Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,
2. Rappelant la décision 35 COM 7B.112, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),
3. Exprime sa grande préoccupation devant la dégradation du panorama le long du fleuve Dniepr et devant le fait que la construction en cours de bâtiments de grande hauteur pourrait affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
4. Réitère sa demande à l’État partie d’imposer un moratoire sur tous les bâtiments de grande hauteur, de mettre en œuvre, en coordination avec l’administration municipale, toutes les mesures nécessaires pour réduire leurs effets dommageables en modifiant les projets et en ramenant les élévations construites à une hauteur appropriée, et d’entreprendre enfin une étude sur le paysage monastique général du fleuve pour servir de base à toute planification et évaluation d’impact ;
5. Considère que le manque de mécanismes de protection et de planification qui permettraient aux autorités nationales d’exercer un contrôle sur le bien constitue une menace potentielle pour la Valeur universelle exceptionnelle du bien et prie l’État partie de renforcer les mécanismes de protection et de planification de manière urgente, de définir une zone urbaine historique protégée pour le centre de Kyiv et d’élaborer des plans de zones spéciales pour le bien, sa zone tampon et son cadre, sur la base d’une analyse minutieuse des vues, des types et du tissu urbains importants, et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2013, pour examen ;
6. Exprime également sa profonde inquiétude quant à l’absence persistante de système de gestion et de mécanismes de coordination définis pour la gestion du bien, et prie également l’État partie de mettre en place un système de gestion unifié pour le bien ;
7. Regrette qu’aucune information adéquate sur ces projets de développement ni sur le statut de leur approbation n’ait été donnée par l’État partie avant que ne débutent les travaux de construction, conformément au paragraphe 172 des Orientations et comme précédemment demandé et prie par ailleurs l’État partie de veiller à ce que les principaux projets fassent l’objet d’évaluations d’impact adéquates conformes aux orientations de l’ICOMOS en matière d’évaluation d’impact sur le patrimoine pour les biens culturels du patrimoine mondial et soient par la suite présentés au Comité avant que toute décision irréversible ne soit prise ;
8. Invite l’État partie à envisager la création d’une commission spéciale, incluant des représentants des autorités nationales, de l’administration municipale ainsi que les gestionnaires de sites du bien et autres parties prenantes concernées, et à examiner l’ensemble des principaux projets de développement et les contrôles et politiques de planification proposés susceptibles d’avoir un impact dommageable sur la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
9. Note l’étude pluridisciplinaire effectuée sur les grottes varègues et réitère également sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial les détails du plan de réhabilitation proposé pour les grottes ;
10. Demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien qui discutera, au plus haut niveau de décision, de l’élaboration d’une stratégie nationale pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial en Ukraine, incluant tous les problèmes sensibles concernant la protection du paysage urbain historique de la ville de Kyiv ;
11. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné les documents WHC-12/36.COM/8B et WHC-12/36.COM/INF.8B1,
2. Diffère l’examen de la proposition d’inscription de Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et laure de Kievo Petchersk pour inclure les églises Saint-Cyril et Saint André, Ukraine, sur la Liste du patrimoine mondial afin de permettre à l’État partie, avec l’aide de l’ICOMOS et du Centre du patrimoine mondial, si nécessaire, de :
a) clarifier la situation des limites du bien de l’église Saint-Cyril,
b) envisager de créer une zone tampon au nord-est de l’église Saint-André, sur la pente de la colline en contrebas de l’édifice,
c) confirmer que le droit de propriété du bien étendu a été transmis en 2011 au ministère de la Culture,
d) confirmer que la tutelle ministérielle s’exerçant sur l’entité en charge du bien étendu, l’Aire de conservation de Sainte-Sophie, a bien été transmise en 2011 au ministère de la Culture,
e) indiquer clairement les protections légales en vigueur et le système de gestion en charge de l’appliquer, et y faire figurer la planification de la conservation,
f) pour mettre fin à l’absence de régulation des travaux de construction dans la zone tampon, garantir par la nouvelle Loi en préparation sur la réglementation de l’urbanisme que tout projet au sein de la zone tampon sera examiné par le ministère de la Culture, avec la possibilité d’un avis suspensif en cas de menace sur la valeur environnementale et paysagère des biens,
g) mettre en place un plan de gestion unifié pour l’ensemble du bien étendu, les zones tampons et la protection paysagère de Kiev métropole orthodoxe,
h) arrêter le projet de reconstruction d’un clocher à l’église Saint-Cyril,
i) appliquer sans délai un moratoire à la restructuration de la rue Andréevskii Spusk, le long de l’église Saint-André, en vue d’en mieux maîtriser les impacts visuels sur le bien ;
3. Considère que toute proposition d’inscription révisée devra être étudiée par une mission qui se rendra sur le site ;
4. Recommande que l’État partie prenne en considération les points suivants :
a) poursuivre les efforts de connaissance et de suivi de l’instabilité des sols pour les deux églises,
b) confirmer les possibilités d’une intervention rapide de secours appropriés en cas d’incendie à l’église Saint-Cyril,
c) régler la question de l’usage abondant des cierges et des bougies qui noircissent et dégradent les éléments peints et décorés, par ailleurs fragiles,
d) réguler la circulation automobile et le stationnement dans le périmètre de l’église Saint-André,
e) améliorer l’accueil des touristes à l’extérieur de ces deux biens, notamment à l’église Saint-André où la qualité environnementale de l’église est menacée (baraques, stationnement…),
f) veiller à associer à l’autorité transversale de l’Aire nationale de protection de Sainte-Sophie les autres partenaires de la gestion, églises orthodoxes et municipalité de Kiev notamment, ainsi que la population.
Projet de décision : 36 COM 7B.90
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,
2. Rappelant la décision 35COM 7B.112, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),
3. Exprime sa grande préoccupation devant la dégradation du panorama le long du fleuve Dniepr et devant le fait que la construction en cours de bâtiments de grande hauteur pourrait affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
4. Réitère sa demande à l’État partie d’imposer un moratoire sur tous les bâtiments de grande hauteur, de mettre en œuvre, en coordination avec l’administration municipale, toutes les mesures nécessaires pour réduire leurs effets dommageables en modifiant les projets et en ramenant les élévations construites à une hauteur appropriée, et d’entreprendre enfin une étude sur le paysage monastique général du fleuve pour servir de base à toute planification et évaluation d’impact ;
5. Considère que le manque de mécanismes de protection et de planification qui permettraient aux autorités nationales d’exercer un contrôle sur le bien constitue une menace potentielle pour la Valeur universelle exceptionnelle du bien et prie l’État partie de renforcer les mécanismes de protection et de planification de manière urgente, de définir une zone urbaine historique protégée pour le centre de Kyiv et d’élaborer des plans de zones spéciales pour le bien, sa zone tampon et son cadre, sur la base d’une analyse minutieuse des vues, des types et du tissu urbains importants, et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2013, pour examen ;
6. Exprime également sa profonde inquiétude quant à l’absence persistante de système de gestion et de mécanismes de coordination définis pour la gestion du bien, et prie également l’État partie de mettre en place un système de gestion unifié pour le bien ;
7. Regrette qu’aucune information adéquate sur ces projets de développement ni sur le statut de leur approbation n’ait été donnée par l’État partie avant que ne débutent les travaux de construction, conformément au paragraphe 172 des Orientations et comme précédemment demandé et prie par ailleurs l’État partie de veiller à ce que les principaux projets fassent l’objet d’évaluations d’impact adéquates conformes aux orientations de l’ICOMOS en matière d’évaluation d’impact sur le patrimoine pour les biens culturels du patrimoine mondial et soient par la suite présentés au Comité avant que toute décision irréversible ne soit prise ;
8. Invite l’État partie à envisager la création d’une commission spéciale, incluant des représentants des autorités nationales, de l’administration municipale ainsi que les gestionnaires de sites du bien et autres parties prenantes concernées, et à examiner l’ensemble des principaux projets de développement et les contrôles et politiques de planification proposés susceptibles d’avoir un impact dommageable sur la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
9. Note l’étude pluridisciplinaire effectuée sur les grottes varègues et réitère également sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial les détails du plan de réhabilitation proposé pour les grottes ;
10. Demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien qui discutera, au plus haut niveau de décision, de l’élaboration d’une stratégie nationale pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial en Ukraine, incluant tous les problèmes sensibles concernant la protection du paysage urbain historique de la ville de Kyiv ;
11. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013, en vue d’envisager, en l’absence de progrès substantiels, l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.