1.         Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (Géorgie) (C 710)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2010-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/710/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/710/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission de suivi réactif UNESCO / ICOMOS du 8 au 16 novembre 2003

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Importants travaux de reconstruction de la cathédrale de Bagrati ; nécessité de travaux intérieurs et extérieurs de conservation des monuments ; manque de coordination entre l’Église géorgienne et les autorités nationales.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/710/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

L’État partie a soumis le 1er février 2005 un rapport sur l’état de conservation du bien qui explique de façon très détaillée l’état actuel de chacun des monuments qui constituent le bien du patrimoine mondial.

Aucuns travaux de conservation ou de consolidation n’ont été effectués ces dix dernières années sur la cathédrale de Bagrati et son état physique s’est aggravé à cause du manque de soins. En 2003, le Centre pour la reconstruction du patrimoine architectural a produit un document intitulé « Le concept de protection scientifique de la cathédrale de Bagrati » avec l’aide financière de l’UNESCO, mais il n’existe pas de plan de gestion. Les facteurs préjudiciables au bien sont notamment les conditions climatiques rigoureuses, l’inefficacité du système de gestion, le manque de subventions et les interventions du clergé. Pour réaliser le document « Concept de protection scientifique de la cathédrale de Bagrati », plusieurs études ont été effectuées : étude géologique et sismique ; analyse de l’état physique de la cathédrale ; recherche sur les matériaux de construction ; études bibliographiques ; étude archéologique ; analyse de la méthodologie de reconstruction ; le concept de protection. Les éléments structurellement instables du monument ont été repertoriés, ainsi que les fragments  de peintures murales préservés.

En ce qui concerne le monastère de Ghélati, le rapport indique que deux interventions du clergé local ont modifié l’apparence du bâtiment de l’observatoire et de l’église Saint-Nicolas et qu’il n’existe pas de plan de gestion. Les facteurs portant atteinte au bien sont notamment les conditions climatiques rigoureuses, l’inefficacité du système de gestion, le manque de subventions et les interventions du clergé. De plus, une étude diagnostique des peintures murales de l’église de la Vierge Marie a été effectuée par le Fonds culturel et artistique de la Géorgie. Elle englobe l’étude des archives, l’état des fresques, une étude géologique de la région, l’étude de la teneur en humidité et des recherches en laboratoire (analyse chimique et biologique). L’état du soubassement des murs, des sols et du plâtre a été analysé. Il faut s’occuper de la clôture qui est en mauvais état.

Le rapport sur l’état de conservation du bien soumis par l’État partie ne mentionne pas explicitement le projet de travaux majeurs de reconstruction de la cathédrale de Bagrati évoqué lors de la session précédente du Comité du patrimoine mondial. Le Centre du patrimoine mondial est en contact avec l’État partie pour obtenir des éclaircissements à ce sujet. 

Ce rapport montre que l’État partie est parfaitement conscient de l’état de ces deux biens du patrimoine mondial. Mais aucune mesure efficace à long terme n’a été prise par les services de conservation géorgiens pour s’attaquer aux sérieux problèmes auxquels sont confrontés ces monuments. Il n’y a pas de plan de gestion pour les ensembles de Bagrati et Ghélati et le schéma directeur de l’UNESCO et du PNUD-SPPD pour le patrimoine et le tourisme à Mtskheta n’a pas encore été traduit en géorgien. En ce qui concerne les problèmes de financement, l’État partie doit être encouragé à prendre des initiatives avec l’aide d’organismes bailleurs de fonds internationaux afin de répondre à la nécessité impérative et prioritaire de protection et de conservation des monuments.

De graves problèmes résultent de l’actuel cadre juridique qui régit les monuments en Géorgie, en particulier les dispositions qui ont trait à la propriété et à la gestion des monuments religieux. S’y ajoute l’absence de contrôle rigoureux et efficace des monuments et des sites archéologiques à tous les échelons administratifs. Il est clair, cependant, que si la propriété des monuments ecclésiastiques en Géorgie est attribuée constitutionnellement à l’Église orthodoxe géorgienne, la gestion de ces monuments est la responsabilité de l’État. Par conséquent, les autorités nationales doivent assumer la responsabilité permanente de la préservation et de la protection des monuments religieux, ainsi que des édifices historiques et des sites archéologiques, et qu’elles doivent intervenir à temps pour prévenir toute intervention destructive et toute activité de reconstruction. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.75

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.93 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Encourage l'Etat partie de la Géorgie à prendre des mesures appropriées, y compris en ce qui concerne la collecte de fonds, pour faire face aux problèmes de conservation mis en évidence dans le rapport sur l'état de conservation du bien ;

4. Demande à l'Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2007, un rapport actualisé pour examen par le Comité à sa 31e session (2007).