1.         Parc national d'Iguaçu (Brésil) (N 355)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1999-2001

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/355/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/355/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission UNESCO/UICN, mars 1999 ; mission UNESCO/UICN, mars 2005.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Construction illégale de routes ; manque de coopération transfrontalière ; trafic aérien excessif.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/355/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Lors de sa 25e session (Helsinki, 2001), le Comité a retiré le parc national d’Iguaçu de la Liste du patrimoine mondial en péril après que l’Etat partie ait pris les mesures nécessaires pour fermer une route illégale (Estrado do Colono) qui traversait le parc. Le Comité a demandé une mission conjointe UNESCO/UICN pour 2002-2003. Cette mission UNESCO/UICN a été retardée pour diverses raisons et a finalement eu lieu fin mars 2005.

La mission rapporte des améliorations majeures dans les relations entre les autorités du parc national et les communautés environnantes. Un certain nombre d’initiatives coordonnées entre le personnel du parc et les communautés, en matière d’éducation à l’environnement, de tourisme durable et de produits organiques, sont en cours. De plus, certains membres de la communauté ont été impliqués et ont participé à la mise en œuvre des éléments clés du plan de gestion.

La mission a confirmé au cours de sa visite à Estrada do Colono que la route reste fermée, et que la végétation commence à pousser sur son trajet. La réintroduction des plantes et arbres natifs est visible ; toutefois, la politique actuelle du parc est de laisser la régénération naturelle de la forêt suivre son cours. La mission a également noté l’existence d’une collaboration croissante entre les autorités brésiliennes et argentines, en particulier dans le domaine de l’utilisation par le public, du contrôle et de l’application des lois, de la recherche et de l’éducation à l’environnement.

Malgré les progrès accomplis, le rapport note que les problèmes de communauté et de perception sont encore à résoudre. On espère que la prochaine révision du plan de gestion du parc renforcera la participation communautaire. Le rapport a noté que les questions suivantes restent à résoudre :

a)  les hélicoptères restent source de conflit, mais atténué car ils ne décollent plus et n’atterrissent plus à l’intérieur du parc ;

b)  la chasse – dont l’objectif principal est commercial, avec un marché réduit mais local pour le gibier sauvage dans la zone entourant le parc au nord ;

c)  la récolte illégale de cœurs de palmiers essentiellement dans les zones au sud du parc et ;

d)  les plans d’un nouveau barrage hydroélectrique sur l’Iguaçu, nommé barrage « Baixo Iguaçu ». Le terrain proposé pour ce barrage ne se trouve qu’à 500 mètres de la limite Est du parc. Son impact potentiel est élevé, et c’est un sujet de grande inquiétude, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure ces plans sont pris au sérieux.

La mission a noté que l’inscription du parc au patrimoine mondial n’est pas totalement comprise et que des travaux complémentaires de communication et de promotion sont nécessaires pour expliquer les caractéristiques exceptionnelles de ce bien du patrimoine mondial et les responsabilités associées à cette inscription. Le risque d’un autre conflit violent affectant le bien est aujourd’hui très réduit mais les tensions subsistent. Les travaux actuels du personnel du parc national doivent être maintenus et renforcés. Il existe des contraintes de financement significatives, qui sont un souci et doivent être résolues. Une demande d’assistance internationale à des fins promotionnelles pourrait être envisagée par l’Etat partie.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.28

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.32 adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Exprime sa satisfaction devant le progrès accompli par l’Etat partie du Brésil sur l’état de conservation du bien du patrimoine mondial et pour la préservation des valeurs qui ont conduit à l’inscription de ce bien ; mais aussi pour les progrès accomplis dans la coopération inter-agences et la coopération internationale avec les autorités argentines ;

4. Félicite l’Etat partie pour sa coopération avec les communautés environnantes, notant que des progrès significatifs ont été effectués dans l’établissement de partenariats utiles avec différents partenaires ;

5. Note avec inquiétude le besoin d’un financement soutenu de ce bien, en particulier en liaison avec les programmes en cours avec les communautés, et encourage l’Etat partie à demander une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial et un financement extrabudgétaire pour résoudre ces problèmes ;

6. Note également avec inquiétude l’existence de plans pour le développement d’un barrage hydroélectrique ayant des impacts potentiels significatifs sur le bien du patrimoine mondial, et prie instamment l’Etat partie à faire rapport sur ses intentions en ce qui concerne le barrage et les projets hydroélectriques dans la région ;

7. Demande que l’Etat partie continue à fournir des informations à jour sur l’état de conservation du bien et qu’il soumette un rapport au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, pour examen par le Comité lors de sa 30e session (Vilnius, 2006).