM 7B.0

Le Comité du patrimoine mondial,

1.              Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2.              Rappelant la décision 27 COM 7B.93 adoptée à sa 27e session (UNESCO, 2003),

3.              Prend note des recommandations de l’UNESCO et de l’ICOMOS et demande instamment à l’État partie d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la zone principale du site du patrimoine mondial des ruines de Copan et de transférer la piste d’atterrissage d’hélicoptères à La Estanzuela, à distance de la plate-forme cérémonielle située en plein centre du site du patrimoine mondial ;

4.              Encourage l’État partie à revoir les projets de construction d’infrastructures aéroportuaires à Rio Amarillo compte tenu de l’importance archéologique de la vallée de Copan qui pourrait d’ailleurs être considérée comme une extension de l’actuel bien du patrimoine mondial, et d’envisager d’implanter cet aéroport à La Entrada (à 70 km du site) ;

5.              Demande à l’État partie, au cas où il déciderait de construire l’aéroport à Rio Amarillo, d’effectuer une étude d’impact sur l’environnement pour déterminer l’impact du projet sur les vestiges archéologiques et d’élaborer un plan d’utilisation publique détaillé pour le bien du patrimoine mondial afin de réduire tout effet négatif sur le site du patrimoine mondial des Ruines de Copan pouvant résulter du développement prévisible du tourisme, et de soumettre ce plan au Centre du patrimoine mondial pour consultation ;

6.              Demande en outre à l’État partie de soumettre d’ici le 1er février 2006 au Centre du patrimoine mondial un rapport d’avancement pour examen par le Comité à sa 30e session en 2006.

Site maya de Copán
Etat Partie :
Honduras
Date d'inscription : 1980
Fiches d'inscriptions (année) : 1979, 2011
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)(vi)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2009
2008
2007
2006
2005
2004
1993
Menaces*
  • Infrastructures de transport aérien
  • Autres menaces :


* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.