1.         Vieille ville de Salamanque (Espagne) (C 381rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (i)(ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/381/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/381/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission ICOMOS, 2002

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression de l’urbanisation

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/381/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Comme demandé par la décision 29 COM 7B.86, le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS ont étudié l’état de conservation du bien sur la base des documents fournis par l’État partie, à savoir : le Rapport périodique Section II soumis le 31 octobre 2005 (voir document de travail WHC-06/30.COM/11A) ; une lettre datée du 12 janvier 2006 de la ville de Salamanque concernant le statut de désignation de l’« Ancien hôpital provincial » ; un rapport des autorités de Salamanque ; et une copie du plan de gestion du bien jointe à une lettre datée du 8 mars 2006.

Dans son rapport périodique, l’État partie indique que la gestion du bien associe les autorités publiques nationales, régionales et locales. Il donne des détails sur la législation relative au patrimoine et sur les documents de planification actuellement en vigueur au niveau national et régional, et joint la documentation correspondante. Le Plan général de zonage urbain de la municipalité de Salamanque (Plan General de Ordenación urbana del municipio de Salamanca), révisé et approuvé en 2004, est mentionné comme étant le principal document de planification.

Le Centre a remarqué que les limites indiquées dans le document de planification du « Plan General de Ordenación urbana del municipio de Salamanca. Revisión-Adaptación 2004. Aprobación Inicial » correspondent à celles de la proposition d’inscription, mais que les sept éléments en série qui faisaient clairement partie du bien dans la dernière version de la proposition d’inscription sont omis dans le Plan.

L’État partie a précisé qu’à l’heure actuelle, toutes les initiatives prises étaient supervisées par les Commissions territoriales et municipales du patrimoine. Il est en outre prévu de nommer un gestionnaire du site du patrimoine mondial et de constituer une équipe de gestion afin d’améliorer la coordination des initiatives prises par les différentes administrations de la ville de Salamanque.

Après examen de toutes les informations fournies, l’ICOMOS a constaté que la plupart des inquiétudes exprimées dans les décisions antérieures du Comité n’étaient soit pas totalement éclaircies, soit pas abordées. La mission de l’ICOMOS en 2002 explique très clairement pourquoi l’« auditorium » proposé pour le site de Huerto de las Adoratrices constitue une intrusion inappropriée sur le site choisi et qu’il aurait un impact négatif sur les valeurs reconnues par l’inscription du bien. Le rapport de la mission fait remarquer que le « Plan spécial de protection et de réforme intérieure de l’espace de l’université et de l’ensemble historico-artistique » a été révisé en 2000 précisément pour faciliter la construction de la nouvelle structure, interdite par le Plan existant.

Alors qu’une lettre de l’État partie du 25 février 2005 fait état d’une « décision de reporter la construction de l’auditorium en attendant l’approbation du nouveau Plan général », les informations communiquées en 2006 par l’État partie n’apportent aucun élément nouveau sur l’état d’avancement de ce projet et ne répondent pas aux inquiétudes exprimées par l’ICOMOS et le Comité du patrimoine mondial concernant la nature de l’aménagement proposé.

Le Rapport périodique de l’État partie indique que le Plan General de Ordenacion Urbana del Municipio de Salamanca est le plan de gestion demandé par le Comité. L’ICOMOS considère que le Plan General est un schéma directeur d’urbanisme classique et ne correspond pas à la demande du Comité que l’État partie élabore un plan de gestion intégré avec la participation de toutes les parties concernées.

Le Rapport périodique de l’État partie laisse entendre que les limites initiales du bien, établies en 1988 lors de l’inscription, n’ont pas été modifiées. Mais il ne répond pas à la remarque de l’ICOMOS selon laquelle le Plan General Revisión-Adaptación « reconnaît que les limites du bien du patrimoine mondial ont déjà été réduites et presque fragmentées par rapport au tissu historique consolidé, dans la mesure où elles excluent des secteurs en train de subir des changements considérables. »  

Les échanges d’informations entre le Comité, les organisations consultatives et l’État partie au cours des quatre dernières années montrent que les attentes du Comité du patrimoine mondial semblent ne pas être très bien comprises par les autorités concernées. Le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS pensent par conséquent qu’il serait utile d’organiser un séminaire de formation pour toutes les personnes associées à la gestion de ce bien du patrimoine mondial (et d’autres cas similaires dans le pays) afin de faire en sorte que les concepts des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial soient parfaitement compris par ceux qui ont la responsabilité de la gestion du bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.92

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.86, adoptée lors de sa 29e session (Durban, 2005),

3. Regrette que l'État partie n'ait pas encore soumis le plan de gestion intégré demandé lors des 28e et 29e sessions du Comité du patrimoine mondial et regrette également que l'État partie n'ait pas fait de progrès l'année passée, comme demandé par le Comité, pour améliorer et appliquer une législation spécifique afin de garantir à l'échelle nationale une protection juridique satisfaisante de la structure et du tissu urbains historiques;

4. Demande aux autorités de prendre pleinement en compte les principes du Mémorandum de Vienne sur le «Patrimoine mondial et l'architecture contemporaine, Gestion du paysage urbain historique» (mai 2005) pour la gestion du paysage urbain historique du bien du patrimoine mondial;

5. Invite l'État partie à envisager d'organiser avec le Centre du patrimoine mondial, l'ICOMOS et l'ICCROM un séminaire de formation et d'information à Salamanque, afin de clarifier les obligations instituées par la Convention du patrimoine mondial concernant le contrôle et la gestion de l'urbanisme pour les villes du patrimoine mondial et ce bien en particulier;

6. Demande à l'État partie de fournir un plan du site inscrit sur lequel figurera non seulement le bien tel qu'il apparaît sur le dernier plan fourni, mais aussi les sept biens isolés également inscrits par le Comité en 1988: les églises San Marcos, Sancti Spiritus, San Juan Barbalos et San Cristobal, ainsi que le Colegio de los Irlandeses, le Convento de las Claras et la Casa-Convento de Santa Teresa;

7. Rappelle également le point 7 de sa décision 29 COM 7B.86 et demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1 février 2007, un rapport actualisé sur les progrès réalisés par l'État partie pour se conformer aux demandes du Comité concernant une meilleure protection juridique et une meilleure gestion du bien, pour examen par le Comité lors de sa 31e session en 2007.