1.         Lignes et Géoglyphes au Nasca et Palpa (Pérou) (C 700)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/700/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-1998)
Montant total approuvé : 50 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/700/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Dommages causés par des activités agricoles et minières illicites;

b) Circulation permanente de véhicules au milieu des géoglyphes ;

c) Absence de surveillance systématique du site.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/700/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

En septembre 2005, le Centre du patrimoine mondial a demandé les commentaires de l’État partie sur le compte rendu d’un article de presse concernant l'implantation de 60 familles dans la zone de La Pascana, à quelques mètres seulement des géoglyphes. En outre, le Centre du patrimoine mondial a été alerté par le Directeur de l'Institut de recherches aéroarchéologiques (Instituto de Investigaciones aeroarqueológicas) des dommages causés au site par les camions qui traversent les Pampas pour éviter de payer le péage sur la route principale.

Quant à l'implantation des 60 familles qui a été signalée, l'INC a informé le Centre du patrimoine mondial, en décembre 2005, que cela concerne une zone située à l’extérieur du bien et que les dégâts dont la presse fait état datent de 20 à 50 ans. De plus, selon l’État partie, le procureur général était censé prendre une décision à ce sujet, décision dont le Centre du patrimoine mondial allait être informé. Lors de la rédaction du présent document (avril 2006), le Centre du patrimoine mondial n'avait reçu aucune nouvelle information sur ce dossier.

Selon le rapport sur l'état de conservation envoyé par l’État partie en janvier 2006, les mesures prises pour mettre fin à la circulation permanente et incontrôlée des véhicules au milieu des géoglyphes et au dépôt d'ordures sont mises en œuvre conformément à un plan d'urgence établi par une Commission multisectorielle qui intègre plusieurs ministères compétents dans la région concernée, ainsi que l'INC et un membre du Congrès. Le Centre du patrimoine mondial n'a reçu aucune information sur ce plan.

La Commission a proposé deux mesures complémentaires au titre du plan de conservation et de protection des Lignes et géoglyphes de Nasca, à savoir : la création d'une autre route au-delà des géoglyphes et la restauration des aires endommagées, ainsi que la création de deux postes de police permanents le long de la Route panaméricaine. Selon les informations reçues par l'État partie, ces travaux devraient commencer au cours du premier semestre 2006, en attendant l'accord des autorités nationales.

Les autres activités entreprises pour préserver les Lignes, en collaboration avec la Fondation Maria Reiche, comprennent la collecte des déchets effectuée tous les trois mois le long de la Route panaméricaine. Trois campagnes ont été menées en 2005. De fréquentes opérations de contrôle aérien ont eu lieu pour repérer les dégâts récents ayant affecté les Lignes.

En août 2005, le Centre du patrimoine mondial a reçu des articles de presse relatant la découverte impressionnante d'un centre de cérémonie en adobe qui s’étend sur 24 km2 dans la région de Cahuachi. Selon les articles, ce sanctuaire a vraisemblablement été construit par la culture Nasca dont il aurait représenté le principal lieu de cérémonie. Tous les matériaux trouvés sont conservés au Musée Antonini de Nasca. De plus, selon la presse, 12 géoglyphes jusqu’alors inconnus auraient été découverts après une tornade à San Javier, La Legua et Changuillo, sur les deux rives de l’Ingenio. Il semblerait qu’ils soient antérieurs aux Lignes de Nasca. Le Centre du patrimoine mondial n'a reçu aucune autre information sur cette découverte.

L'ICOMOS appuie les mesures prises par l’État partie. Toutefois, il souligne la nécessité d'un plan de gestion complet qui regrouperait les diverses initiatives prises ces dernières années pour ce vaste site extrêmement vulnérable. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.99

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B. 98, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Félicite l'État partie pour les mesures envisagées dans le cadre du plan de conservation et de protection des Lignes de Nasca et de Pampas de Jumana, ainsi que du plan d'urgence élaboré par une Commission multisectorielle;

4. Encourage l'État partie à appliquer ces mesures dès que possible afin de mieux préserver l'intégrité du bien du patrimoine mondial;

5. Recommande à l'État partie de mettre en place, en consultation avec l'ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial, un plan de gestion complet du bien;

6. Demande à l'État partie de traiter le dossier des constructions illicites à proximité du site afin d'éviter de porter d'autres préjudices au bien du patrimoine mondial ;

7. Demande également à l'État partie de soumettre un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1 février 2007, sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations susmentionnées pour examen par le Comité à sa 31e session en 2007.