1.         Parc national de Lorentz (Indonésie) (N 955)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1999

Critères  (viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/955/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1996-2001)
Montant total approuvé : 41 400 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/955/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission de l’UICN en 2004.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Exploitation minière ;

b) Limitation de la sécurité ;

c) Menaces de développement ;

d) Exploitation des ressources marines ;

e) Absence d’agence de coordination ;

f) Absence de plan stratégique de gestion finalisé ;

g) Absence de délimitations matérielles du périmètre du Parc ;

h) Financement inapproprié.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/955/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

En réponse à la demande de la 29e session du Comité du patrimoine mondial concernant le rapport d’avancement sur la mise en œuvre des recommandations de la mission UICN de 2004 sur le site, l’État partie a soumis un rapport de deux pages au Centre du patrimoine mondial le 6 mars 2006.

L’État partie note que le plan stratégique pour la gestion du bien du patrimoine mondial est en phase finale. Toutefois, aucun calendrier n’a été établi pour sa mise en œuvre, comme le demande la décision 28 COM 15B.10. L’État partie note que l’organisme de gestion du parc, Balai Taman Nasional Lorentz, a été accepté et que le processus de création est en cours. Entre-temps, la gestion du parc est confiée à l’Agence régionale pour la conservation. Le budget national 2006 inclut une provision destinée à couvrir quelques activités de gestion sur le site. Cependant, aucune information n'apparaît sur les montants effectivement alloués.

La Direction générale pour la protection des forêts et la conservation de la nature, et WWF-Indonésie ont fait une évaluation de la gestion du Parc national de Lorentz pour en mesurer l'efficacité. L'évaluation porte sur les menaces que posent les « droits de développement préexistants » pour la conservation du Parc national de Lorentz. Toutefois, d’après les informations limitées qui ont été obtenues, il n’est pas possible de déterminer le degré d'application des mesures appropriées.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN s'inquiètent du temps que prend la finalisation/mise en œuvre du plan stratégique pour le bien et du caractère extrêmement limité des ressources (humaines et financières) disponibles pour gérer un parc national aussi vaste et qui abrite une aussi grande diversité d'habitats, de la haute montagne aux zones côtière et marine.

Le rapport reçu de l’État partie n'apporte aucune réponse substantielle à la demande du Comité du patrimoine mondial de commander un audit environnemental indépendant du projet routier d'Habema (28 COM 15B.10 paragraphe 3).

Outre les points signalés par l’État partie, l’UICN a reçu un certain nombre de communiqués de presse et d'informations concernant la pollution et les droits fonciers associés à la mine de Freeport située en bordure du parc. Les communiqués de presse font état des manifestations de la population indonésienne qui proteste contre les activités de la compagnie minière. L’UICN craint que ces problèmes mettent en péril le bien du patrimoine mondial s'ils ne sont pas résolus.

L'un des sujets de préoccupation est la pollution des zones marine et estuarienne du bien due au déversement de l'eau contenant des résidus miniers dans l'estuaire de l'Ajkwa, à proximité du site. Ce déversement pourrait ensuite dériver vers la partie marine du bien du patrimoine mondial.

L’UICN s’inquiète également de l'exploration de pétrole et de gaz signalée sur le site et qui semble être soutenue par des licences et des permis délivrés sans tenir compte du parc. De plus, un certain nombre de rapports ont été reçus au sujet d'un important glissement de terrain qui s'est produit à l’intérieur et à proximité du bien. Ce glissement de terrain semble résulter d'une nouvelle technique d'exploitation minière souterraine utilisée à la mine de Freeport.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.14

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.12, adoptée lors de sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note qu'il existe de sérieuses menaces pour les valeurs et l'intégrité du bien du patrimoine mondial qui exigent un effort concerté et des moyens appropriés à cet égard;

4. Note avec inquiétude que le plan stratégique n'a pas encore été officiellement approuvé et mis en œuvre;

5. Prie instamment l'État partie de prendre des mesures d'urgence en vue de créer, de doter en personnel et de financer l'organisme de gestion du parc, Balai Taman Nasional Lorentz;

6. Demande à l'État partie d'approuver officiellement et de mettre en œuvre le plan stratégique et de présenter un rapport détaillé dès que possible, au plus tard le 31octobre 2006, sur les ressources humaines et financières requises pour mettre en œuvre le plan stratégique et sur les moyens mis à disposition par l'État partieet par les autres sources ;

7. Encourage la communauté internationale des donateurs à accorder une haute priorité au financement de la mise en œuvre du plan stratégique, une fois qu'il aura été officiellement approuvé par l'État partie;

8. Prie instamment l'État partie d'apporter une réponse substantielle à la demande du Comité du patrimoine mondial (28 COM 15B.10 paragraphe 3) de commander un audit environnemental indépendant du projet routier d'Habema;

9. Demande également à l'État partie de présenter au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1 février 2007 un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien en ce qui concerne les différents problèmes susmentionnés, y compris les menaces que posent pour le site les activités minières, en particulier celles qui sont liées au déversement de l'eau contenant les résidus miniers dans l'estuaire de l'Ajkwa, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session en 2007.