1.         Île de Gorée (Sénégal) (C 26)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1978

Critères  (vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/26/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-1981)
Montant total approuvé : 73 700 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/26/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

2004, mission conjointe ICOMOS-Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence de structure de gestion du bien sur l’île ;

b) Bâtiments menaçant de s’écrouler ;

c) Érosion marine ;

d) Construction de la réplique du Mémorial de Gorée.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/26/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Lors de sa 29e session (Durban, 2005), le Comité a exprimé son inquiétude à propos d’informations selon lesquelles de graves menaces continuent de peser sur les bâtiments de la partie nord de l’île et a prié instamment l’État partie d’entreprendre de toute urgence des travaux pour empêcher leur écroulement et stopper l’érosion marine. Dans un rapport reçu en avril 2006, l’État partie a informé le Centre que les activités suivantes avaient été entreprises afin d’améliorer l’état de conservation du bien :

a) Travaux de restauration et de réhabilitation

D’importants travaux de restauration et de réhabilitation ont été engagés pour les bâtiments historiques suivants : l’hôtel de ville, la mosquée, l’église et le Musée de la femme Henriette Bathily. Dans le cadre de la coopération avec la Wallonie (Belgique), du mortier de chaux et du plâtre ont été réinjectés lors d’activités de formation sur place et d’importants travaux de conservation ont été effectués sur les bâtiments sérieusement détériorés. Selon l’État partie, 200 millions FCFA (ou francs de la Communauté Financière Africaine)ont été investis au total pour l’île dans les travaux de restauration. 250 millions FCFA ont également été consacrés à la réhabilitation de deux bâtiments historiques abritant respectivement une clinique et un centre culturel.

b) Réplique du Mémorial de Gorée

L’État partie a informé le Centre du patrimoine mondial de son intention de mettre en œuvre des mesures correctives pour limiter l’impact négatif de la réplique du Mémorial de Gorée sur le bien. Mais, l’État partie s’est dit préoccupé par les conséquences négatives possibles de la destruction physique de la réplique qui, si elle n’est pas effectuée convenablement, pourrait endommager la structure du castel sur lequel elle est édifiée. En conséquence, il a demandé l’aide d’une mission d’expert pour obtenir des conseils sur la façon dont il convient de mettre en œuvre ces mesures correctives.

c) Nomination d’un gestionnaire du site

Le ministère de la Culture a engagé les démarches pour nommer un gestionnaire du site qui sera responsable de la gestion au quotidien du bien du patrimoine mondial. Le spécialiste sénégalais qui avait été pressenti est actuellement affecté à plein temps sur l’île. Avec le soutien du programme Africa 2009, il suit plusieurs stages de formation en conservation et gestion du patrimoine culturel.

Le 30 septembre 2005, l’UNESCO a reçu une lettre datée du 28 septembre 2005 adressée au Directeur général de l’UNESCO par son Excellence le Président du Sénégal, Monsieur Abdoulaye Wade. Dans cette lettre, le Président informait le Directeur général des graves problèmes d’érosion côtière auxquels est confrontée l’île de Gorée, ainsi que des discussions qu’il avait eues à propos de Gorée avec Son Altesse l’Émir du Qatar lors de ses visites à New York. Il faisait savoir au Directeur général que le Qatar était prêt à financer la réhabilitation du littoral de Gorée avec des fonds de la Fondation du Qatar, sous le patronage de Son Altesse la Sheika du Qatar. Dans sa réponse datée du 4 octobre 2005, le Directeur général a indiqué au Président que l’UNESCO était prête à apporter son concours au projet en raison de l’intérêt qu’elle porte à l’importance historique du site du patrimoine mondial de Gorée ; il a également précisé que l’UNESCO effectuerait une mission au Qatar afin de définir les modalités concrètes d’exécution du projet. 

Le 8 novembre 2005, le Centre du patrimoine mondial a envoyé une lettre au ministre de la Culture de la République du Sénégal confirmant que l’UNESCO était prête à collaborer avec les deux États membres dans le cadre du projet. Par ailleurs, le 30 mars 2006, le Directeur général de l’UNESCO a adressé une lettre à Son Altesse la Sheika du Qatar, dont la Fondation financera vraisemblablement le projet, pour l’informer qu’il avait désigné un fonctionnaire de l’UNESCO qui accompagnerait au Qatar le Directeur de l’Office de l’architecture du Palais présidentiel du Sénégal, pour discuter des modalités de financement et d’exécution du projet. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.43

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/03.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.37 adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note avec inquiétude l'impact négatif potentiel de l'érosion côtière et marine sur l'île de Gorée;

4. Exprime son soutien sans réserve au projet proposé de réhabilitation côtière de l'île de Gorée, avec le financement possible de la Fondation du Qatar, et encourage vivement l'État partie et le Centre du patrimoine mondial à prendre toutes les mesures nécessaires pour sa finalisation et son exécution;

5. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1février 2007, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien pour examen par le Comité à sa 31e session en 2007.