1.         Robben Island (Afrique du Sud) (C 916)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1999

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission conjointe ICOMOS/ICCROM/UICN du 6 au 12 février 2004.

Mission conjointe ICOMOS-UICN du 1 au 5 décembre 2005

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Pression due aux visiteurs;

b) Absence de plan de gestion d’ensemble de la conservation;

c) Absence de plans d’opération;

d) Absence de ressources humaines;

e) Difficultés à propos d’aspects opérationnels du travail d’entretien et de conservation, y compris absence de financement pour l’entretien préventif et la programmation;

f) Absence de conservation appropriée du patrimoine bâti;

g) Absence de gestion proactive de la pression touristique;

h) Absence d’intégration des valeurs naturelles dans la gestion du site.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Une première mission conjointe UICN/ICOMOS/ICCROM a été entreprise du 6 au 12 février 2004 sur le site de Robben Island en Afrique du Sud. Les résultats de cette mission ont été transmis au Comité lors de sa 28e session du 28 juin au 7 juillet 2004 à Suzhou, en Chine (Réf. Rapport WHC-04/28.COM/16 du 15 avril 2004 et décision du Comité 28 COM 15A.40). Dans sa décision, le Comité a prié, entre autre, l’Etat partie de mettre en oeuvre les dix-neuf recommandations de la mission et de soumettre pour le 1er février 2005 un rapport d’avancement détaillé les concernant.

Du 1er au 5 décembre 2005, une seconde mission conjointe ICOMOS-IUCN a été entreprise sur ce site. Le but de cette dernière était d’évaluer les progrès accomplis concernant les 19 recommandations de 2004, ainsi que de vérifier l’état d’avancement du Plan intégré de gestion de la conservation (PIGC). Pendant leur visite, les membres de la mission ont constaté qu’un travail important restait à faire dans le développement du PIGC. Ils ont également noté que le personnel du site s’interrogeait sur l’utilité d’études supplémentaires. Ils semblaient en effet plus préoccupés par la nécessité de créer de nouveaux documents afin de d’améliorer le fonctionnement et la prise de décisions quotidiennes concernant le site. De même, ils ont pu relever un taux très élevé de turn-over du personnel qui a pour conséquence déplorable, une perte considérable de la mémoire collective du site. En conséquence et afin de compléter le PIGC au plus vite, l’objectif de la mission a été révisé et les membres de l’équipe, en coopération avec le personnel du Musée de Robben Island (RIM), se sont accordés pour mettre en oeuvre un plan de travail adéquat.

Ainsi, un plan d’action contenant cinq phases a été établi pour : 1. Définir le site concernant le PIGC; 2. Etablir un tableau des matières pour la structure du PIGC; 3. Nommer les membres du groupe de travail; 4. Désigner les axes prioritaires stratégiques; et 5. Suivre le progrès du PIGC selon le calendrier précédemment établi. En janvier 2006, RIM a informé les membres de la mission que neuf objectifs stratégiques avaient été formulés. Ces derniers ont fait suite aux échanges et études menés en interne, suivant les méthodes propres à la mission, et permettront de compléter le PIGC.

Le rapport de la mission de décembre 2005 a permis de constater l’état d’avancement des 19 recommandations de la mission de 2004. Il apparaît que la nomination d’un Directeur du patrimoine pour le site avait sensiblement amélioré la situation, mais également qu’il était nécessaire de pourvoir au plus vite aux autres postes clés encore vacants. De plus, il a permis de signaler le retard dans la réalisation du PIGC et a ainsi suscité la création du plan d’action en cinq phases susmentionné. Entre autres, ce rapport a permis non seulement de relever qu’un grand nombre d’éléments du PIGC n’avaient pas encore été intégrés dans le processus, telle que la Phase I - Le Plan d’aménagement touristique de 2001, mais aussi que d’autres éléments clés, tels que le Plan de gestion des visiteurs et le Plan d’interprétation du site n’avaient pas encore été développés. Le rapport a montré que le Protocole d’accord avec le Département national des travaux publics n’avait pas encore été formalisé. Par contre, le Protocole d’accord avec SAHRa a été signé avec succès et des experts ont été mis à disposition pour assister la gestion du site.

En conclusion, la mission a suggéré à l’Etat partie, d’une part de contacter le Centre du patrimoine mondial et de négocier la remise du PIGC pour la fin du mois d’avril 2006, et d’autre part de présenter pour discussion lors de la 30ème session du Comité les réponses des organisations consultatives concernant ce plan. Il a été convenu que deux des membres de la mission de décembre 2005 reviendraient le 6 et 7 mars pour mener un autre atelier concernant la finalisation du PIGC.

Le Centre du patrimoine mondial a reçu le 7 février 2006 un rapport d’avancement sur l’état de conservation du site du patrimoine mondial de Robben Island. Le rapport a été fourni par l’Etat partie en réponse à la Décision du Comité 29 COM 7B.39 demandant à ce dernier et au Musée de Robben Island (RIM) de “fixer des priorités pour la mise en oeuvre de toutes (dix-neuf) les recommandations faites par la mission ICOMOS/ICCROM/UICN” entreprise sur le site en 2004 et “de soumettre un Rapport d’avancement avant le 1er février 2006”. 

Le rapport de l’Etat partie rappelle les recommandations de la mission de 2004, et fait un compte-rendu des progrès de l’année passée.

Le rapport de l’Etat partie indique les progrès accomplis concernant la logistique et le renforcement de l’organisation du Musée de Robben Island, la gestion des mouvements du personnel de la nouvelle structure, ainsi que la gestion de l’environnement naturel. De plus, le rapport a permis de souligner qu’un Protocole d’accord concernant l’amélioration de la gestion des gros travaux et de l’entretien était en bonne voie. Un certain nombre des recommandations se référent à des questions qui devront être traitées dans le Plan intégré de gestion de la conservation (PIGC). Ces recommandations traitent entre autres, de la nécessité d’améliorer la préparation aux risques, de la gestion des collections, de l’intégration dans le PIGC du Plan concernant le tourisme et la gestion de Robben Island et de la nomination du Conseil du Musée de Robben Island en tant que principale autorité en matière de gestion du bien du patrimoine mondial.

Lors de sa 29ème session, le Comité a aussi “encouragé l’Etat partie et le Musée de Robben Island à poursuivre le développement en cours d’un Plan intégré de gestion.”. Le Centre du patrimoine mondial a reçu le 31 mars 2006 un rapport concernant l’évolution d’un plan de développement intégré de gestion et de conservation de Robben Island. Ce dernier a été examiné par l’ICOMOS et l’ICCROM.

L’ICOMOS a noté que le PIGC est le fruit d’une série d’ateliers menés par le personnel, d’études réalisées par des consultants, et de documents préexistants. Selon elle, bien que le projet du PIGC soit toujours décrit par le RIM comme un ‘travail en cours’, il comporte les cadres nécessaires afin de permettre la mise en oeuvre de futures opérations et de nouveaux plannings détaillés.

L’ICCROM a constaté que bien que les objectifs stipulés dans le PIGC montrent la bonne voie, il est nécessaire de les réexaminer afin de les rendre plus réalistes et accessibles. L’ICOMOS a relevé que bien que le PIGC ait synthétisé une documentation consistante, de nombreux éléments restent sans contenu. Le PIGC comporte le projet de la mise en oeuvre des cadres concernant le développement d’un Plan de gestion des visiteurs et le développement d’un Plan d’interprétation du Musée.

En ce qui concerne la nécessité de produire des efforts concernant l’intégration de la gestion des valeurs culturelles, du paysage et de l’environnement, l’IUCN a noté les progrès suivants : la maîtrise de la progression des plantes exotiques, une meilleure gestion des incendies, le maintien de la population des herbivores indigènes qui étaient présents lorsque l’île faisait encore office de prison, l’éradication des chats sauvages, des lapins d’Europe et de rats noirs, la diminution et le contrôle du braconnage des ressources marines, de la limitation de l’utilisation des véhicules sur l’île, des dépôts d’ordures, déchets solides et déchets déversés par les navires, de l’impact de l’utilisation des routes de gravier et de l’accès aux carrières de calcaire, une meilleure sensibilisation du respect des règlements concernant l’environnement, une amélioration de la gestion de l’usine de dessalement, ainsi que de meilleurs contacts avec les organisations régionales concernant la conservation.

En ce qui concerne les recommandations pour l’établissement d’un Protocole d’accord avec le Département national des travaux publics (DNTP) afin d’améliorer le travail d’entretien préventif et la programmation sur Robben Island, l’ICOMOS a noté un certain nombre de points: d’une part un accord a été négocié avec succès avec le DNTP, mais d’autre part les besoins d’entretien de l’île ont été différés et le manque de planification ainsi que le manque de fonds continueront de participer à la dégradation de l’intégrité du site. L’ICOMOS a constaté que bien que plusieurs projets de travaux majeurs aient reçu des fonds cette année, une fois de plus, il n’y a pas de mention concernant l’entretien préventif actuel.

En ce qui concerne d’autres aspects des recommandations de la mission de 2004, l’ICOMOS a noté les points suivants :