1.         Ville de Vicence et les villas de Palladio en Vénétie (Italie) (C 712bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (i)(ii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/712/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/712/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission conjointe de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial/ICOMOS, 2005

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Projet de construction d'une extension d'autoroute près de la Villa Saraceno ;

b) Développement incontrôlé dans la Vénétie.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/712/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

Le 30 janvier 2007, l'Etat partie a remis un rapport détaillé en réponse aux décisions du Comité, prises lors de sa 30e session (Vilnius, 2006).

a) Le rapport apporte des éclaircissements sur la façon dont la zone tampon prévue près de la Villa Saraceno permettrait de contrôler les projets d'aménagement et d'assurer l'intégrité du bien du patrimoine mondial et de son cadre. Le rapport souligne que le bien est protégé par trois lois différentes et par une réglementation locale de planification urbaine. La loi sur le plan d'occupation des sols (2004) est désormais appliquée et un "Projet stratégique" (2006) a été élaboré pour concevoir des mesures de protection autour de chaque villa palladienne et recréer son environnement spécifique. Cependant, le renforcement des mesures de protection indirectes est une étape dans la création d'une zone de protection plus vaste, englobant non seulement la Villa Saraceno, mais aussi un ensemble de bâtiments anciens dans leur environnement naturel. Des mesures de protection spécifiques s'appliqueront à toute la zone identifiée, y compris une interdiction de toute construction au sol, à l'exception de travaux ayant un impact minimum. Cette interdiction concernerait, entre autre, toute construction industrielle, toute nouvelle construction dépassant la hauteur de deux étages (en plus du rez-de-chaussée) et toute construction en dysharmonie avec l'environnement rural. Tout projet doit obtenir l'accord des autorités. Une nouvelle zone tampon sera soumise à l'approbation du Comité dès que les procédures liées aux nouvelles mesures de protection seront achevées.

b) L'Etat partie signale que le plan de gestion a été conçu pour la proposition d'inscription en série dans son ensemble, et consacre donc des parties spécifiques à chaque composant individuel du bien en série. La procédure visant à l'adoption formelle du plan par toutes les parties concernées est actuellement en cours. Il est prévu que le plan de gestion soit mis en œuvre dans le cadre de deux phases successives. Dans une première phase, la zone tampon bénéficiera des lois et règles de protection existantes, la seconde phase sera mise en œuvre dans le cadre du "Projet stratégique" et tiendra compte des résultats d'une étude détaillée de l'histoire et du paysage pour évaluer les conditions environnementales des villas. Partout où cela sera nécessaire, les zones tampons déjà identifiées seront modifiées et adaptées sur la base des conclusions de cette étude.

c) En ce qui concerne le nouveau projet autoroutier près de la Villa Saraceno, celui-ci a été en partie révisé et un certain nombre de solutions techniques ont été trouvées pour répondre aux problèmes soulevés. Le projet autoroutier, dans sa partie voisine de la Villa palladienne Saraceno, a été modifié afin d'être conforme aux recommandations de la mission du Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2005. Deux modifications ont été effectuées, l'une, au nord, concernant, la gare de péage autoroutier d'Agugliaro, l'autre, au sud, concernant les deux ponts autoroutiers visibles depuis la Villa Saraceno. Ces propositions de modification ont été transmises à la Direction nationale de l'équipement routier  Au nord, le dessin de la structure architecturale de la gare de péage a été modifié en faveur d'une structure plus simple et moins visible. Au sud, en accord avec la demande d'abaissement des deux ponts autoroutiers visibles de la Villa Saraceno (N° 18 et 19), une solution différente a été choisie. Le nouveau plan prévoit une série de modifications du projet qui éliminent le pont autoroutier N°19 et une réorientation de la circulation locale sur une route de jonction parallèle longeant l'autoroute par l'est. En outre, le pont autoroutier N°18 a été redessiné, le niveau de la route abaissé et un virage ajouté dans l'équipement de la rampe ouest. Par ailleurs, une réduction importante de la surface routière du pont a été obtenue. Ces travaux seront complétés par une zone plantée d'arbres sur le talus de la rampe ouest, zone plantée qui, lorsque les arbres auront poussé, pourra dissimuler totalement le pont autoroutier depuis la villa.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7B.113

Le Comité du patrimoine mondial,

1.        Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2.        Rappelant les décisions 29 COM 7B.66 et 30 COM 7B.85, adoptées respectivement lors de ses 29e (Durban, 2005) et 30e (Vilnius, 2006) sessions,

3.        Prend acte des efforts faits par les autorités pour établir des mesures de protection spécifiques et pour préparer le plan de gestion ;

4.        Accueille favorablement les progrès réalisés dans la résolution des problèmes soulevés par la mission de 2005, progrès concrétisés par une série de propositions techniques visant à minimiser l'impact visuel du projet autoroutier ;

5.        Rappelle ses précédentes réclamations concernant la finalisation du plan de gestion et demande à l'Etat partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2009, la version finale du plan de gestion du bien du patrimoine mondial, comprenant des plans de conservation et des zones tampons ainsi qu'un rapport actualisé, et ce, à fin d'examen par le Comité lors de sa 33e session en 2009.