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Etat de conservation (SOC)

Parc national des oiseaux du Djoudj (2006)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1980-2001)
Montant total approuvé : 249 607USD

2001   Support to African countries to attend Regional Workshop on ...   20 000  USD
2000   Lutte contre le Salvinia molesta dans le delta du fleuve du ...   130 475  USD
1998   2nd International Conference on Wetlands and Development, ...   20 000  USD
1992   Purchase of redwood and other materials for repairing sluice ...   10 000  USD
1988   Financial contribution to repair sluices in Djoudj National Park   20 000  USD
1982   Equipment for biological research and surveillance at Djoudj ...   29 132  USD
1980   Joint mission to draw up a plan of protection for Djoudj National ...   20 000  USD
Missions**

Mission UNESCO/UICN/Ramsar en 2000 et 2001 ; mission UICN/UNESCO en 2005 ; participation de l’UNESCO et de l’UICN à un atelier multipartenaires, avril 2006. 

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Espèces invasives ;

b) Système de gestion de l’eau non opérationnel ;

c) Absence de suivi hydrologique ;

d) Salinisation des sols ;

e) Pâturage de bétail ;

f) Chasse ;

g) Absence de plan de gestion et de financement constant ;

h) Mauvaise capacité de gestion et modifications constantes du personnel ;

i) Mauvaise gestion des visiteurs.

Mesures Correctives

Des repères ont été proposés par la mission UICN/UNESCO de 2005, y compris :

a)  Approbation d’un nouveau plan de gestion ;

b)  Réorganisation fonctionnelle de l’autorité du parc ;

c)  Mise en œuvre d’un programme efficace pour le contrôle de l’espèce invasive ; et

d)  Établissement et mise en œuvre d’un programme d’apports d’eau répondant entièrement aux besoins écologiques de ce bien. 

 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives :

Un atelier a été organisé en avril 2006 ; il a proposé un plan d’action en trois ans (2006-2008) pour la réalisation des repères. Il a recommandé de revoir la mise en œuvre des repères en 2007.

Problèmes de conservation actuels

Un rapport de l’État partie a été reçu le 15 mars 2006 en réponse aux recommandations de la mission de suivi UICN/UNESCO de 2005 et à la demande de la 29e session du Comité. Le rapport a noté que l’autorité du parc est actuellement en cours de restructuration et qu’un conservateur expérimenté a pris son poste. Des gardes du parc sont en cours de formation et seront en place courant 2006. De plus, 35 « éco-gardes » des villages environnants aident le personnel pour tous les travaux sur le terrain dans le parc, y compris l’écotourisme. Trois nouveaux véhicules ont été acquis et les gardiens auront plus de mobilité qu’auparavant, ce qui leur permettra d’intervenir en cas de nécessité. Une nouvelle équipe gère également la station biologique et se concentrera sur la recherche. La station a pour la première fois son budget propre et a été placée sous l’autorité du conservateur, comme la mission 2005 le recommandait. Le site de reproduction des pélicans sera reconstruit pour une meilleure durabilité en 2006 avec le soutien du gouvernement des Pays-Bas. En réponse à la mission de suivi de 2005, l’État partie a également amélioré la signalisation dans le parc et réussi à éliminer le bétail du bien dans toutes les zones, sauf celles où leur présence est jugée bénéfique pour maîtriser la végétation.

En ce qui concerne les espèces invasives, le rapport de l’État partie a noté une amélioration dans le contrôle de Pistia (laitue d’eau) en dépit de la progression en 2005 et estime que la situation devrait continuer à s’améliorer en 2006 avec les méthodes de contrôle biologique. D’autres travaux doivent être accomplis pour assurer un meilleur contrôle de Typha, espèce liée au niveau de l’eau et qui exige un suivi hydrologique constant. La diffusion d’autres espèces provoque également certains problèmes et un rapport est actuellement en préparation sur la gestion de l’eau et des espèces invasives.

Le rapport n’apporte aucune information sur la mise en œuvre d’un système d’apports d’eau pour répondre aux besoins écologiques du bien. Dans l’ensemble toutefois, le rapport de l’État partie note que l’autorité des parcs nationaux a pris conscience des problèmes de ce bien et travaille à améliorer son état de conservation.

Depuis la soumission du rapport de l’État partie, en suivi direct à la mission 2005 UICN/UNESCO et avec un financement et un soutien technique fournis par le Fonds du patrimoine mondial, le Centre du patrimoine mondial, l’UICN et d’autres partenaires, un atelier multipartenaires s’est déroulé sur le bien du 24 au 27 avril 2006. Le but de cet atelier était de préparer un plan d’action pour le bien avec l’engagement de scientifiques, de diverses ONG et d’anciens conservateurs du parc afin de prendre les mesures nécessaires pour réaliser les repères identifiés par la mission de suivi 2005. L’atelier a réussi à mettre au point un plan avec une série d’actions spécifiques qui devraient être mises en œuvre entre 2006 et 2008 pour atteindre les repères fixés, y compris un budget et un calendrier. Ce plan d’action vise à compléter le plan de gestion actuel qui décrit notamment le système de gestion hydrologique correct. Toutefois, le niveau auquel ce plan d’action sera officiellement adopté et soutenu par l’État partie n’est pas clair, non plus que le niveau de financement disponible pour sa mise en œuvre.

À partir du rapport de l’État partie et des résultats de l’atelier d’avril 2006, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que des progrès considérables ont été accomplis dans le suivi des recommandations essentielles de la mission de suivi de 2005 et vers la réalisation des différents repères. Avec le développement du plan d’action (2006-2008) et l’engagement d’un nouveau conservateur, l’état de conservation de ce bien devrait continuer à s’améliorer dans les années à venir. Il est à présent essentiel que le plan d’action et les modifications prévues dans la gestion de ce bien bénéficient de ressources suffisantes et soient mis en œuvre au cours de l’année à venir. L’UICN note qu’il existe un risque constant de progression des espèces invasives dû à la modification du système hydrologique causée par le barrage construit en amont ; le système de gestion hydrologique actuellement en place doit donc être soigneusement contrôlé et suivi en continu, ainsi qu’un programme régulier de lutte biologique pour les espèces comme Pistia et Salvinia molesta. Ce travail étant bien lancé, et à partir de l’évaluation de progrès ultérieurs dans la mise en œuvre des activités planifiées, il devrait être possible d’envisager de supprimer ce bien de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2007.

Finalement, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que la réserve avicole nationale de Djoudj a été reconnue comme faisant partie de la réserve de biosphère transfrontière du delta du Sénégal récemment approuvée par l’UNESCO (qui comprend le parc national des oiseaux du Djoudj et le parc national de Diawling en Mauritanie, ainsi que la ville de Saint-Louis). De plus, le programme de petites subventions (SGP) de l’UNDP/GEF a récemment inclus la réserve transfrontière dans la seconde phase (2005-2009) du programme COMPACT (gestion communautaire de la conservation des zones protégées) soutenu par la fondation des Nations Unies, qui offre une assistance financière et technique aux initiatives à base communautaire dans huit biens du patrimoine mondial et leurs alentours.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

30COM7A.11
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7A.Add.Rev,

2. Rappelant la décision 29 COM 7A.7, adoptée lors de sa 29esession (Durban, 2005),

3. Félicite l'État partie pour ses efforts considérables en vue d'améliorer l'état de conservation du bien conformément à la mission de suivi 2005 UICN/UNESCO, et pour avoir développé un plan d'action de trois ans afin d'atteindre les repères fixés par le Comité lors de sa 29esession (Durban, 2005) avec le soutien de partenaires et d'experts réunis en un atelier multipartenaires;

4. Prie instamment l'État partie d'approuver formellement le plan d'action (2006-2008) et à consacrer les ressources nécessaires à sa mise en œuvre complète aussitôt que possible, y compris par le déploiement et la formation du personnel nécessaire d'ici le 1octobre2006;

5. Encourage les donateurs et partenaires à accorder une attention particulière à soutenir le ministère de l'Environnement dans la mise en œuvre effective du plan d'action (2006-2008) pour le Parc national des oiseaux du Djoudj;

6. Prie également instamment l'État partie de mettre en place un comité de gestion et un comité scientifique, de préférence d'ici fin 2006, comportant des partenaires et des experts appropriés, pour guider et évaluer la mise en œuvre du plan d'action (2006-2008);

7. Reconnaît que des progrès remarquables ont été effectués pour atteindre les repères proposés par la mission de suivi 2005 UICN/UNESCO, et que l'on s'attend à ce que la mise en oeuvre du plan d'action accompagnée d'une gestion et d'un suivi attentif du système hydrologique contribuera à consolider encore les efforts de conservation;

8. Demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1février2007 un rapport à jour sur l'état de conservation du bien, en particulier sur les progrès dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi 2005 et sur l'approbation et la mise en œuvre du plan d'action, rapport qui sera examiné par le Comité lors de sa 31esession en 2007;

9. Décide de retirer le Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal) de la Liste du patrimoine mondial en péril.

30COM8C.3
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné les rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-06/30.COM/7A et WHC-06/30.COM/7A.Add.Rev),

2. Retire les biens suivants de la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Algérie, Tipasa (décision 30 COM 7A.18)
  • Allemagne, Cathédrale de Cologne (décision 30 COM 7A.30)
  • Inde, Ensemble monumental de Hampi (décision 30 COM 7A.24)
  • Sénégal, Parc national des oiseaux du Djoudj (décision 30 COM 7A.11)
  • Tunisie, Parc national de l'Ichkeul (décision 30 COM 7A.12)
Projet de décision : 30 COM 7A.11

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7A.Add,

2. Rappelant la décision 29 COM 7A.7, adoptée lors de sa 29e session (Durban, 2005),

3. Félicite l’État partie pour ses efforts considérables en vue d’améliorer l’état de conservation du bien conformément à la mission de suivi 2005 UICN/UNESCO, et pour avoir développé un plan d’action à trois ans afin d’atteindre les repères fixés par le Comité lors de sa 29e session (Durban, 2005) avec le soutien de partenaires et d’experts réunis en un atelier multipartenaires ;

4. Prie instamment l’État partie à approuver formellement le plan d’action (2006-2008) et à consacrer les ressources nécessaires à sa mise en œuvre complète aussitôt que possible, y compris par le déploiement et la formation du personnel nécessaire d’ici le 1er octobre 2006 ;

5. Encourage les donateurs et partenaires à accorder une attention particulière à soutenir le ministère de l’Environnement dans la mise en œuvre effective du plan d’action (2006-2008) pour la réserve avicole nationale de Djoudj ;

6. Prie également instamment l’État partie de mettre en place un comité de gestion et un comité scientifique, de préférence d’ici fin 2006, comportant des partenaires et des experts appropriés, pour guider et évaluer la mise en œuvre du plan d’action (2006-2008) ;

7. Reconnaît que des progrès remarquables ont été effectués pour atteindre les repères proposés par la mission de suivi 2005 UICN/UNESCO, et que l’on pense que la mise en oeuvre du plan d’action accompagnée d’une gestion et d’un suivi attentif du système hydrologique contribuera à consolider encore les efforts de conservation vers les repères convenus, afin que le Comité puisse envisager de supprimer ce bien de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2007 ;

8. Demande à l’État partie de fournir pour le 1er février 2007 un rapport à jour sur l’état de conservation du bien, en particulier sur les progrès dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi 2005 et sur l’approbation et la mise en œuvre du plan d’action, rapport qui sera examiné par le Comité lors de sa 31e session en 2007 ;

9. Décide de maintenir le Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Parc national des oiseaux du Djoudj
Etat Partie :
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Fiches d'inscriptions (année) : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2011
2009
2007
2006
2005
2004
1992
1991
1988
1987
1986
1985
1984
1983
1982
Menaces*
  • Élevage de bétail/pacage d’animaux domestiques
  • Chasse de subsistance
  • Espèces envahissantes / exotiques d’eau douce
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Autres menaces :
    Salinisation des sols
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2000 -2006
Menaces sur le bien :

Le sanctuaire est menacé par une fougère aquatique, la Salvinia molesta, qui prolifère au point de traverser le fleuve et d'envahir le parc mauritanien voisin de Diawling. Une tentative de contrôle biologique - par introduction de scarabées mangeurs de plantes fournis par l'Afrique du Sud - n'a pas donné les résultats escomptés.

Les autorités nationales sont favorables à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril pour faciliter leur tâche et pour faire appel à des bailleurs de fonds.

Année: 1984 -1988
Menaces sur le bien :

Le Comité a été informé par l'UICN que la menace constituée par le barrage en terre canstruit en amont de ce bien a disparu, les pluies récentes ayant été suffisamment abondantes pour emporter cet ouvrage temporaire. Cependant, la menace à plus long terme que constitue le projet de construction d'un barrage en aval subsiste et compromet gravement l'avenir de ce site.

 



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.