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Nouveaux biens inscrits (2007)








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Les sites culturels suivants ont été inscrits

Bordeaux, Port de la Lune

France
Critère : (ii)(iv)

Le centre historique de cette ville portuaire située dans le sud-ouest de la France représente un ensemble urbain et architectural exceptionnel, créé à l’époque des Lumières, dont les valeurs ont perduré jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Paris exclu, c’est la ville française qui compte le plus de bâtiments protégés. Elle voit aussi reconnaître son rôle historique en tant que centre d’échanges d’influences sur plus de 2 000 ans, en particulier depuis le XIIe siècle du fait des liens avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Les plans urbains et les ensembles architecturaux à partir du début du XVIIIe siècle font de la ville un exemple exceptionnel des tendances classiques et néoclassiques et lui confèrent une unité et une cohérence urbaine et architecturale remarquables. Son urbanisme représente le succès des philosophes qui voulaient faire des villes un creuset d’humanisme, d’universalité et de culture.

Campus central de la cité universitaire de l’Universidad Nacional Autónoma de Mexico (UNAM)

Mexique
Critère : (i)(ii)(iv)

Le campus qui est constitué d’un ensemble de bâtiments, d’équipements sportifs et d’espaces ouverts dans la zone méridionale de Mexico a été construit entre 1949 et 1952. Plus de 60 architectes, ingénieurs et artistes ont travaillé au projet. Le campus est un superbe exemple du modernisme du XXe siècle, il illustre l’intégration de l’urbanisme, de l’architecture, de l’ingénierie, de l’architecture de paysage et des beaux-arts et leur association avec des références aux traditions locales, notamment le passé préhispanique du Mexique. L’ensemble incarne des valeurs sociales et culturelles de portée universelle. Reconnu dans le monde entier, ce campus est l’un des grands symboles de la modernité en Amérique latine.

Canal Rideau

Canada
Critère : (i)(iv)

Ce canal monumental qui date du début du XIXe siècle s’étend sur 202 km, le long des rivières Rideau et Cataraqui, depuis Ottawa au nord jusqu’au port de Kingston sur le lac Ontario au sud. Il a été construit à des fins principalement militaires et stratégiques à une époque où la Grande-Bretagne et les États-Unis se disputaient le contrôle de la région. Ce canal, qui est l’un des premiers à avoir été conçus spécialement pour les bateaux à vapeur, est associé à un ensemble de fortifications. Il s’agit du canal à plans d’eau le mieux préservé d’Amérique du Nord et il illustre l’utilisation à grande échelle de cette technologie européenne dans la région. C’est le seul canal datant de la grande époque de la construction de canaux en Amérique du Nord au début du XIXe siècle qui soit encore opérationnel sur tout son tracé initial et qui conserve intactes la plupart de ses structures d’origine.

Diaolou et villages de Kaiping

Chine
Critère : (ii)(iii)(iv)

Les diaolou, maisons fortifiées de village de Kaiping, bâties sur plusieurs étages, témoignent d’une fusion complexe et flamboyante des formes structurelles et décoratives chinoises et occidentales. Elles sont le reflet du rôle significatif que jouèrent les émigrés de Kaiping dans le développement de plusieurs pays en Asie du Sud, en Australasie et en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il y a quatre groupes de diaolou dont une vingtaine de bâtiments ont été inscrits sur la Liste. Il existe trois types de bâtiments : les tours communautaires construites par plusieurs familles et utilisées comme refuges temporaires, les tours résidentielles construites par de riches familles à des fins résidentielles et défensives, et les tours de guet. Fabriqués en pierre, en pisé, en brique ou en béton, ces édifices symbolisent la fusion complexe et réussie des styles architecturaux chinois et occidentaux. Harmonieusement intégrés dans le paysage environnant, les diaolou représentent l’épanouissement de traditions locales – nées sous la dynastie des Ming – en matière de construction visant à se défendre contre les bandits.

Ensemble du Fort Rouge

Inde
Critère : (ii)(iii)(vi)

Palais-fort de Shahjahanabad – la nouvelle capitale de Shah Jahan (1628-1658), 5e empereur moghol d’Inde –, le Fort Rouge doit son nom à ses murs d’enceinte imposants en grès rouge. Il est voisin d’un autre fort, le fort Salimgarh, construit par Islam Shah Suri en 1546. À eux deux, ils forment l’ensemble du Fort Rouge. Les appartements privés consistent en une rangée de pavillons reliés par un canal que l’on appelle le Nahr-i-Bihisht, ou Fleuve du Paradis. On considère que le Fort Rouge représente l’apogée de la créativité moghole qui, sous l’empereur Shah Jahan, atteint un nouveau degré de raffinement. La disposition du palais est d’inspiration islamique, mais chaque pavillon dévoile des éléments architecturaux typiques des bâtiments moghols, reflétant une fusion des traditions perses, timourides et hindoues. La conception novatrice et le style architectural du Fort Rouge, notamment l’aménagement de ses jardins, ont fortement influencé les constructions et les jardins ultérieurs au Rajasthan, à Delhi, à Agra et dans les régions avoisinantes.

Forteresses parthes de Nisa

Turkménistan
Critère : (ii)(iii)

Les deux tells de l’ancienne et de la nouvelle Nisa signalent le site de l’une des plus anciennes et importantes cités de l’Empire parthe, une grande puissance du milieu du IIIe siècle av. J.-C jusqu’au IIIe siècle de notre ère. Ces tells conservent enfouis dans leur sol les vestiges d’une puissante civilisation antique qui associa avec ingéniosité des éléments de sa culture traditionnelle avec ceux des cultures occidentales hellénistique et romaine. Des fouilles archéologiques dans deux parties du site ont révélé une architecture richement décorée correspondant à des fonctions domestiques, officielles et religieuses. Situé au carrefour d’importants axes commerciaux et stratégiques, cet empire puissant formait une barrière à l’expansion romaine tout en servant d’important centre de communication et de négoce entre l’est et l’ouest, le nord et le sud.

Gamzigrad-Romuliana, palais de Galère

Serbie
Critère : (iii)(iv)

Gamzigrad, à l’est de la Serbie, est un palais fortifié de l’époque romaine tardive, associé à un mémorial sur la colline adjacente. Il fut édifié à la fin du IIIe siècle et au début du IVe siècle, sur ordre de l’empereur Caius Valerius Galerius Maximianus et est connu sous le nom de Felix Romuliana, du nom de la mère de l’empereur. Le site est constitué de fortifications, d’un palais dans la partie nord-ouest de l’ensemble, de basiliques, temples, thermes, mémorial et d’un tétrapyle. Le groupe de constructions est aussi unique en ce qu’il entremêle cérémonial et mémorial.

Lavaux, vignoble en terrasses

Suisse
Critère : (iii)(iv)(v)

S’étendant sur environ 30 km le long du versant orienté au sud des berges du lac Leman, du château de Chillon, juste au sud de Montreux, jusqu’aux faubourgs orientaux de Lausanne au cœur du canton de Vaud, les étroites terrasses, soutenues par des murs en pierre, couvrent le bas des pentes fortement inclinées entre les villages et le lac. Bien qu’il y ait des preuves que les vignes ont commencé à être cultivées dans les environs au temps des Romains, les vignobles en terrasses actuels remontent au XIe siècle, quand les monastères bénédictins et cisterciens contrôlaient la région. Le site est un exemple exceptionnel de l’interaction pluriséculaire entre les hommes et leur environnement, développé pour optimiser les ressources locales afin de produire un vin très apprécié qui a toujours été important pour l’économie locale.

Mine d’argent d'Iwami Ginzan et son paysage culturel

Japon
Critère : (ii)(iii)(v)

Le site est un ensemble de montagnes riches en minerai d’argent qui s’élève à 600 m d’altitude dans le sud-ouest de l’île de Honshu et qui est entrecoupé de profondes vallées fluviales. On y trouve les vestiges archéologiques de vastes mines, de sites de fonte et de raffinage, ainsi que des peuplements miniers en usage du XVIe au XXe siècle. Des routes permettaient d’acheminer le minerai d’argent jusqu’à la côte et aux ports d’où il partait pour la Corée et la Chine. Les mines contribuèrent de façon substantielle au développement économique global du Japon et de l’Asie du Sud-Est aux XVIe et XVIIe siècles. Elles donnèrent une impulsion à la production en masse d’argent et d’or au Japon. La région minière est aujourd’hui très boisée. On y trouve des forteresses, des sanctuaires, des tronçons des routes de transport de Kaidô vers la côte, ainsi que trois villes portuaires Tomogaura, Okidomari et Yunotsu d’où partait le minerai.

Opéra de Sydney

Australie
Critère : (i)

Inauguré en 1973, l’Opéra de Sydney fait partie des œuvres architecturales majeures du XXe siècle. Il associe divers courants innovants tant du point de vue de la forme architecturale que de la conception structurelle. Sculpture urbaine magnifique soigneusement intégrée dans un remarquable paysage côtier, à la pointe d’une péninsule qui s’avance dans le port de Sydney, cet édifice exerce depuis sa construction une grande influence sur le monde de l’architecture. L’Opéra de Sydney se compose de trois groupes de « coquilles » voûtées et entrelacées qui abritent les deux principaux lieux de représentation et un restaurant. Les « coquilles » disposées sur une vaste plate-forme sont entourées de terrasses qui font office de promenades piétonnes. En 1957, la décision prise par un jury international de confier la réalisation de l’Opéra de Sydney à l’architecte danois Jørn Utzon, a symbolisé la volonté d’adopter une démarche radicalement nouvelle en matière de construction.

Paysage culturel d’art rupestre de Gobustan

Azerbaïdjan
Critère : (iii)

Le site occupe trois zones d'un plateau rocheux qui s'élève dans la région semi-désertique du centre de l'Azerbaïdjan. Il recèle une collection remarquable de plus de 6 000 gravures qui témoignent de 40 000 ans d'art rupestre. Le site comprend également des vestiges de grottes habitées, de peuplements et de sites funéraires, qui reflètent une occupation humaine intensive des lieux durant une période humide après la dernière ère glaciaire, depuis le paléolithique supérieur jusqu'au Moyen Âge. Le site occupe un total de 537 ha et s'inscrit dans la réserve protégée de Gobustan qui est beaucoup plus grande. 

Paysage culturel et botanique du Richtersveld

Afrique du Sud
Critère : (iv)(v)

La zone de conservation de la communauté du Richtersveld couvre une superficie de 160 000 ha de déserts montagneux spectaculaires dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud. Il s’agit d’un paysage culturel dont la propriété et la gestion sont communales. Le peuple nama y mène un mode de vie pastoral semi-nomade, témoignant de schémas saisonniers qui peuvent avoir persisté pas moins de deux millénaires en Afrique australe. C’est le seul endroit où les Nama construisent encore leurs maisons portables couvertes de jonc (haru oms): la zone inclut les migrations saisonnières et zones de pâturage et les sites de campement temporaire. Les pasteurs collectent des plantes médicinales et autres et il semble qu’il existe une forte tradition orale associée aux différents lieux et attributs du paysage.

Pont Mehmed Pacha Sokolović de Višegrad

Bosnie-Herzégovine
Critère : (ii)(iv)

Construit à la fin du XVIe siècle sur la rivière Drina, à l’est de la Bosnie-Herzégovine, le pont Mehmed Pacha Sokolović de Višegrad a été construit par Mimar Koca Sinan, l’architecte de la cour, sur ordre du grand vizir Mehmed Pacha Sokolović. Il est caractéristique de l’apogée de l’architecture monumentale et du génie civil ottomans. Il possède 11 arches maçonnées dont les ouvertures sont comprises entre 11 et 15 m, ainsi qu’une rampe d’accès à l’orthogonale de quatre arches sur la rive gauche de la rivière. Ce pont, long de 179,5 m, est une réalisation majeure de Sinan, un des plus grands architectes et ingénieurs du style ottoman classique et un contemporain de la Renaissance italienne, avec laquelle son travail peut être comparé. L’élégance de ses proportions et la noblesse monumentale uniques du bien témoignent de la grandeur de ce style d’architecture.

Twyfelfontein ou /Ui-//aes

Namibie
Critère : (iii)(v)

Twyfelfontein possède l’une des plus importantes concentrations gravures sur roche d’Afrique. La plupart de ces œuvres bien préservées représentent des rhinocéros, des éléphants, des autruches et des girafes, ainsi que des empreintes de pas d’hommes et d’animaux. Le bien comprend également six abris sous roche décorés de représentations humaines peintes à l’ocre rouge. Les vestiges mis au jour dans deux parties du site ont été datés de la fin de l’âge de pierre. Le site forme un ensemble cohérent, d’envergure et de qualité qui témoigne des pratiques rituelles des communautés de chasseurs-cueilleurs dans cette partie d’Afrique australe pendant au moins deux millénaires ; il illustre de façon éloquente les liens entre les pratiques rituelles et économiques des chasseurs-cueilleurs.

Vieille ville de Corfou

Grèce
Critère : (iv)

La vieille ville située sur l’île de Corfou, au large des côtes occidentales de l’Albanie et de la Grèce, occupe une position stratégique à l’entrée de la mer Adriatique. Le début de son histoire remonte au VIIIe siècle av. J.-C. Les trois forts de la ville, conçus par des ingénieurs vénitiens renommés, ont servi pendant quatre siècles à défendre les intérêts du commerce maritime de la République de Venise contre l’Empire ottoman. Au fil du temps, ces fortifications durent être réparées et partiellement reconstruites à plusieurs reprises, les travaux les plus récents ayant été réalisés au XIXe siècle sous la domination britannique. Les bâtiments de la vieille ville, pour la plupart de style néoclassique, datent en partie de la période vénitienne et en partie d’époques plus tardives, notamment du XIXe siècle. Corfou, ville portuaire fortifiée de la Méditerranée, est exceptionnelle par son intégrité et son authenticité.

Ville archéologique de Samarra

Iraq
Critère : (ii)(iii)(iv)

Siège d’une puissante capitale islamique qui régna sur les provinces de l’Empire abbasside, qui s’étendit pendant un siècle de la Tunisie à l’Asie centrale, la ville est située sur les berges du Tigre, à 130 km au nord de Bagdad. Elle s’étend sur 41,5 km du nord au sud pour une largeur qui varie entre 4 et 8 km. Elle témoigne d’innovations architecturales et artistiques qui se sont développées ici et se sont répandues dans les autres régions du monde islamique et au-delà. La Grande Mosquée et son minaret en spirale, datant du IXe siècle, est l’un des nombreux monuments remarquables du site ; 80 % de la ville reste à mettre au jour.

Les sites naturels suivants ont été inscrits

Forêts humides de l’Atsinanana

Madagascar
Critère : (ix)(x)

Les forêts humides de l’Atsinanana comprennent six parcs nationaux répartis le long des marges orientales de l’île. Ces forêts anciennes sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie de la biodiversité unique de Madagascar. Celle-ci reflète l’histoire géologique de l’île : en raison de sa séparation des autres masses terrestres il y a plus de 60 millions d’années, Madagascar abrite une flore et une faune qui ont évolué isolément. Inscrites pour leur importance tant pour les processus écologiques que biologiques, les forêts humides le sont également pour leur biodiversité et les espèces menacées qu’elles hébergent, notamment pour les primates et les lémuriens.

Forêts primaires de hêtres des Carpates et forêts anciennes de hêtres d’Allemagne

Allemagne , Slovaquie , Ukraine
Critère : (ix)

Les Forêts anciennes de hêtres d'Allemagne sont des exemples de l'évolution écologique et biologique postglaciaire en cours d'écosystèmes terrestres et sont indispensables pour comprendre l'expansion du hêtre (Fagus sylvatica) dans l'hémisphère Nord dans une diversité de paramètres environnementaux. Cette nouvelle inscription porte sur cinq forêts couvrant 4391 hectares, qui s'ajoutent aux 29278 hectares de forêts de hêtres slovaques et ukrainiennes inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en 2007. Ce bien tri-national porte désormais le nom suivant : les Forêts primaires de hêtres des Carpates et les Forêts anciennes de hêtres d'Allemagne (Slovaquie, Ukraine, Allemagne).

Parc national de Teide

Espagne
Critère : (vii)(viii)

Situé dans l’île de Tenerife, le site comporte le strato-volcan du Teide-Pico Viejo qui est le point culminant d’Espagne (3 718 m). S’élevant à environ 7 500 m au-dessus des fonds océaniques, le volcan est considéré comme la troisième plus haute structure volcanique du monde. Il est situé dans un environnement remarquable : les conditions atmosphériques confèrent au paysage des textures et teintes en perpétuel changement, cette « mer de nuages » forme un arrière-plan visuellement très impressionnant derrière la montagne. Le Teide est d’importance mondiale car il témoigne des processus géologiques qui sous-tendent l’évolution des îles océaniques.

Île volcanique et tunnels de lave de Jeju

République de Corée
Critère : (vii)(viii)

L’Île volcanique et les tunnels de lave de Jeju comprennent trois sites qui représentent un total de 18 846 ha. Geomunoreum est considéré comme le plus remarquable réseau de tunnels creusés dans les laves du monde avec ses dépôts et décorations carbonatés; le cône de tuf de Seongsan Ilchulbong s’élève comme une forteresse au-dessus de la mer, créant un paysage exceptionnel ; le mont Halla est le plus haut sommet de Corée, avec ses chutes d’eau, ses formations de pierres aux profils variés et son cratère devenu lac. Le bien, d’une beauté extraordinaire, est aussi un témoignage de l’histoire de notre planète, de ses caractéristiques et processus.

Les sites mixtes suivants ont été inscrits

Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda

Gabon
Critère : (iii)(iv)(ix)(x)

Le bien présente une interface inhabituelle entre une forêt tropicale ombrophile dense bien conservée et un milieu de savane relique abritant un large éventail d’habitats et d’espèces, parmi lesquelles de grands mammifères en voie de disparition. Il illustre des processus écologiques et biologiques d’adaptation des espèces et des habitats aux changements climatiques postglaciaires. Cet ensemble regroupant des sites datant du néolithique et de l’âge du fer et incluant des vestiges d’œuvres d’art rupestre est le reflet d’un axe migratoire majeur emprunté par les Bantous et par d’autres peuples originaires d’Afrique de l’Ouest qui longeaient la vallée de l’Ogooué pour se rendre vers le nord des forêts sempervirentes denses du Congo et vers le centre, l’est et le sud du continent africain. Ces flux migratoires ont façonné le développement de toute l’Afrique subsaharienne.

Karst de Chine du Sud

Chine
Critère : (vii)(viii)

Extension de Karst de Chine du Sud, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2007. Il s’agit d’un des plus spectaculaires exemples de paysages de karst humide tropical et subtropical. L’extension couvre une zone de près de 50 000 ha. Ce site en série comprend donc désormais 12 éléments répartis dans quatre provinces (Guizhou, Guangxi, Yunnan et Chongqing) et s’étend sur une superficie de 176 228 ha. Il contient dans son ensemble les formes de reliefs karstiques les plus représentatives, notamment le karst à tourelles, le karst à pitons et le karst à pinacles ainsi que d’autres caractéristiques spectaculaires telles que des ponts naturels, des gorges et de vastes grottes.

Le Comité a également approuvé l'extension des sites suivants

Les sites culturels

Île de Saint-Louis

Sénégal
Critère : (ii)(iv)

Fondée par les colons français au XVIIe siècle, Saint-Louis s'urbanisa au milieu du XIXe siècle. Elle fut la capitale du Sénégal de 1872 à 1957 et joua un rôle culturel et économique prépondérant dans l'ensemble de l'Afrique occidentale. La situation de la ville sur une île à l'embouchure du fleuve Sénégal, son plan urbain régulier, son système de quais et son architecture coloniale caractéristique confèrent à Saint-Louis sa qualité particulière et son identité.

Les sites naturels

Alpes suisses Jungfrau-Aletsch

Suisse
Critère : (vii)(viii)(ix)

L'extension agrandit vers l'est et l'ouest le site du patrimoine mondial de Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn, portant sa superficie à 82 400 ha au lieu de 53 900 ha. Jungfrau- Aletsch-Bietschhorn a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2001. Le site est un exemple remarquable de la formation des Hautes Alpes, incluant la partie la plus glacée des Alpes d'Europe et le plus grand glacier d'Eurasie. Il comprend une large diversité d'écosystèmes, notamment des exemples de succession végétale, liée en particulier à la retraite des glaciers consécutive au changement climatique. Le site a une valeur universelle exceptionnelle tant par sa beauté que par la richesse des informations qu'il apporte sur la formation des montagnes et des glaciers, ainsi que sur les changements climatiques actuels. Il est aussi précieux de par les processus écologiques et biologiques qu'il illustre, notamment la succession végétale. En Europe, ce paysage impressionnant a joué un rôle important dans l'art, la littérature, l'alpinisme et le tourisme alpin.