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Fonds-en-dépôt japonais pour la préservation du patrimoine culturel mondial

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Objectif

Le Fonds-en-dépôt est destiné à préserver le patrimoine culturel tangible tels que les monuments historiques et les vestiges archéologiques de grande valeur.

Activités financées par le Fonds-en-dépôt

Le Fonds-en-dépôt finance les activités qui sont en conformité avec cet objectif, tels les travaux de restauration et de préservation, ou les études et les recherches, qu'elles soient préliminaires ou de générales (y compris les fouilles archéologiques de petite importance), qui sont directement liées aux travaux. Les services d'experts internationaux ainsi que l'équipement nécessaires peuvent être fournis selon les besoins. La formation de spécialistes nationaux constituant un volet important de cette coopération, chaque projet comprendra des activités de formation dans les domaines concernés.

Les activités qui ne sont pas directement liées à l'objectif susmentionné, comme la construction ou le développement d'un musée de site, ou l'installation de structures nouvelles destinées au développement du tourisme culturel, ne font pas l'objet d'un financement.

Historique

Malgré les efforts déployés depuis des années par l'UNESCO, ainsi que par d'autres institutions en collaboration avec elle, aussi bien sur le plan normatif que sur le plan opérationnel, il existe encore de nombreux sites, monuments historiques et autres patrimoines culturels communs de l'humanité, menacés de graves dégradations, voire de disparition, à défaut d'interventions appropriées.

Préoccupé par ce problème, le Japon figure parmi les Etats membres qui ont bien voulu soutenir activement l'action de l'UNESCO, comme en témoigne l'assistance technique et financière fournie par son gouvernement dans diverses campagnes internationales, telles la sauvegarde du temple d'Abou Simbel en Nubie, du temple de Borobudur (Indonésie) et du site archéologique de Moenjodaro (Pakistan).

En 1988, Monsieur Noboru TAKESHITA, Premier ministre du Japon, déclara à Londres que le renforcement des échanges culturels serait désormais l'un des piliers de la politique étrangère du Japon en matière de coopération internationale. Dans le cadre de cette nouvelle politique culturelle de coopération, le domaine de la préservation du patrimoine culturel fut choisi et, en 1989, le gouvernement japonais déposa à l'UNESCO un fonds spécifiquement destiné à cet effet, intitulé "Fonds-en-dépôt japonais pour la Préservation du patrimoine culturel mondial", confirmant ainsi sa détermination à soutenir les efforts conjoints des pays concernés et de l'UNESCO.

Identification et sélection des projets

Des projets peuvent être proposés, tant par l'UNESCO que par les autorités japonaises, sur la base des requêtes d'assistance adressées par les gouvernements qui souhaitent bénéficier de cette coopération pour la préservation de leur patrimoine culturel significatif.

Les sites dont la valeur patrimoniale est mondialement et scientifiquement reconnue, et qui se trouvent dans un état précaire, font l'objet de cette coopération. L'inscription du bien culturel sur la Liste du patrimoine mondial n'est pas une condition nécessaire, mais cela peut être considéré comme un élément important pour apprécier la valeur du patrimoine culturel en question.

Outre le montant du budget et la disponibilité des fonds, la priorité donnée par le gouvernement bénéficiaire ainsi que la compatibilité avec la politique étrangère du Japon et la distribution géographique des projets déjà en cours, sont les éléments pris en considération dans l'identification des projets. La participation d'experts japonais sera considérée favorablement au regard de l'esprit de la coopération technique pour le développement.

Engagement de l'Etat bénéficiaire

Cette coopération vise à soutenir les efforts déployés par les autorités nationales dans le domaine de la préservation du patrimoine culturel, notamment par l'octroi d'assistance technique, afin que cette tâche de préservation du patrimoine culturel puisse être prise en charge entièrement par l'Etat bénéficiaire à l'avenir. A cet effet, l'engagement ferme de la part du pays bénéficiaire dans cette tâche est essentiel pour le succès du projet entrepris.

Signification de la préservation du patrimoine culturel

Perspectives de coopération future

Comme en témoignent ceux qui sont présentés ici, les sites culturels du monde révèlent la richesse des créations de l'humanité par leurs styles artistiques et leurs fonctions sociales. Fruits de notre diversité culturelle, ils nous fournissent l'occasion d'apprécier nos différentes traditions culturelles. Néanmoins, sous cette apparente diversité, ils traduisent des aspirations communes à toute l'humanité. Le patrimoine culturel, expression cristallisée de nos existences, est aussi pour nous tous une source constante d'inspiration. Il est nécessaire que la responsabilité pour préserver ce patrimoine culturel, passerelle entre le passé, le présent et le futur, soit partagée par tous.

Cette notion de responsabilité commune est toutefois une idée relativement neuve pour la communauté internationale. En ce sens, la campagne de l'UNESCO, lancée en 1960 pour sauver les monuments et les sites de Nubie menacés par la construction du barrage d'Assouan, fut un événement significatif d'une grande portée. Mais, bien que la communauté mondiale ait continué de répondre aux appels de l'UNESCO, des besoins économiques de plus en plus pressants ont trop souvent relégué la culture à la seconde place.

L'UNESCO est très reconnaissante au gouvernement japonais de son soutien continu à son action dans ce domaine primordial qu'est la culture, notamment pour ses généreuses contributions, à travers le fonds-en-dépôt japonais établi auprès de l'Organisation, et aux opérations menées sur de nombreux sites culturels situés dans plus de dix pays. La plupart de ces opérations se sont déroulées en Asie. La mise en œuvre du projet de préservation du monastère de Probota, en Roumanie, constitue toutefois un exemple hors d'Asie, mené avec succès. Dans cette perspective et dans le cadre des programmes établis par l'UNESCO, des projets pour des sites de la région arabe et d'Afrique, tels que Fez (Maroc), Sana'a et Shibam (Yémen), Gaza (Territoires autonomes palestiniens) et les Palais royaux d'Abomey (Bénin), pourront être proposés pour une coopération future.

Etant donné la signification universelle de la préservation du patrimoine culturel, l'UNESCO souhaite sincèrement que cette coopération soit ainsi progressivement étendue à toutes les régions du monde qui possèdent également de riches joyaux culturels, essentiels à préserver pour la "mémoire du futur".

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