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Patrimoine Mondial

Patrimoine Mondial n°65
développement durable

octobre 2012

Les numéros de Patrimoine Mondial publiés en 2012 ont été largement consacrés à la commémoration de l’adoption de la Convention du patrimoine mondial il y a quarante ans, en 1972. Il ne s’agit pas d’une entreprise d’autocongratulation mais plutôt d’une révision analytique qui offre certains aperçus fascinants de la contribution unique, passée et présente, de la Convention à notre monde.

Un tel survol rapide de l’histoire de la Convention et de son développement progressif fait penser à ces films en accéléré qui nous permettent de voir un bourgeon vert émerger du sol et prendre rapidement la forme d’une plante adulte.

Le patrimoine mondial est devenu l’un des aspects les plus familiers et les plus populaires d’action internationale à l’échelle mondiale ; aussi son développement futur en est d’autant plus important. Les sites du patrimoine mondial sont devenus de véritables foyers de meilleures pratiques dans bien des domaines, notamment ceux de la conservation, de la durabilité et de l’engagement communautaire.

Le tout premier bourgeon de la Convention fut une idée simple : certaines choses méritent d’être préservées pour toujours. Mais, il s’avéra rapidement que cette simplicité même posait un défi, et la simple recherche d’objets dignes de cette protection soulevait d’innombrables questions tout à fait fondamentales, qui sont toujours en cours d’exploration et d’intégration quarante années plus tard. En fait, toute l’histoire de la Convention pourrait être envisagée comme l’histoire d’un seul concept qui se déploie.

La singularité, l’unicité, l’universalité, l’interconnexion, la coopération internationale, sont parmi les facettes explorées au cours des dernières décennies, par le biais d’un dialogue continu et créatif entre cultures.

L’approche axée sur les monuments et les sites naturels, prédominante lors des premiers temps, s’est vue progressivement mais fermement mise en cause par d’autres approches culturelles, et cet échange se révéla particulièrement productif. En effet, le débat au sein de la communauté du patrimoine mondial au fil des ans a permis de forger de nouveaux concepts qui ont peu à peu été intégrés dans le paysage intellectuel mondial. Le développement durable et la participation communautaire ne sont que deux d’entre eux, et les sites du patrimoine mondial peuvent être considérés comme des laboratoires destinés à examiner et à améliorer ce genre de mission fondamentale.

Le développement durable et la participation communautaire sont au coeur de ce 40e anniversaire, et aussi du présent numéro de notre magazine. Michael Turner explore les manières dont la durabilité a été présente dans le travail quotidien de la Convention au cours de ces quatre décennies. Des articles consacrés à des sites – le Parc national de Gros-Morne au Canada, le Paysage culturel du café en Colombie, le Parc national du banc d’Arguin en Mauritanie et la Ville historique de Vigan aux Philippines – soulignent des aspects particuliers liés à l’engagement communautaire et au développement durable sur ces sites. Vigan est tout particulièrement en vue cette année, car la ville a été choisie d’entre les 28 sites soumis par 23 États parties dans le cadre de l’initiative, mise en place par le Comité du patrimoine mondial pour récompenser les meilleures pratiques dans la gestion du patrimoine mondial en cette année anniversaire. Cette reconnaissance sera officiellement annoncée le 8 novembre prochain à l’occasion de la clôture du 40e anniversaire à Kyoto, au Japon.

Dans ce numéro, nous présenterons aussi les nouveaux sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial au cours de la 36e session du Comité du patrimoine mondial en juin-juillet 2012 à Saint-Pétersbourg, Fédération de Russie. Et enfin, l’article de Greg Terrill touchant aux moments forts de la dernière décennie de la Convention nous rappelle que la poursuite de la protection de la Valeur universelle exceptionnelle, tout en tenant compte des déplacements du pouvoir à l’échelle de la planète, demeure le défi à résoudre si l’on veut prolonger les succès passés de la Convention dans l’avenir.

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Auteur
Centre du patrimoine mondial
Contact
UNESCO
Publication
UNESCO Publishing
Numéro
65