1.         Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (Indonésie) (N 1167)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2011-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1167/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2005-2005)
Montant total approuvé : 66 600 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1167/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Construction de routes ; coupes de bois illégales; braconnage de gros animaux ; envahissement par l’agriculture et la colonisation ; activités minières.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1167/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Le 26 décembre 2004, le tsunami de l’océan Indien a frappé l’île de Sumatra avec des effets dévastateurs, en particulier à Banda Aceh qui a subi des pertes humaines massives et la destruction complète de ses infrastructures. D’autres séismes ont affecté cette île depuis lors. Les rapports préliminaires reçus par le Secrétariat indiquent que les ressources naturelles du bien du patrimoine mondial n’ont pas été affectées, même si, malheureusement, plusieurs membres du personnel de l’unité de conservation de la nature sont portés disparus et si l’infrastructure du parc national de Gunung Leuser (GLNP) a subi des dommages considérables. Le bureau de l’unité de conservation de la nature de Banda Aceh a disparu et les bureaux de Tapak Tuan ont été endommagés. L’impact de cette catastrophe naturelle sur les zones côtières du parc national de Gunung Leuser restent à évaluer. Les inquiétudes montent en ce qui concerne la reconstruction d’Aceh car les forêts de ce bien offrent potentiellement la source de bois la plus facile, la plus rapide et la moins coûteuse pour les besoins futurs de développement et de logement. La catastrophe naturelle rend certainement plus difficiles les travaux de conservation sur le terrain du GLNP et des zones protégées environnantes. L’UICN a toutefois été informé que le nouveau président de l’Indonésie et son ministre des Forêts accordent une très haute priorité au problème des abattages de bois illégaux dans tout le pays.

Dans une lettre en date du 24 janvier 2005, le Centre du patrimoine mondial a offert son assistance aux autorités indonésiennes et leur a demandé de fournir toute information ultérieure concernant l’état de conservation du bien. L’UNESCO a aussi proposé d’envoyer une mission pour évaluer les dommages causés par le séisme et le tsunami et identifier les besoins urgents de réhabilitation du bien.

En réponse, le ministère des Forêts d’Indonésie a fourni le 14 avril 2005 une demande d’assistance internationale au Secrétariat, demandant une assistance d’urgence du Fonds du patrimoine mondial pour restaurer et améliorer les capacités de gestion de base du parc national de Gunung Leuser et des unités de conservation situées à Banda Aceh et Tapak Tuan. Les principaux éléments de ce projet comprennent le développement de ressources humaines, l’infrastructure et l’équipement, l’évaluation de l’impact et de la gestion et en particulier la surveillance du site. Cette requête a été transmise à l’UICN pour examen et commentaire.

Au moment de la préparation du présent document, seul le résumé fourni dans la demande d’assistance internationale est disponible et l’Etat partie n’a pas soumis de rapport sur l’état de conservation et de plan d’action d’urgence pour résoudre les problèmes soulevés par le Comité dans la décision adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004).

Etant donné les circonstances extrêmement difficiles depuis le 26 décembre 2004, il n’est pas étonnant qu’aucun rapport n’ait été reçu. Le Secrétariat et l’UICN ont exprimé à l’Etat partie et aux populations directement affectées par cette catastrophe naturelle leur profonde sympathie pour les pertes humaines et la destruction des infrastructures sur l’île de Sumatra.

L’UNESCO et l’UICN ont mis en place des groupes de travail Tsunami qui apportent soutien technique et expertise en relation avec la gestion de l’environnement aux pays affectés par cette catastrophe naturelle.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.9

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 14B.5, adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Exprime sa profonde sympathie à l’Etat partie de l’Indonésie et aux populations directement affectées par cette catastrophe naturelle, pour les pertes humaines et les dommages aux infrastructures provoquées par le tsunami de l’océan Indien le 26 décembre 2004 et les séismes ultérieurs ;

4. Encourage le Centre du patrimoine mondial et l’UICN à assister l’Etat partie dans la préparation du plan d’action d’urgence pour le bien, comme demandé lors de la 28e session du Comité (Suzhou, 2004) ;

5. Demande au Centre du patrimoine mondial, à l’UICN et aux autres partenaires internationaux de soutenir la remise en état des capacités fondamentales de gestion sur le bien en apportant une assistance internationale appropriée, en collaboration avec les autorités nationales compétentes ;

6. Prie instamment l’Etat partie d’assurer que la réhabilitation postérieure au tsunami et les activités de construction d’infrastructures à Sumatra n’aient pas d’effets négatifs sur l’intégrité du bien ;

7. Demande à l’Etat partie d’inviter une mission commune du Centre du patrimoine mondial et des secteurs concernés de l’UNESCO avec l’assistance de l’UICN à évaluer les dommages causés par le tremblement de terre et le tsunami et de définir les besoins urgents de réhabilitation du bien ;

8. Demande en outre au Centre du patrimoine mondial de présenter, avant le 1er  février 2006, au nom de l’Etat partie, un rapport sur l’état de conservation du, au nom de l’Etat partie, un rapport sur l’état de conservation du bien, y compris sur l’impact du tsunami et des tremblements de terre, ainsi que le plan d’action d’urgence requis et la description des menaces pour la conservation du bien, pour examen par le Comité lors de sa 30e session (Vilnius, 2006).