jump to the content

Etat de conservation (SOC)

Fort et jardins de Shalimar à Lahore (2006)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien: 975.000 dollars EU (NORAD : 900.000 dollars EU, approuvés en 2002 ; Fondation Getty : 75.000 dollars EU, approuvés en 2004). 

Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1981-2000)
Montant total approuvé : 121 000USD

2000 Rescue programme for Fort and Shalamar Gardens, Lahore   50 000  USD
1999 Archaeological, soil and design research and the preparation of a ...   10 000  USD
1999 Signage on-site at the Fort and Shalimar Gardens of Lahore ...   5 000  USD
1981 Emergency restoration work at Lahore Fort   44 000  USD
1981 Emergency restoration work at Shalimar Gardens   12 000  USD
Missions**

Mission UNESCO-ICOMOS de suivi réactif en novembre 2005.

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Pression urbaine ;

b) Mécanisme de gestion insuffisant (y compris législation incomplète et manque de ressources financières).

Mesures Correctives

Plusieurs repères sont proposés ci-dessous.

 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives :

Avant juin 2007 (les critères proposés ci-dessous exigent certaines dispositions budgétaires de la part du gouvernement provincial du Pendjab. Il est prévu que ces dispositions budgétaires prennent effet au cours de l’année fiscale de juillet 2007 à juin 2008).

Problèmes de conservation actuels

Le 5 avril 2006, le Centre du patrimoine mondial a reçu un rapport sur l’état de conservation du bien, daté du 31 mars 2006, accompagné d’un exemplaire des deux plans directeurs établis par l’État partie – un pour le Fort de Lahore et l’autre pour les Jardins de Shalimar. Ce rapport précise que ces deux projets définitifs seront prochainement présentés aux autorités compétentes pour approbation.

En réponse à la décision du Comité (29 COM 7A.25), le rapport fournit des informations générales sur le transfert de la gestion du bien des autorités fédérales aux autorités provinciales. Ce transfert a pour but de mettre en place une gestion intégrée du bien et de la zone environnante, et de pallier à l’absence précédente de coordination entre le Département fédéral d’Archéologie chargé de la conservation des monuments classés, et les services provinciaux chargés de la gestion des zones environnantes. Outre ce changement positif, le gouvernement du Pendjab renforce aussi la zone tampon et étudie l’opportunité éventuelle d’acquérir et de démolir 106 maisons autour des Jardins de Shalimar pour améliorer la zone tampon, qui est située entre la zone habitée et le bien. Tout le personnel qui travaillait pour le site avant le transfert a été conservé, avec l’accord du gouvernement fédéral.

Le rapport décrit également les récents efforts de conservation du gouvernement du Pendjab, notamment la réfection de la pelouse et la création d’installations d’accueil des visiteurs au Fort. Quant aux Jardins de Shalimar, des négociations sont en cours avec divers services gouvernementaux pour discuter de la suppression éventuelle de constructions autour des Jardins afin de créer une zone tampon suffisamment étendue. De plus, il a été demandé à l’organisme d’aménagement de Lahore de créer un système de drainage autour des Jardins pour les protéger des bourrasques de pluie qui constituent une des causes essentielles de destruction des murailles des Jardins.

D’autre part, le rapport indique que le gouvernement du Pendjab a alloué 600 millions de roupies (environ 10 millions de dollars EU) pour la conservation du bien pour les cinq ans à venir ; plusieurs travaux de conservation hautement prioritaires ont déjà été définis.

Conformément à la demande de la 29e session du Comité, une mission conjointe de suivi réactif UNESCO/ICOMOS a été effectuée sur place en novembre 2005. Selon le rapport de mission, la Direction de l’Archéologie du gouvernement provincial du Pendjab a beaucoup avancé dans la préparation des plans directeurs pour le Fort de Lahore et les Jardins de Shalimar. Le plan directeur du Fort de Lahore est achevé et attend son approbation finale ; celui des Jardins de Shalimar est en cours de préparation.

La mission a cependant reconnu qu’aucune mesure de protection ou corrective n’a été prise concernant les ouvrages hydrauliques des Jardins de Shalimar qui ont été démolis par la construction de la Grand Trunk Road, malgré la demande du Comité en 2000. L’État partie n’a commencé à prendre ni les mesures de protection – comme la pose d’une clôture autour de l’emplacement des ouvrages hydrauliques démolis –, ni les travaux de consolidation sur les fondations qui subsistent.

L’ICOMOS fait également remarquer que l’état de conservation du bien est de manière générale assez mauvais, essentiellement en raison du manque d’entretien journalier, des empiètements, d’un drainage des eaux inadapté, d’une mauvaise gestion des visiteurs, et autres. Bien que la création récente de la Fondation pour le patrimoine du Pendjab par le gouvernement provincial renforce le soutien financier accordé à la protection du patrimoine culturel de la province, de nombreux projets en préparation susceptibles de bénéficier d’un financement de la Fondation risquent de ne pas être en conformité avec les principes énoncés dans le plan directeur en préparation. Dans ce contexte, il conviendrait que l’État partie fixe les priorités d’allocation des ressources disponibles selon les objectifs de la gestion définis dans les plans directeurs en préparation.

Les recommandations faites par un consultant de l’UNESCO en 2003 d’étendre le bien du patrimoine mondial et sa zone tampon ont également été appuyées par l’expert de l’ICOMOS. Il a été recommandé d’inclure la Badshahi Masjid (Mosquée royale), la Tombe de Ranjit Singh et les espaces libres autour de ces édifices dans la zone centrale du Fort. Quant à la limite de la zone centrale des Jardins de Shalimar, il conviendrait de la revoir et d’intégrer le Naqar Khana et tous les autres éléments hydrauliques extérieurs. La définition des zones tampons reste également à revoir en conséquence. Actuellement, les plans directeurs ne font pas allusion à une extension possible du bien.

L’expert de l’ICOMOS a également fait 11 recommandations visant essentiellement à assurer la coordination du processus décisionnel, à améliorer l’entretien du bien et à accélérer la finalisation et la consolidation des plans de gestion établis pour les deux sites.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

30COM7A.27
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7A,

2. Rappelant la décision 29 COM 7A.25, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note l'avancement considérable réalisé dans la préparation des plans directeurs pour le Fort de Lahore et les Jardins de Shalimar ;

4. Félicite l'État partie du changement positif apporté à la structure institutionnelle de conservation créée par le transfert de gestion du bien de l'autorité fédérale à l'autorité provinciale ;

5. Félicite l'État partie de toutes les mesures prises l'année passée pour améliorer la conservation du bien ;

6. Regrette, toutefois que l'État partie n'ait entrepris ni les mesures de protection, comme la pose d'une clôture dans la partie où se trouvent les ouvrages hydrauliques démolis dans les Jardins de Shalimar, ni les travaux de consolidation des fondations restantes ;

7. Note avec inquiétude que les ressources effectives allouées par le gouvernement provincial du Pendjab pourraient ne pas permettre de traiter comme il convient les problèmes de conservation mis en évidence dans les plans directeurs actuellement en préparation ;

8. Demande à l'État partie de mettre en œuvre les mesures suivantes, qui constituent les repères pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril :

a) Consolidation de ce qui reste des fondations des ouvrages hydrauliques démolis dans les Jardins de Shalimar ; et

b) Etablissement de l'ordre de priorité de l'allocation et de l'utilisation des ressources disponibles en fonction des objectifs de gestion définis dans les plans directeurs ;

9. Encourage l'État partie à envisager l'extension éventuelle de la zone centrale et de la zone tampon, selon les recommandations de la mission UNESCO de 2003 ;

10. Demande également à l'État partie de présenter au Centre du patrimoine mondial, avant le 1 février 2007, un rapport d'avancement sur la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité à sa 31e session, en 2007 ;

11. Décide de maintenir le Fort et les jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

30COM8C.2
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné les rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-06/30.COM/7A et WHC-06/30.COM/7A.Add.Rev),

2. Maintient les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 30 COM 7A.22)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 30 COM 7A.23)
  • Azerbaïdjan, Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge (décision 30 COM 7A.29)
  • Bénin, Palais royaux d'Abomey (décision 30 COM 7A.16)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 30 COM 7A.31)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 30 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 30 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena (décision 30 COM 7A.19)
  • Etats-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 30 COM 7A.14)
  • Ethiopie, Parc national du Simien (décision 30 COM 7A.9)
  • Honduras, Réserve de la biosphère Río Plátano (décision 30 COM 7A.15)
  • Inde, Sanctuaire de faune de Manas (décision 30 COM 7A.13)
  • République islamique d'Iran, Bam et son paysage culturel (décision 30 COM 7A.25)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 30 COM 7A.20)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 30 COM 7A.34)
  • Népal, Vallée de Kathmandu (décision 30 COM 7A.26)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 30 COM 7A.10)
  • Pakistan, Fort et jardins de Shalimar à Lahore (décision 30 COM 7A.27)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 30 COM 7A.32)
  • Philippines, Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (décision 30 COM 7A.28)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St. Floris (décision 30 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 30 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 30 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 30 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 30 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 30 COM 7A.5)
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 30 COM 7A.17)
  • Venezuela, Coro et son port (décision 30 COM 7A.33)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 30 COM 7A.21)
Projet de décision : 30 COM 7A.27

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7A,

2. Rappelant la décision 29 COM 7A.25, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note l’avancement considérable réalisé dans la préparation des plans directeurs pour le Fort de Lahore et les Jardins de Shalimar ;

4. Félicite l’État partie du changement positif apporté à la structure institutionnelle de conservation créée par le transfert de gestion du bien de l’autorité fédérale à l’autorité provinciale ;

5. Félicite l’État partie de toutes les mesures prises l’année passée pour améliorer la conservation du bien ;

6. Regrette, toutefois que l’État partie n’ait commencé à prendre ni les mesures de protection – comme la pose d’une clôture dans la partie où se trouvent les ouvrages hydrauliques démolis dans les Jardins de Shalimar – ni les travaux de consolidation des fondations restantes ;

7. Note avec préoccupation que les ressources effectives allouées par le gouvernement provincial du Pendjab ne permettent pas de traiter comme il convient les problèmes de conservation définis dans les plans directeurs actuellement en préparation ;

8. Demande à l’État partie de mettre en œuvre les mesures suivantes, qui conditionnent le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril :

a) d’appliquer les mesures de protection qui s’appliquent aux ouvrages hydrauliques démolis dans les Jardins de Shalimar, et d’en consolider les restes de fondations ;

b) d’approuver les plans directeurs pour les Jardins de Shalimar et le Fort de Lahore ; et

c) d’établir l’ordre de priorité d’allocation et d’utilisation des ressources disponibles selon les objectifs de gestion définis dans les plans directeurs. La plus haute priorité doit être accordée au nettoyage / à l’entretien ainsi qu’à la stabilisation du site, en attendant l’approbation des plans directeurs ;

9. Encourage l’État partie à envisager les possibilités d’extension de la zone centrale et de la zone tampon, selon les recommandations de la mission UNESCO de 2003 ;

10. Demande également à l’État partie de présenter au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2007, un rapport d’avancement sur la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité à sa 31e session, en 2007 ; et

11. Décide de maintenir le Fort et les jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Fort et jardins de Shalimar à Lahore
Etat Partie :
Pakistan
Date d'inscription : 1981
Fiches d'inscriptions (année) : 1980
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)
Liste en péril : Oui
Menaces*
Cadre juridique
Habitat
Ressources financières
Système de gestion/plan de gestion
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2000 -2012
Menaces sur le bien :

Des réservoirs vieux de 375 ans - qui alimentaient en eau les fontaines des jardins - ont été détruits en juin 1999 pour élargir une route qui longe les jardins au Sud. Les murailles du jardin ont également été détériorées. Face aux atteintes déjà constatées et aux menaces pesant sur le site, le Comité a décidé de son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril, répondant ainsi à la demande du gouvernement pakistanais de mobiliser la communauté internationale en faveur de la sauvegarde du site.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.