1.         Montagnes dorées de l'Altaï (Fédération de Russie) (N 768rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1998

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/768/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/768/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission UNESCO-UNDP en 2001

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Impact d’un projet de route traversant le site

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/768/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Selon des articles de presse, dont celui de l’Eurasia Daily Monitor daté du 31 mars 2006, la Fédération de Russie “s’est engagée à construire d’ici 2011 deux gros gazoducs pour le transport de gaz naturel vers la Chine; l’un des itinéraires a déjà déclenché une opposition environnementale ….. la liaison directe par gazoduc entre la Russie et la Chine par l’Altai n’est possible qu’en traversant les hauteurs de l’Ukok. Depuis des années, les organisations écologiques russes réclament le soutien international pour leur campagne de protection de l’Ukok, habitat naturel du léopard des neiges et d’autres espèces menacées.” Le projet de gazoducs aurait un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle de ce bien du patrimoine mondial.

D’après les journaux, les protestations contre les plans de développement des hauteurs de l’Ukok sont apparues dans la fin des années 1990. En décembre 1999, des scientifiques russes et des écologistes actifs ont écrit une lettre collective à Siberian Accord, association de responsables gouvernementaux sibériens, exposant qu’une route ou un gazoduc causerait des dommages irréparables aux hauteurs de l’Ukok. Ils mettaient également en garde contre les coûts énormes de ce projet en construction et en entretien, puisque le gazoduc devrait franchir des marécages de montagne, la toundra, des zones de permafrost et des cols montagneux à des altitudes atteignant 2 600 mètres. Scientifiques et écologistes recommandaient un autre itinéraire, par la Mongolie, le long de routes existantes. Toutefois, en mars 2000 le groupe Siberian Accord a voté son approbation à la construction de routes à travers l’Altai et les hauteurs de l’Ukok jusqu’en Chine. Depuis lors, cependant, il n’a plus été question d’un grand projet de route ou de gazoduc à travers les hauteurs de l’Ukok.

D’après une information donnée par la presse, le 21 mars 2006 le président de la Fédération de Russie, au cours de sa visite en Chine, a fait une déclaration à propos d’un nouveau projet pour l’Altai. On a annoncé que la Chine et la Fédération de Russie (Gazprom) avaient signé un accord pour la construction d’un gazoduc entre la Russie et la Chin à travers l’Altai. L’information selon laquelle un gazoduc est en construction a été confirmée lors d’une réunion entre l’ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l’UNESCO, la présidente du Comité du patrimoine mondial et le Centre du patrimoine mondial, le 12 avril 2006. Au moment de la préparation de ce document, aucune information supplémentaire n’était disponible.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.19

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B.Add,

2. Rappelant les décisions 22 COM/A.1 et 25 COM/III.120-121 adoptées lors de ses 22e (Kyoto, 1998) et 25e (Helsinki, 2001) sessions respectivement,

3. Note avec une grande inquiétude qu'un projet de gazoduc traversant le bien du patrimoine mondial des Montagnes d'or de l'Altai est envisagé ;

4. Regrette que l'Etat partie n'ait pas fourni d'information, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;

5. Rappelle sa demande à l'Etat partie, exprimée lors de sa 22e session (Kyoto, 1998), de mettre en route un processus coopératif avec les Etats parties voisins afin d'envisager une éventuelle extension transfrontalière du bien du patrimoine mondial ;

6. Demande également à l'Etat partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de tout plan de développement ayant un impact sur le bien du patrimoine mondial et de fournir au Centre du patrimoine mondial, pour le 1 février 2007, un rapport sur l'état de conservation du bien, y compris toutes constructions de routes ou de gazoducs, qui sera examiné par le Comité lors de sa 31e session en 2007.