1.         Monts Rwenzori (Ouganda) (N 684)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1999-2004

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/684/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1995-2006)
Montant total approuvé : 116 739 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/684/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission conjointe UICN / UNESCO 5-11 janvier 2003

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Activités minières à l'intérieur du bien ;

c) Ressources humaines et financières insuffisantes ;

d) Dégradation de la zone tampon ;

e) Impact du tourisme et des expéditions en montagne.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/684/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

L’État partie a présenté, le 26 octobre 2005, un rapport sur l'état de conservation et le plan général de gestion approuvé (2004-2014). Une carte a également été reçue, avec le marquage des limites précises du bien du patrimoine mondial. Une demande d'assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du plan d'action annuel s'élevant à 19 990 dollars EU a été approuvée par le Président en 2005 et est en cours d'exécution.

Le rapport de l’État partie présente un bilan des activités de l’autorité de gestion depuis la réouverture du site en 2001, après quatre ans de fermeture suite à l'insurrection et l'intervention de l’armée. Il indique des progrès notoires s’agissant du renforcement des activités de conservation et de gestion des ressources naturelles à l'intérieur et autour du bien. La priorité de la prochaine phase du programme de revitalisation inclus dans le plan général de gestion est de trouver un financement durable pour la gestion du bien et de ses zones tampons.

Le rapport de l'État partie indique que le plan général de gestion mis en œuvre porte sur six aspects principaux : la protection de la communauté ; la préservation et la gestion des ressources ; le suivi et la recherche ; les activités et l'entretien du parc ; le développement du tourisme ; et la coopération régionale. L'objectif du plan général de gestion est d'améliorer la conservation et protection des ressources naturelles et d'élever l'intégrité du parc.

Le Programme de la Banque mondiale sur l'utilisation durable et la gestion des aires protégées et le WWF accordent un soutien limité à la gestion du parc et à un programme de conservation à l’échelon local. Un financement supplémentaire substantiel demeure néanmoins indispensable pour mettre en œuvre le plan général de gestion 2004-2014.

L’État partie rend compte également du travail des Community Protected Area Institutions (CPI), commissions locales qui travaillent avec l’Uganda Wildlife Authority (UWA) sur les questions concernant les relations entre le Parc et la communauté, établies sur recommandation de la mission UNESCO/UICN de 2003. À l'heure actuelle, des CPI ont été créées dans 22 sous-comtés adjacents des trois districts ainsi qu'une CPI inter-districts. Elle gère les relations avec les communautés, les fait participer à la gestion des aires protégées et facilite la mise en œuvre de projets de répartition des bénéfices. La possibilité d’établir un protocole d'accord entre les communautés et le Parc national des Monts Rwenzori pour partager les ressources dans un rayon de 3 km à l'intérieur du parc est à l'étude.

Selon le rapport de l’État partie, le bien est confronté à trois menaces principales : la coupe de bois illicite à des fins commerciales, le braconnage d'animaux sauvages pour la consommation domestique et la taille illicite de bambou pour la construction. Les éléments qui représentent une menace future pour les valeurs de patrimoine mondial du bien sont : le développement du tourisme non planifié, incluant l'alpinisme, les activités minières potentielles à l'intérieur et autour du site et la pression démographique sur le pourtour qui rend les ressources naturelles non durables.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN estiment que les progrès accomplis par l’État partie et l’UWA depuis la réouverture du site en 2001 sont très positifs. Le plan de gestion récemment approuvé intègre les recommandations de la mission conjointe UNESCO/UICN de 2003 et constitue une base solide pour la gestion du bien tout au long de la période 2004-2014. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent à l'organisme de gestion de suivre une approche de gestion adaptée dans la mise en œuvre du plan avec une évaluation à moyen terme en 2009.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.6

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.4, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Sait gré du plan général de gestion et de la carte qui relève avec précision les limites du bien du patrimoine mondial présentés par l'État partie;

4. Félicite l'Uganda Wildlife Authority pour son travail continu en vue d'améliorer la gestion et la conservation du bien, notamment grâce à la mise en œuvre d'un plan de gestion décennal et pour ses efforts considérables pour soutenir le développement durable d'un tourisme approprié dans le parc;

5. Félicite en outre l'État partie pour les progrès réalisés depuis 2001 pour rétablir l'intégrité du bien du patrimoine mondial;

6. Encourage la communauté internationale des bailleurs de fonds et des spécialistes en conservation à fournir une assistance technique et/ou financière supplémentaire pour la mise en œuvre du plan général de gestion 2004-2014;

7. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien d'ici le 1 février 2007, en donnant des informations sur la manière dont sont traitées les principales menaces identifiées par l'État partie et, en particulier, sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan général de gestion, pour examen par le Comité à sa 31e session en 2007.