1.         Ensemble monumental de Hampi (Inde) (C 241bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1999-2006

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/241/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2003)
Montant total approuvé : 92 370 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/241/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission d’experts UNESCO (juin 2004)

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de mécanisme de gestion ; absence de réglementation de construction et d’utilisation des terrains ; pauvreté rurale ; pression du développement touristique.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/241/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Le Centre du patrimoine mondial a reçu de l’Etat partie un rapport d’avancement le 29 janvier 2005.

Suivant les recommandations des missions d’experts UNESCO de 2002 et 2003, la construction du pont suspendu d’Anegundi, qui avait provoqué l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril, a été arrêtée. À la fin de 2004, l’Etat partie avait apparemment achevé la déviation routière empêchant le passage d’un trafic lourd dans la zone principale du site, ce qui avait été indiqué par le Comité comme condition préalable pour la reprise des travaux du pont. À l’heure actuelle, l’Etat partie prépare les réglementations de circulation et les plans finals pour le débouché du pont et la mise en place de barrières pour détourner le trafic lourd de la zone principale du site, comme le Centre du patrimoine mondial l’a demandé pour autoriser l’achèvement du pont. Une autre passerelle piétonne a été démontée en 2004.

La préparation d’un plan intégré de gestion du site est en cours, avec le soutien du Fonds du patrimoine mondial. L’Etat partie s’est efforcé d’établir un dialogue sérieux avec les partenaires à tous les niveaux, et notamment lors du premier atelier des partenaires tenu en juin 2004 avec l’assistance du Centre du patrimoine mondial, qui a mis en lumière les aperçus significatifs concernant les valeurs de cet important paysage culturel et les exigences de gestion à long terme. Un document contenant un projet de plan de gestion, préparé par l’Ecole de planification et d’architecture de l’Université de New Delhi, a été reçu par le Centre dans le cadre de son contrat avec Archaeological Survey of India. Le Centre a fourni ses commentaires par lettre en date du 11 avril 2005.

Ces commentaires attirent l’attention de l’Etat partie sur la nécessité de réorienter la portée et la structure du plan de gestion, actuellement conçu comme une étude de la gestion idéale possible de ce bien plutôt que comme une description d’un système réel mis en œuvre sur le terrain. À cet égard, l’ICOMOS a souligné en particulier la nécessité que tout plan de gestion soit développé en étroite consultation avec l’autorité chargée de sa mise en application et a rappelé qu’une distinction claire doit être établie entre les opérations que l’autorité de gestion nommée peut mettre en place, surveiller et contrôler et le système général de gestion (y compris les cadres juridiques et de planification), au sein duquel l’autorité de gestion fonctionne. En fait, il apparaît que pour Hampi cette autorité (autorité de gestion de la zone du patrimoine mondial de Hampi) n’a été établie juridiquement qu’en mars 2005 et ne semble pas avoir pris part à l’élaboration du projet de plan de gestion.

Les commentaires de l’ICOMOS précisent également qu’un plan de gestion doit assurer une protection appropriée des valeurs de patrimoine mondial reconnues au moment de l’inscription d’un bien et recommandent que toute modification de l’évaluation d’un bien (valeur de paysage culturel, réévaluation des critères, nouvelle déclaration de valeur universelle exceptionnelle, redéfinition des limites, etc.) soit présentée par l’Etat partie pour examen par les Organisations consultatives et le Comité du patrimoine mondial à la première occasion.

Dans le cadre du projet réalisé avec le financement du Fonds du patrimoine mondial, une réunion d’étude sera organisée à Hampi vers la fin juillet 2005. Elle fournira une excellente occasion de discuter les points ci-dessus et de faire progresser la préparation d’un plan de gestion effectif pour ce bien. De plus, une mission technique d’experts UNESCO est prévue pour fin mai 2005 afin d’entreprendre, en coopération avec l’Etat partie et l’équipe du plan de gestion, un renforcement des capacités techniques des experts locaux quant à la méthodologie de l’inventaire du patrimoine et du développement des réglementations de construction.

La construction d’un vaste ensemble commercial et d’un nœud de circulation adjacent à la zone principale du site a aussi été arrêtée depuis juin 2004 à la suite des recommandations d’une mission UNESCO. Le Centre du patrimoine mondial a été en étroite correspondance avec l’Etat partie dans ses efforts pour réviser le plan de cette opération et minimiser son impact sur l’intégrité du paysage. L’Etat partie a effectivement modifié le plan et soumis une version révisée moins envahissante de l’ensemble, ramené à environ 50% de sa taille originale. En même temps, l’Etat partie a demandé le consentement du Centre pour la reprise des travaux, compte tenu de la nécessité d’alléger les pressions liées aux activités commerciales proches du temple et d’empêcher la circulation de pénétrer dans la zone principale du site, ainsi que des engagements juridiques et financiers pris par le contractant chargé du projet.

Tout en reconnaissant les grands efforts accomplis par l’Etat partie pour répondre aux critiques sur sa proposition d’ensemble commercial, l’ICOMOS estime que ce projet ne devrait pas reprendre avant que le plan de gestion ne soit achevé et que l’intégration du projet dans les clauses du plan final ne soit complètement et correctement évaluée. En fait, l’achèvement du plan de gestion et l’établissement d’un contrôle effectif sur le développement au sein du site doit être considéré comme le point de référence pour mesurer les progrès accomplis par l’Etat partie dans la suppression des menaces potentielles ayant justifié l’inscription de ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7A.22

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15A.24, adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l’Etat partie de l’Inde pour les efforts considérables accomplis en réponse aux recommandations des diverses missions de l’UNESCO et aux avis fournis par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et notamment pour avoir créé une autorité de gestion du bien ;

4. Demande à l’Etat partie de soumettre à l’examen du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives la documentation requise pour la reprise de la construction du pont d’Anegundi, notamment les réglementations de circulation sur la déviation routière et la mise en place de barrières à la circulation empêchant les véhicules lourds de pénétrer dans la zone centrale du bien ;

5. Invite l’Etat partie à reconsidérer de manière appropriée la construction du complexe commercial jusqu’à ce que le plan de gestion soit finalisé et pleinement opérationnel ;

6. Demande à l’Etat partie de poursuivre ses efforts pour établir un plan de gestion de l’ensemble du bien, fondé sur la déclaration de valeur universelle exceptionnelle et tenant compte des commentaires des Organisations consultatives et du Centre du patrimoine mondial ;

7. Demande également à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, le projet final du plan de gestion ainsi qu’un rapport d’avancement sur l’état de conservation du bien, pour examen par le Comité à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

8. Décide d’envisager la possibilité de retirer ce bien de la Liste du patrimoine mondial en péril après évaluation du contenu du rapport d’avancement susmentionné, à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

9. Décide de maintenir le Groupe de monuments de Hampi (Inde) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 29 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-05/29.COM/7A and WHC-05/29.COM/7A.Add),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :