1.         Vieille ville de Sana'a (Yémen) (C 385)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (iv)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2015-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/385/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1990-2003)
Montant total approuvé : 72 167 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/385/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien en 1988: projet UNDP/UNESCO d’un montant de 374.800 dollars E.U. en faveur des activités de formation du personnel local et de la collecte de fonds. En 2004-2006 : 60.000 dollars E.U. en faveur de l’inventaire de la ville historique (fonds-en dépôt italien).

Missions de suivi antérieures

1998, 1999, 2003 : missions de suivi du Centre du patrimoine mondial ; de 2003 à 2005 et 2010 : missions du Centre du patrimoine mondial et d’experts. 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/385/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

L'État partie n'a pas remis de rapport sur l'état de conservation du bien comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session. En mars 2011, l'État partie avait déclaré que depuis la 25e session du Comité du patrimoine mondial (Helsinki, 2001) l'état de conservation n'avait pas connu d'amélioration importante et que l'aménagement urbain incontrôlé s'était poursuivi avec de nouvelles constructions et des surélévations, ayant des répercussions sur la ligne d'horizon de la vieille ville et générant une instabilité des structures par l'utilisation de matériaux modernes pour l'édification des surélévations.

L’Etat partie a précisé que ces problèmes étaient liés à l'absence d'une structure de gestion opérationnelle dotée de ressources adéquates et destinée à mettre en oeuvre des mesures de conservation et de protection et d'un plan de conservation finalisé. Par ailleurs, les mesures juridiques étaient toujours en attente d'adoption et un renforcement de capacités s'avérait toujours nécessaire pour une gestion et une conservation appropriées du bien.

La mission de suivi réactif demandée par le Comité du patrimoine mondial n'a pas eu lieu en raison de problèmes de sécurité. Par conséquent, aucune information officielle n'est actuellement disponible quant à l'état de conservation du bien. Plusieurs rapports publiés dans la presse font état de la vulnérabilité du tissu urbain et du nombre constant de maisons délabrées ou en cours de démolition. En février 2012, l'UNESCO a adressé un courrier aux autorités yéménites les priant instamment de garantir la protection du patrimoine culturel du pays.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent que le Comité regrette que la mission n'ait pu se dérouler et insiste sur la grande nécessité d'une telle mission. Tout en comprenant la situation difficile qui prévaut dans le pays, le Comité devrait également prier instamment l'État partie de prendre d'importantes mesures de sauvegarde de la ville historique et de créer un système de gestion adapté et efficace. Le Comité devrait par ailleurs attirer l'attention de la communauté internationale sur l'aide à apporter à l'État partie dans cet effort. 

Décision adoptée: 36 COM 7B.60

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Rappelant la décision 35 COM 7B.60, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),

3.   Regrette que l’État partie n’ait pas remis le rapport demandé ;

4.   Exprime sa préoccupation quant à la vulnérabilité croissante du bien provoquée tant par la difficile situation actuelle que par les menaces potentielles pesant sur son intégrité ;

5.   Fait appel à la communauté internationale afin qu’elle aide l’État partie, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives, à définir des mesures prioritaires de conservation et de gestion et  à établir des programmes de renforcement des capacités ;

6.   Demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS afin d’évaluer l’état de conservation du bien et de définir des mesures nécessaires à endiguer la dégradation et garantir la conservation et la protection du bien ;

7.   Demande également à l’État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus évoqués, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.