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Etat de conservation (SOC)

Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (2005)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1983-2001)
Montant total approuvé : 51 083USD

2001   Preparation of the Management Plan for the Ruins of Kilwa ...   24 320  USD
1999   Purchase of radio calls and solar panels for World Heritage sites   9 713  USD
1996   Preparatory assistance for tentative list about Ruins of Kilwa ...   10 550  USD
1983   Preparation of a conservation and management plan for Kilwa ...   6 500  USD
Missions**

Mission ICOMOS (23-27 février 2004)

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

- Ruines endommagées par l’érosion marine ; effondrement de monuments ;

- Absence de délimitation claire du bien et de la zone tampon ;

- Pression de la population ; pas de participation de la communauté ;

- Absence de clarté des systèmes de gestion conduisant à l’inactivité ;

- Cadre juridique ancien.

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Le Centre du patrimoine mondial a reçu en octobre 2004 un rapport de l’ONG française Chantiers Histoire & Architectures Médiévales (CHAM) sur leur programme de travail semi-permanent de trois ans consacré aux biens de Kilwa Kisiwani. Le programme de restauration et de mise en valeur du bien, en vue de développer le tourisme dans la région, a débuté en 2002 à la demande du ministère tanzanien du Tourisme et des Ressources naturelles par l’intermédiaire du « Fonds de solidarité prioritaire » (FSP) du ministère français des Affaires étrangères. Le programme fait partie d’un partenariat conjoint entre la Tanzanie, le Japon, la France et l’UNESCO pour le développement du bien du patrimoine mondial de Kilwa Kisiwani entamé en 2001 et qui représente 1 438 000 dollars EU.

Le Centre du patrimoine mondial a noté qu’en dehors du projet de formation au travail, les activités du programme pour le développement de ce bien et du tourisme comprennent : l’établissement d’un centre pour les visiteurs et d’un musée ; la construction de jetées pour les bateaux ; des événements de prise de conscience de la conservation à l’intention de la population locale ; le renforcement de la législation pour protéger le monument ; la formation des guides du site et un programme de recherche.

Le Centre du patrimoine mondial a par ailleurs noté que les objectifs généraux du développement de ce bien sont : stimuler le développement durable de la région par la promotion du tourisme conduisant à des créations d’emplois, des améliorations des services et des infrastructures et une élévation du niveau de vie local ; la préservation et la présentation du matériel archéologique, architectural et historique ; l’amélioration des installations destinées aux visiteurs, de l’interprétation du site et des outils éducatifs sur le site ainsi que l’augmentation et l’élargissement de la diffusion des connaissances et des recherches concernant l’histoire du site. L’ONG CHAM vise de surcroît à transmettre des connaissances techniques en matière de préservation et de maintien des monuments historiques parmi la population locale ; à former le gestionnaire du site et le surveillant des travaux (responsables de district) aux aspects techniques, administratifs et financiers de la gestion du site afin qu’ils puissent poursuivre efficacement le travail après l’achèvement du projet ; à consolider les éléments architecturaux les plus menacés et à lutter contre la détérioration des vestiges du monument par les travaux de restauration et pour rendre le bien plus accessible et mieux compréhensible aux visiteurs.

Le Centre du patrimoine mondial a reçu en mars 2005 pour commentaires des projets du plan de gestion, du schéma directeur de tourisme incluant des projets de matériel promotionnel ainsi qu’un rapport sur les aspects intangibles et la proposition d’extension du bien pour y inclure Kilwa Kivinje. Ces rapports seront soumis par l’Etat partie sous leur forme finale au moment de la 29e session du Comité.

Le Centre du patrimoine mondial note que l’Etat partie consacre des efforts importants à l’établissement de plans pour la conservation, la bonne gestion et le développement durable du site impliquant la communauté locale aussi bien que la communauté des donateurs internationaux. Les documents définitifs pourraient faciliter l’implication de donateurs intéressés dans le besoin continu de soutien pour les travaux urgents de conservation de ce bien.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

29COM7A.15
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.41, adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l’Etat partie de la République-Unie de Tanzanie des efforts entrepris pour établir un plan de gestion et de conservation et un schéma directeur de tourisme pour le bien et invite l’Etat partie à soumettre les documents dans leur version finale ;

4. Note avec satisfaction le soutien continu fourni par les gouvernements français et japonais pour résoudre certains des problèmes auxquels ce bien est confronté ;

5. Encourage l’Etat partie à mettre en oeuvre le plan de gestion et le schéma directeur de tourisme pour la protection, la conservation et le développement du bien ;

6. Demande à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, un rapport sur l’état de conservation du bien, incluant les mesures de suivi des recommandations de la mission de suivi réactif effectuée par l’ICOMOS en 2004, pour examen par le Comité lors de sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

7. Décide de maintenir les Ruines de Kilwa Kisiwani et les ruines de Songo Mnara (République-Unie de Tanzanie) sur la Liste du patrimoine mondialen péril.

Projet de décision : 29 COM 7A.15

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.41, adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l’Etat partie des efforts entrepris pour établir un plan de gestion et de conservation et un schéma directeur de tourisme pour le site et invite l’Etat partie à soumettre les documents dans leur version finale ;

4. Note avec satisfaction le soutien continu fourni par les gouvernements de France et du Japon pour résoudre certains des problèmes auxquels ce bien est confronté ;

5. Encourage l’Etat partie à mettre en œuvre le plan de gestion et le schéma directeur de tourisme pour la protection, la conservation et le développement du site ;

6. Demande à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, un rapport sur l’état de conservation du bien et comprenant les actions de suivi correspondant aux recommandations de la mission de surveillance réactive de l’ICOMOS de 2004, pour examen par le Comité lors de sa 30e session en 2006 ;

7. Décide de maintenir ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara
Etat Partie :
Tanzanie, République-Unie de
Date d'inscription : 1981
Fiches d'inscriptions (année) : 1980
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
Menaces*
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Cadre juridique
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :
    - Effondrement de monuments - Pas de participation de la communaut
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2004
Menaces sur le bien :

Détérioration et délabrement des matériaux ayant provoqué l’effondrement des structures historiques et archéologiques pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.