1.         Ville de Luang Prabang (République démocratique populaire lao) (C 479bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1998)
Montant total approuvé : 92 242 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission UNESCO (15-22 février 2005)

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence d’application du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de Luang Prabang et constructions illégales ; travaux publics (modernisation du réseau routier et drainage) qui pourraient avoir des incidences sur les valeurs patrimoniales. 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Aucune nouvelle information n’a été reçue de l’Etat partie.

Dès réception d’informations, fin 2004, sur la démolition sans autorisation du marché de Talat Dara – le principal marché couvert situé dans un endroit stratégique du centre historique de la zone de conservation – l’UNESCO a écrit à l’Etat partie en demandant que l’on respecte les procédures administratives figurant dans le plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), notamment la délivrance de permis de construire et de démolir par la Maison du Patrimoine, ainsi que l’accord de l’Autorité administrative de l’aménagement urbain (AAAU). Bien qu’un tiers des bâtiments de ce marché des années cinquante ait déjà été démoli, une intervention du Ministre de la Culture a permis de sauver le reste des bâtiments. Le Ministre de la Culture et le vice-Gouverneur de Luang Prabang ont assuré à l’UNESCO, lors de sa mission de février 2005, que la rénovation du marché s’effectuerait conformément au PSMV.

L’exécution longuement attendue de la décision judiciaire de démolition d’une maison construite en violation flagrante du PSMV – avec falsification du permis de construire et destruction d’un édifice classé – a finalement eu lieu en février 2005, lors de la mission commune UNESCO-Chinon-Agence française de développement (AFD).

Le plan d’extension de la ville et le schéma cohérent d’aménagement du territoire (SCOT), destiné à limiter la pression des aménagements sur la zone historique centrale du site, ont été approuvés par le Comité interdépartemental du patrimoine local et le Ministre de la Culture, en tant que président du Comité national interministériel du patrimoine. Le SCOT, établi avec l’appui financier de l’AFD, a défini les besoins généraux en matière de nouvelle infrastructure, aires de protection de la nature et terrains agricoles urbains. Le gouvernement, avec l’appui de l’UNESCO, a demandé une subvention à l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) pour financer une étude de faisabilité sur la modernisation du réseau routier et la création d’une déviation autour de Luang Prabang afin de structurer l’aménagement cohérent du territoire. Avec l’aide de l’UNESCO, de la Ville de Chinon et de la Région Centre de France – partenaires de Luang Prabang depuis dix ans, l’Etat partie a entrepris un nouveau projet financé par l’UE (750.000 euros) sur la protection et l’aménagement de l’agriculture urbaine et périurbaine, et un autre sur la protection du réseau hydrographique et des zones humides, dont le financement est approuvé par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM). Ces deux projets vont épauler la conservation et le développement local.

Les préparatifs de création d’un Parc naturel régional du Bassin de la rivière Nam Khan, qui inclura l’aire de patrimoine mondial de Luang Prabang et une partie d’une aire nationale de protection de la biodiversité (NBCA), sont également engagés avec l’aide de la Région Centre et de l’UNESCO. Il est prévu de réaliser au dernier trimestre 2005 une étude commune UNESCO/WWF d’évaluation rapide du bien pour envisager un classement potentiel comme Réserve de biosphère, dans le cadre du programme « l’Homme et la biosphère » (MAB). L’UNESCO et l’Institut de Technologie de Tokyo soutiennent le projet « Kiosque des connaissances sur le patrimoine », qui prévoit d’installer des bases de données/sites Internet et centres d’accès Internet pour les touristes et les communautés locales dans la zone protégée en tant que patrimoine mondial et dans la future réserve de biosphère dans le cadre du MAB. L’Etat partie a approuvé une révision de la législation sur le patrimoine national pour autoriser le prélèvement d’une taxe pour le patrimoine. Cette taxe, payée par les touristes utilisant le système du « laissez-passer du patrimoine », sert à financer la conservation. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.60

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.60, adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Reconnaissant l'importance de la dimension territoriale de la conservation du patrimoine et du développement fondé sur le patrimoine, comme l'explique le Schéma de cohérence territoriale (SCOT), notamment pour diminuer la pression du développement sur le bien du patrimoine mondial,

4. Réaffirmant cependant sa préoccupation quant à la capacité des autorités nationales et locales de continuer à faire appliquer des mesures de protection durable du patrimoine, et en particulier de maintenir la fonction essentielle de la Maison du Patrimoine, sans dépendre d'une aide extérieure,

5. Encourage l'Etat partie de la République démocratique populaire lao à rechercher des mesures nationales permettant de réunir des fonds pour la conservation ;

6. Demande à l'Etat partie de rendre compte régulièrement au Centre du patrimoine mondial de l'avancement réalisé dans la mise en oeuvre du « Plan de sauvegarde et de mise en valeur » et du SCOT, ainsi que dans la résolution d'autres problèmes de conservation dans la zone centrale protégée.