1.         Réserve de faune du Dja (Cameroun) (N 407)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/407/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-1997)
Montant total approuvé : 84 700 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/407/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission de l’UNESCO 23-26 mars 1998 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de suivi de la mise en œuvre du plan de gestion

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/407/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

En novembre 2004, la Délégation Européenne et la Coopération française au Cameroun, ont porté à la connaissance de l’UNESCO, de l’existence d’activités industrielles à proximité du bien. D’après les informations communiquées, la société américaine GEOVIC s’est vue attribuée 6950 hectares de terrain à 50 km de la réserve, afin de mener des activités minières industrielles sur un gisement latéritique de cobalt-nickel. D’après l’accord qui aurait été établi, ladite zone devrait être étendue de 40 hectares en moyenne par an et pendant un certain nombre d’années. En outre, un Groupement d’intérêt économique aurait obtenu une superficie importante, dans la zone tampon, pour des exploitations agricoles industrielles.

Au moment de la préparation de ce document, le Centre du patrimoine mondial n’avait toujours pas reçu de transmission officielle du rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par le Comité lors de sa 28e session (Suzhou, 2004). Néanmoins, la version définitive de ce rapport, soumise aux autorités nationales pour validation, lui a été communiquée. Ce document fait état d’une augmentation de menaces dues à la chasse commerciale et confirme une intensification des activités industrielles sur la périphérie du bien du patrimoine mondial. Ledit document signale également que malgré la validation du plan de gestion de la Réserve de faune du Dja lors du séminaire national de janvier 2004, l’arrêté ministériel devant le rendre effectif n’a toujours pas été signé. Il faut noter également que depuis novembre 2004, l’ancien ministère de l’environnement et des forêts qui avait la responsabilité de la gestion du bien du patrimoine mondial a été scindé en deux ministères : le ministère des forêts et de la faune, et le ministère de la protection de la nature. Le Centre du patrimoine mondial n’a toujours pas été informé officiellement du ministère désormais responsable de la Réserve de faune du Dja. Cette incertitude pourrait à très court-terme avoir des conséquences sérieuses sur la gestion du bien si les clarifications n’étaient pas apportées.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev ;

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.2 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Regrette que l’Etat partie n’ait toujours pas soumis de rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par la décision 28 COM 15B.2 adopté lors de la 28e session du Comité (Suzhou, 2004) ;

4. Invite l’Etat partie à signer l’arrêté ministériel nécessaire à la mise en oeuvre du plan de gestion et à communiquer au Centre du patrimoine mondial les coordonnées de l’institution en charge de la protection et de la gestion du bien du patrimoine mondial ;

5. Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN d’organiser une mission conjointe UNESCO/UICN sur le bien, destinée à évaluer l’état de conservation de la Réserve de faune du Dja, les menaces dues à la chasse commerciale et vérifier l’existence d’activités industrielles sur la périphérie du bien du patrimoine mondial ;

6. Demande en outre à l’UICN et au Centre du patrimoine mondial de présenter un rapport sur les résultats de la mission, avant le 1er février 2006 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006).