1.         Mont Athos (Grèce) (C/N 454)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (i)(ii)(iv)(v)(vi)(vii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/454/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/454/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier/février 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/454/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 12 mars 2012, présentant l’avancement de l’établissement d’un cadre de gestion intégrée couvrant à la fois les valeurs naturelles et culturelles, comme l’avait recommandé la mission de 2006 et comme cela avait été redemandé par le Comité à sa 34e session.

Les questions non résolues du rapport de mission de 2006 incluent la nécessité d’un cadre de gestion d’ensemble, des mesures de gestion des risques et de meilleures méthodes concernant l’infrastructure et la gestion des déchets.

L’État partie signale l’achèvement d’un plan de gestion préliminaire confié par la Sainte Communauté du Mont Athos à une équipe interdisciplinaire coordonnée par un architecte-urbaniste et constituée de spécialistes – architectes, ingénieurs, juristes et spécialistes de l’environnement. Le plan présente la situation actuelle à l’intérieur du bien et traite de problèmes tels que l’utilisation des terres, le système de transports et communications, la gestion durable des forêts et l’environnement naturel, la préservation de la biodiversité, la préservation du Mont Athos en tant que paysage culturel, le réseau d’alimentation en eau, le système d’égouts, la gestion des déchets dans le contexte d’une gestion durable du Mont Athos, l’amélioration des systèmes de production d’énergie, et le maintien de la beauté naturelle du bien grâce à des interventions harmonieuses. Lors d’une mission au Mont Athos en juin 2011, le Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la Culture a insisté sur le fait que le Centre du patrimoine mondial était prêt à conseiller les autorités compétentes pour la finalisation du plan de gestion.

Le plan de gestion préliminaire, après approbation, constituera la base d’une « Étude systématique finale de gestion, d’environnement et d’aménagement du territoire de la péninsule d’Athos ». Cela inclura non seulement des actions et une réglementation pour la préservation du bien, mais aussi des mesures de prévention des risques pour traiter d’éventualités comme les incendies, les tremblements de terre et le changement climatique. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent que la Sainte Communauté a montré qu’elle était consciente des menaces sur les aspects naturels du bien, et le cas échéant, a consulté des spécialistes de la protection de la nature. Ils considèrent néanmoins qu’il convient de rechercher des compétences spécialisées supplémentaires pour aider les monastères pour les questions de protection de la nature, pour coordonner la protection de la nature dans toute la région concernée, et pour aider à gérer les incendies et les pratiques de sylviculture, ainsi que la planification du réseau routier.

En réponse à la demande du Comité du patrimoine mondial d’étudier les possibilités de soutien à un atelier multidisciplinaire réunissant les principaux intervenants pour définir l’ébauche du cadre de gestion, l’État partie a fait savoir que des efforts sont en cours pour coordonner tous les intervenants.

L’État partie indique également qu’une étude et un arrêté réglementaire pour la gestion de l’environnement naturel du Mont Athos ont été soumis par la Sainte Communauté au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et du Changement climatique, au Département de Gestion de l’Environnement naturel pour examen. Cette étude et cet arrêté seront également examinés par le Ministère de la Culture et du Tourisme et autres ministères compétents.

Il convient de noter qu’un représentant de la Sainte Communauté a participé au séminaire international sur « Le rôle des communautés religieuses dans la gestion des biens du patrimoine mondial » (Kiev, novembre 2010), où il a présenté la forme particulière d’auto-administration avancée de la Sainte Communauté et où il a rendu compte de l’avancement de la préparation du plan de gestion préliminaire. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note de l’avancement d’un plan de gestion préliminaire coordonné par une équipe interdisciplinaire, et du fait qu’il traite les questions essentielles soulevées par la mission de 2006. Il est entendu que ce plan préliminaire, une fois approuvé, constituera la base du plan de gestion final du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives suggèrent au Comité d’inviter l’État partie à soumettre le plan de gestion préliminaire au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, avant qu’il ne devienne le plan final.

Ils recommandent aussi au Comité du patrimoine mondial de renouveler sa demande à l’État partie d’organiser l’important atelier multidisciplinaire réunissant les principaux intervenants, demandé par le Comité à sa 34e session. Tenant compte de la décision 35 COM 5A du Comité concernant une publication thématique proposant aux États parties des lignes directrices générales sur la gestion de leur patrimoine culturel et naturel d’intérêt religieux, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent que cet important atelier multidisciplinaire pourrait aussi contribuer au débat sur les mécanismes de gestion adaptés des biens du patrimoine mondial présentant un intérêt religieux concernés par la décision susmentionnée.

Décision adoptée: 36 COM 7B.38

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Rappelant les décisions 32 COM 7B.43, et 34 COM 7B.40, adoptées respectivement à sa 32e session (Québec, 2008) et à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Note avec satisfaction les progrès réalisés par l’État partie et la Sainte Communauté du Mont Athos dans la préparation d’un plan de gestion interdisciplinaire préliminaire qui traitera les recommandations de la mission conjointe de suivi réactif de 2006 et les recommandations du Comité et qui, une fois approuvé, constituera la base d’une « Étude systématique finale de gestion, d’environnement et d’aménagement du territoire de la péninsule d’Athos » ;

4.   Recommande que l’État partie, en collaboration avec la Sainte Communauté, fournisse, d’ici le 1er février 2013, trois exemplaires imprimés et électroniques du plan de gestion préliminaire, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant sa finalisation ;

5.   Réitère sa demande à l’État partie et à la Sainte Communauté d’envisager d’aider à l’organisation, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, d’un important atelier multidisciplinaire réunissant les principaux intervenants pour définir l’ébauche du cadre de gestion et contribuer ainsi, entre autres, au débat sur les mécanismes de gestion adaptés des biens du patrimoine mondial présentant un intérêt religieux concernés par la décision 35 COM 5A sur le patrimoine d’intérêt religieux,  adoptée à sa 35e session ;

6.   Demande à l’État partie, en collaboration avec la Sainte Communauté, de fournir au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport sur l’avancement réalisé dans l’établissement d’un cadre de gestion intégrée et d’un plan de gestion, conformément aux recommandations de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN de 2006, et sur la mise en œuvre des recommandations susmentionnées.