1.         Fort de Bahla (Oman) (C 433)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1988-2004

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/433/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-1988)
Montant total approuvé : 57 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/433/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 25.000 dollars EU (financement privé)

Missions de suivi antérieures

2000, 2001, 2002 et 2003 : missions d'experts du Centre du patrimoine mondial ; décembre 2009 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMO ICCROM.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Détérioration des structures en terre du fort ;

b) Utilisation de techniques de conservation inadéquates ;

c) Pression urbaine ;

d) Absence de plan de gestion et de législation adéquate. 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/433/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Le 2 mars 2012, l'État partie a remis un rapport qui détaille les progrès accomplis dans le projet de réhabilitation du souk, les mesures de restauration passées et présentes ainsi que la mise en oeuvre de quelques-unes des recommandations de la mission de suivi réactif de 2009 Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM.

a) Projet de réhabilitation du souk

Sur la base des recommandations de la mission de suivi réactif de 2009, le projet de schéma de réhabilitation du souk a été réexaminé par l'État partie et un nouveau projet, amplement modifié, a été soumis au Centre du patrimoine mondial le 14 janvier 2011. Bien que ce nouveau projet soit beaucoup plus cohérent en termes d'objectifs de patrimoine culturel et tienne compte de la plupart des problèmes identifiés par la mission de suivi réactif de 2009, il devrait être plus détaillé afin de décrire avec plus de précisions les plans envisagés et leurs calendriers de mise en oeuvre, établir un plan d'actions urgentes pour les structures des échoppes en état de délabrement et de désintégration et envisager le besoin d’une prospection archéologique. Au vu de la rapide désintégration d'un certain nombre d'échoppes, ces actions urgentes devraient être considérées comme une priorité absolue. Un engagement financier du gouvernement à la réhabilitation du souk semble être une condition préalable à une définition de mesures d'urgence.

b) Plan de gestion

L'État partie rapporte que la version définitive du plan de gestion a été soumise en janvier 2011. L'ICOMOS a remis ses commentaires sur cette version définitive et a demandé que l'État partie finalise le plan de gestion en tenant compte de ses remarques et mette en oeuvre le processus d'adoption officielle par décret ou par tout type de promulgation similaire. La finalisation du plan de gestion devrait prendre en compte la mise en oeuvre des stratégies de gestion du bien, le cadre juridique dans lequel celle-ci pourra s'exercer ainsi que les rôles et responsabilités des différentes entités concernées. La version finalisée du plan devra également prendre en compte, de façon plus large, le cadre général du bien et les communautés résidant sur son territoire en agrandissant la zone tampon, en renforçant les capacités et en créant un mécanisme de suivi de toutes les mesures, en particulier un contrôle des évolutions et changements.

c) Qualité des briques utilisées dans les opérations de restauration

Sur la base d'une étude qualitative des différentes méthodes de production de briques, utilisant chacune différents composants, le choix de briques pour les opérations de restauration a été modifié. Selon le rapport de l'État partie, la préférence est désormais accordée à des briques d'argile, séchées à l'air, mélangées avec de la paille et de l'eau pendant 15 jours. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment qu'une étude à long terme devrait être menée afin d'évaluer le vieillissement de ces briques et des autres modèles. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives déclarent que le projet révisé de réhabilitation du souk est mieux adapté à la protection des structures historiques du souk tout en les améliorant dans leur usage actuel. Les plans détaillés de la réhabilitation du souk devraient désormais être établis et bénéficier de l'engagement financier des autorités gouvernementales concernées. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent également que le projet détaillé de réhabilitation et son calendrier de mise en oeuvre s'appuient sur une évaluation d'impact patrimonial et sur une évaluation des risques des mesures envisagées. Ils recommandent par ailleurs que le Comité demande à l'État partie de finaliser le plan de gestion en tenant compte de tous les commentaires apportés par l'ICOMOS, puis de le faire officiellement adopté. En outre, l'État partie devrait être encouragé à poursuivre son engagement à mettre en oeuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2009 Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM.

Décision adoptée: 36 COM 7B.57

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Rappelant la décision 34 COM 7B.62, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Prend note du projet révisé de réhabilitation du souk, demande que les éléments détaillés des plans soient soumis au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives et recommande que l’État partie prenne immédiatement des mesures d’urgence pour les échoppes touchées par un grave délabrement ou une désintégration de leurs structures ;

4.   Prend également note de la soumission du plan de gestion modifié et demande également à l’État partie de le finaliser en tenant compte des commentaires apportés par l’ICOMOS et de le faire adopter officiellement par un décret, et demande en outre à l’État partie de remettre trois exemplaires, imprimés et électroniques, du plan de gestion finalisé au Centre du patrimoine mondial ;

5.   Demande par ailleurs à l’État partie, comme il est précisé dans l’annexe du plan de gestion, d’établir une zone tampon agrandie et d’en soumettre les limites selon la procédure destinée aux modifications mineures de limites, conformément aux paragraphes 163-164 des Orientations ;

6.   Encourage l’État partie à suivre sur le long terme le processus de vieillissement des différents types de briques afin de poursuivre l’amélioration du choix de matériaux destinés à la restauration et à la réhabilitation et, de continuer les actions de formation entreprises dans le but de développer une expertise en maçonnerie locale et en production de briques ;

7.   Demande enfin à l’État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus évoqués.