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Etat de conservation (SOC)

Parc national du Manovo-Gounda St Floris (2005)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de2001-2001)
Montant total approuvé : 170 000USD

2001   Programme d'urgence pour la réhabilitation du site du patrimoine ...   150 000  USD
2001   Project for "Long-term Conservation of the Manovo-Gounda-St. ...   20 000  USD
Missions**

Mission UNESCO/UICN en 2001

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Insécurité, braconnage, transhumance, exploitation minière, pêche illégale

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Bien qu’une invitation ait été reçue de l’Etat partie en mars 2004 pour envoyer une mission de suivi sur le site, comme l’avait demandé le Comité à sa 27e session (UNESCO, 2003), les conditions de sécurité ambiantes ont empêché la mission d’avoir lieu. Aucune autre information n’a été reçue de l’Etat partie quant à l’état de conservation du bien ou à l’application des recommandations de la mission UNESCO/UICN de juin 2001 sur le site.

L’aide financière de 150.000 dollars EU approuvée par le Comité à sa 25e session, au titre de l’Assistance d’urgence, pour permettre à l’Etat partie d’établir un programme de conservation à long terme du Parc national du Manovo-Gounda St. Floris, n’a pas été utilisée et l’argent a été retourné au Fonds du patrimoine mondial. Le président a approuvé le versement de 50.000 dollars EU pour mettre en oeuvre la composante équipement, avec l’aide du Bureau de l’UNESCO à Yaoundé.

Le Centre du patrimoine mondial a reçu des informations du programme « Conservation et utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers de l’Afrique centrale » (ECOFAC), financé par l’Union européenne, qui soutient un projet d’aménagement de réserves de chasse pour les villages du Nord de la République centrafricaine. D’une superficie de 85.000 km2, la région englobe le Parc national du Manovo-Gounda St. Floris et le Parc national de Bamingui-Bangoran. Ce projet existe dans la région depuis 2000 et, malgré le ralentissement de l’activité due à la fin de la phase ECOFAC, la nouvelle phase du projet devrait démarrer d’ici la fin de 2005. Les efforts se concentrent sur l’aménagement de réserves de chasse pour les villages situés autour des deux aires protégées, mais il y a une étroite coopération avec les autorités du parc et certaines activités contribuent directement à la gestion des aires protégées. Le braconnage est la principale pression qui pèse sur ce bien du patrimoine mondial, notamment le braconnage auquel se livrent des bandes très organisées, venues du Soudan et du Tchad. En 2001, des centaines de braconniers soudanais ont pénétré dans la zone où ils ont massacré un grand nombre d’éléphants. Comme il a été indiqué à la 27e session (UNESCO, 2003), suite à ces événements, l’ECOFAC a mis au point une nouvelle stratégie de lutte anti-braconnage consistant à empêcher les caravanes de braconniers en provenance du Soudan et du Tchad d’entrer dans la région, grâce à des patrouilles mixtes de gardes-chasse et de l’armée. L’ECOFAC a aussi engagé des conseillers techniques pour renforcer les capacités de lutte anti-braconnage des gardes-chasse. Cette stratégie a porté ses fruits et une nette diminution du braconnage a pu être observée depuis les deux dernières années. Plusieurs gardes-chasse ont cependant été tués dans de violents accrochages avec des braconniers soudanais depuis la mise en œuvre de la nouvelle stratégie. L’ECOFAC constate que la lutte anti-braconnage est sérieusement entravée par le manque d’armes et de munitions. Le braconnage pratiqué par la population locale a, semble-t-il, diminué du fait de l’aménagement des réserves de chasse qui offrent un revenu parallèle. Toutefois, des activités de braconnage local sont encore observées par endroits et sont couvertes, selon les dires, par les autorités locales qui font le commerce de la viande de gibier. Les autres activités illégales signalées sont : l’exploitation diamantifère artisanale le long du fleuve et la pêche à l’intérieur du parc national. L’ECOFAC observe également que le bien continue à poser de réels problèmes de gestion que le projet est dans l’impossibilité de traiter. L’ECOFAC a informé le Centre du patrimoine mondial qu’une reconnaissance aérienne de la faune et de la flore sauvages de toute la région Nord était envisagée en coopération avec la Wildlife Conservation Society en mai-juin 2005. 

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

29COM7A.1
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant les décisions 28 COM 15. 1, adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004), et 25 COM VIII.3 adoptée à sa 25e session (Helsinki, 2001),

3. Demande au Président du Comité et au Directeur du Centre du patrimoine mondial de transmettre au nom du Comité ses plus sincères condoléances aux familles des gardes-chasse qui ont trouvé la mort dans les opérations de lutte anti-braconnage visant à protéger les valeurs du bien ;

4. Regrette que la mission de suivi n’ait as pu avoir lieu en raison des conditions de sécurité dans la région et réitère sa demande auprès de l’UICN et du Centre du patrimoine mondial pour qu’ils entreprennent cette mission dès que les conditions de sécurité le permettront ;

5. Félicite l’Union européenne de ses efforts continus pour conserver le bien et les ressources naturelles des zones limitrophes, en particulier l’élaboration et la mise en oeuvre de la stratégie de lutte anti-braconnage ;

6. Prie instamment l’UICN et le Centre du patrimoine mondial de coopérer étroitement avec le programme ECOFAC (Conservation et utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers de l’Afrique centrale) et les autres organisations actives dans la région, afin d’obtenir plus d’informations sur l’état de conservation du bien et les mesures urgentes à appliquer pour assurer la réhabilitation du bien ;

7. Prie aussi instamment l’Etat partie de la République centrafricaine d’instaurer un dialogue avec les gouvernements du Soudan et du Tchad afin d’interdire le braconnage transfrontalier, comme l’avait demandé le Comité à sa 25e session (Helsinki, 2001), et de donner aux gardes-chasse les moyens adéquats de combattre le braconnage ;

8. Demande à l’Etat partie de soumettre, avant le 1er février 2006, un rapport sur l’état de conservation du bien, en particulier sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations de la mission conjointe UNESCO/UICN de 2001 pour examen par le Comité à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

9. Décide de maintenir le Parc national du Manovo-Gounda St. Floris (République centrafricaine) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Projet de décision : 29 COM 7A.1

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant ses décisions 28 COM 15. 1 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004) et 25 COM VIII.3 adoptée à sa 25e session (Helsinki, 2001),

3. Exprime ses plus sincères condoléances aux familles des gardes-chasse qui ont trouvé la mort dans les opérations de lutte anti-braconnage visant à protéger les valeurs du bien ;

4. Regrette que la mission de suivi n’ait pas pu avoir lieu en raison des conditions de sécurité dans la région et réitère sa demande auprès de l’UICN et du Centre du patrimoine mondial pour qu’ils entreprennent cette mission dès que les conditions de sécurité le permettront ;

5. Félicite l’Union européenne de ses efforts incessants pour conserver le bien et les ressources naturelles des zones limitrophes, en particulier l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de lutte anti-braconnage ;

6. Prie instamment l’UICN et le Centre du patrimoine mondial à coopérer étroitement avec le programme ECOFAC et les autres organisations actives dans la région, afin d’obtenir plus d’informations sur l’état de conservation du bien et les mesures urgentes à appliquer pour assurer la réhabilitation du bien ;

7. Prie aussi instamment l’Etat partie à instaurer un dialogue avec les gouvernements du Soudan et du Tchad afin d’interdire le braconnage transfrontalier, comme l’a demandé le Comité à sa 25e session, et de procurer aux gardes-chasse les moyens adéquats pour combattre le braconnage ;

8. Demande à l’Etat partie de soumettre, avant le 1er février 2006, un rapport sur l’état de conservation du bien, en particulier sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations de la mission conjointe UNESCO/UICN de 2001 pour examen par le Comité à sa 30e session in 2006 ;

9. Décide de maintenir le Parc national du Manovo-Gounda St. Floris sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Parc national du Manovo-Gounda St Floris
Etat Partie :
République centrafricaine
Date d'inscription : 1988
Fiches d'inscriptions (année) : 1987
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
1993
1992
1990
Menaces*
  • Élevage de bétail/pacage d’animaux domestiques
  • Exploitation minière
  • Activités illégales
  • Troubles civils
  • Autres menaces :
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 1997
Menaces sur le bien :

Le site a été inclus sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la suite de rapports faisant état de pacage illicite et de braconnage commis par des groupes fortement armés qui, selon certains rapports, auraient décimé 80% de la faune sauvage du Parc. Le meurtre de quatre membres du personnel du Parc au début de 1997 et la détérioration des conditions de sécurité ont mis un terme à tous les projets de développement et au tourisme.

Le gouvernement centrafricain a proposé de confier la responsabilité de la gestion du site à une fondation privée.

 



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.