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Nouveaux biens inscrits (2005)








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Les sites culturels suivants ont été inscrits

Arc géodésique de Struve

Bélarus , Estonie , Finlande , Fédération de Russie , Lettonie , Lituanie , Norvège , République de Moldova , Suède , Ukraine
Critère : (ii)(iii)(vi)

L’arc de Struve est un réseau de triangulations qui s’étend de Hammerfest en Norvège jusqu’à la mer Noire et traverse 10 pays sur plus de 2 820 km. L’arc est formé par les points d’une triangulation réalisée entre 1816 et 1855 par l’astronome Friedrich Georg Wilhelm Struve et représentant la première mesure exacte d’un long segment de méridien. Cette triangulation a contribué à définir et mesurer la taille et la forme exactes de la Terre ; elle a joué un rôle essentiel dans le développement des sciences de la Terre et l’établissement de cartes topographiques précises. C’est un formidable exemple de collaboration scientifique entre chercheurs de différents pays et de coopération entre des monarques pour une cause scientifique. À l’origine, l’arc était constitué de 258 triangles principaux et de 265 points fixes principaux. Le site inscrit sur la liste comprend 34 des points fixes d’origine, avec différents marquages – trous percés dans la roche, croix en fer, cairns ou obélisques.

Centre historique de Macao

Chine
Critère : (ii)(iii)(iv)(vi)

Macao, riche port marchand d’une grande importance stratégique dans l’essor du commerce international, a été un territoire sous administration portugaise du milieu du XVIe siècle à 1999, date à laquelle il passa sous souveraineté chinoise. Avec sa voie principale et ses bâtiments – résidentiels, religieux ou publics – portugais et chinois, le centre historique de Macao témoigne de la fusion unique d’influences esthétiques, culturelles, architecturales et technologiques de l’Orient et de l’Occident. Le site inclut également une forteresse et un phare qui est le plus ancien de Chine. Le site témoigne d’une des rencontres les plus anciennes et les plus durables entre la Chine et l’Occident, sur la base d’un commerce international florissant.

Centre historique de la ville de Yaroslavl

Fédération de Russie
Critère : (ii)(iv)

La ville historique de Yaroslavl est située au confluent de la Volga et de la Kotorosl, à quelque 250 km au nord-est de Moscou. À partir du XIe siècle, elle devint un centre de commerce très important. Elle est célèbre pour ses nombreuses églises du XVIIe siècle. Yaroslav est un exemple remarquable du programme de rénovation urbaine ordonné en 1763 par l’impératrice Catherine la Grande pour l’ensemble de la Russie. Tout en conservant certaines de ses structures historiques importantes, la ville fut rénovée dans le style néoclassique suivant un plan directeur urbain en étoile. On trouve également des éléments datant du XVIe siècle dans le monastère Spassky, l’un des plus anciens de la région de la Haute Volga, bâti à l’origine sur le site d’un temple païen à la fin du XIIe siècle, mais reconstruit au fil des siècles.

Centre historique urbain de Cienfuegos

Cuba
Critère : (ii)(iv)

La ville coloniale de Cienfuegos fut fondée en 1819, à l’époque où l’île était sous domination espagnole, mais elle fut d’abord colonisée par des immigrés d’origine française. Elle devint ensuite un centre de négoce de la canne à sucre, du tabac et du café. L’architecture de cette ville située sur la côte caraïbe, dans la partie centrale du sud de Cuba, au cœur de la zone de culture de la canne à sucre, de la mangue, du tabac et du café, fut d’abord de style néoclassique, puis devint plus éclectique, le paysage urbain conservant néanmoins une harmonie d’ensemble. Parmi les bâtiments les plus intéressants: le palais du gouvernement (Hôtel de Ville), l’école San Lorenzo, l’Evêché, le palais Ferrer, l’ancien Lycée et quelques demeures. Cienfuegos est le premier et l’un des plus remarquables exemples d’ensemble architectural traduisant les nouvelles notions de modernité, d’hygiène et d’ordre en matière d’urbanisme tel qu’il s’est développé en Amérique Latine à partir du XIXe siècle.

Centres historiques de Berat et de Gjirokastra

Albanie
Critère : (iii)(iv)

Berat et Gjirokastra sont inscrites en tant que rares exemples d'un style architectural typique de la période ottomane. Située dans le centre de l'Albanie, Berat porte le témoignage de la coexistence de différentes communautés religieuses et culturelles au fil des siècles. Elle comprend un château, localement appelé le Kala, dont la majeure partie fut construite au XIIIe siècle, bien que ses origines remontent au IVe siècle avant JC. Le quartier de la citadelle compte de nombreuses églises byzantines, dont plusieurs du XIIIème siècle, ainsi que plusieurs mosquées construites sous l'ère ottomane qui débuta en 1417. Gjirokastra, dans la vallée de la rivière Drinos au sud de l'Albanie, comprend une série de remarquables maisons à deux étages, qui se développèrent au XVIIe siècle. La ville comprend également un bazar, une mosquée du XVIIIe siècle ainsi que deux églises de la même époque.

Complexe Maison-Ateliers-Musée Plantin-Moretus

Belgique
Critère : (ii)(iii)(iv)(vi)

Le musée Plantin-Moretus est une imprimerie et maison d’édition datant de la Renaissance et de l’époque baroque. Situé à Anvers – avec Paris et Venise, l’une des trois villes les plus importantes pour les débuts de l’imprimerie en Europe –, il est étroitement lié à l'histoire de l’invention et de la diffusion de la typographie. Son nom rend hommage au plus grand imprimeur-éditeur de la seconde moitié du XVIe siècle : Christophe Plantin (vers 1520-1589). Outre sa valeur architecturale exceptionnelle, le monument contient une importante collection d’objets témoignant de la vie et du travail dans l’imprimerie et maison d’édition la plus prolifique d’Europe à la fin du XVIe siècle. L’entreprise est restée en activité jusqu’en 1867 et son bâtiment renferme une vaste collection d’anciens équipements d’imprimerie, une grande bibliothèque, de précieuses archives et des œuvres d’art, notamment un tableau de Rubens.

Ensemble architectural, résidentiel et culturel de la famille Radziwill à Nesvizh

Bélarus
Critère : (ii)(iv)(vi)

L’ensemble architectural, résidentiel et culturel de la famille Radziwill à Nesvizh se trouve en Bélarus central. De la dynastie Radziwill, qui construisit et conserva cet ensemble du XVIe siècle à 1939, sont issues certaines des plus importantes personnalités de l’histoire et de la culture de l’Europe. Grâce à leurs efforts, Nesvizh devint un lieu crucial d’influence dans les différents domaines de la culture, des sciences, des arts, de l’artisanat et de l’architecture. Cet ensemble se compose d’un palais et de l’église mausolée du Corpus Christi. Le château est constitué de dix bâtiments mitoyens, qui ont évolué comme un seul et même ensemble architectural autour d’une cour hexagonale. Les palais, ainsi que l’église du Corpus Christi, sont devenus d’importants modèles qui ont marqué le développement de l’architecture dans toute l’Europe centrale et la Russie.

Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo

Nigéria
Critère : (ii)(iii)(vi)

La dense forêt sacrée d’Osun, à la périphérie de la ville d’Oshogbo, est l’une des dernières zones de la forêt primaire qui subsiste au sud du Nigéria. Elle est considérée comme la demeure d’Osun, une des divinités du panthéon yoruba. La forêt, sillonnée par la rivière Osun, abrite des sanctuaires, des sculptures et des œuvres d’art érigés en l’honneur d’Osun et d’autres divinités yorubas. La forêt, désormais considérée par tout le peuple yoruba comme un symbole identitaire, est probablement la dernière forêt sacrée de la culture yoruba. Elle témoigne de la coutume, jadis très répandue, qui consistait à établir des lieux sacrés loin de toute habitation humaine.

Kunya-Urgench

Turkménistan
Critère : (ii)(iii)

Kunya-Urgench est située dans le nord-ouest du Turkménistan, sur la rive gauche de l’Amou Daria. Urgench était la capitale de la région du Khorezm, qui appartenait à l’empire achéménide. La vieille ville inclut une série de monuments datant essentiellement du XIe au XVIe siècle. Ces constructions, qui comprennent une mosquée, les portes d’un caravansérail, des forteresses, des mausolées et un minaret haut de 60 m, témoignent des fabuleuses réalisations architecturales et artistiques dont le rayonnement est parvenu jusqu’en Iran et en Afghanistan, et qui plus tard ont influencé l’architecture de l’empire moghol dans l’Inde du XVIe siècle.

Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret

France
Critère : (ii)(iv)

La ville du Havre, au bord de la Manche en Normandie, a été lourdement bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale. La zone détruite a été reconstruite entre 1945 et 1964 d’après le plan d’une équipe dirigée par Auguste Perret. Le site forme le centre administratif, commercial et culturel du Havre. Parmi les nombreuses villes reconstruites, Le Havre est exceptionnel pour son unité et son intégrité, associant un reflet du schéma antérieur de la ville et de ses structures historiques encore existantes aux idées nouvelles en matière d’urbanisme et de technologie de construction. Il s’agit d’un exemple remarquable de l’architecture et l’urbanisme de l’après-guerre, fondé sur l’unité de méthodologie et le recours à la préfabrication, l’utilisation systématique d’une trame modulaire, et l’exploitation novatrice du potentiel du béton.

Qal’at al-Bahreïn – ancien port et capitale de Dilmun

Bahreïn
Critère : (ii)(iii)(iv)

Qal’at al-Bahreïn est un tell typique, c’est-à-dire une colline artificielle créée par plusieurs strates successives d’occupation humaine. La stratigraphie du tell de 300 m sur 600 atteste d’une présence humaine constante depuis environ 2300 av. J.-C. jusqu’au XVIe siècle de notre ère. Près d’un quart du site a déjà fait l’objet de fouilles, qui ont révélé des structures de types divers : résidentiel, public, commercial, religieux et militaire. Elles témoignent de l’importance du lieu, un port marchand, à travers les siècles. Au sommet de la colline de 12 m de hauteur se trouve un impressionnant fort portugais qui a donné son nom à l’ensemble du site (qal’a signifie fort). Le site est l’ancienne capitale de Dilmun, l’une des plus importantes civilisations antiques de la région. Il contient les plus riches vestiges répertoriés de cette civilisation, dont on n’avait auparavant connaissance qu’à travers les écrits sumériens.

Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar

Bosnie-Herzégovine
Critère : (vi)

La ville historique de Mostar, nichée dans la profonde vallée de Neretva, est une ancienne ville frontière ottomane qui s’est développée aux XVe et XVIe siècles, et durant la période austro-hongroise des XIXe et XXe siècles. Mostar se caractérise par ses maisons turques anciennes et par le vieux pont, Stari Most, qui lui a valu son nom. Lors des conflits des années 1990, la majeure partie de la ville historique et le vieux pont du célèbre architecte Sinan ont cependant été détruits. Le vieux pont a été reconstruit et de nombreux édifices de la vieille ville ont été restaurés ou rebâtis avec l’aide d’un comité scientifique international mis en place par l’UNESCO. Le quartier du vieux pont, avec ses caractéristiques architecturales (pré-ottomanes, ottomanes de l’Est, méditerranéennes et d’Europe occidentale), est un exemple remarquable d’occupation urbaine multiculturelle. Le pont reconstruit et la vieille ville de Mostar sont un symbole de la coopération internationale et de la coexistence de diverses communautés culturelles, ethniques et religieuses.

Route de l’encens – Villes du désert du Néguev

Israël
Critère : (iii)(v)

Dans le désert du Néguev, les quatre anciennes villes nabatéennes d’Avdat, Haluza, Mamshit et Shivta, ainsi qu’une série de forteresses et de paysages agricoles, jalonnaient la route par laquelle transitaient l’encens et les épices. Tous ces sites constituent un témoignage du commerce extrêmement rentable de l’encens et de la myrrhe, entre le sud de la péninsule Arabique et la Méditerranée, qui prospéra du IIIe siècle av. J.-C. au IIe siècle apr. J.- C. Leurs vestiges de systèmes d’irrigation extrêmement perfectionnés, de constructions urbaines, de fortins et de caravansérails, témoignent de la façon dont ce désert inhospitalier fut colonisé pour le commerce et l’agriculture.

Soltaniyeh

Iran (République islamique d')
Critère : (ii)(iii)(iv)

Le mausolée d’Oljeitu fut construit entre 1302 et 1312 dans la ville de Soltaniyeh, capitale des tribus mongoles Ilkhanides. Situé dans la province de Zanjan, à quelque 240 km de Téhéran dans le nord-ouest de l’Iran, Soltaniyeh est l’un des exemples les plus saisissants de réalisations architecturales perses et un monument clé dans le développement de l’architecture islamique. Cet édifice de forme octogonale est surmonté d’une coupole majestueuse d’une hauteur de 50 m, recouverte de carreaux de faïence turquoise et entourée de huit minarets à la silhouette élancée. Cette structure constitue le plus ancien exemple existant de coupole double en Iran. La décoration de l’intérieur du mausolée est également admirable et des spécialistes tels qu’A.U. Pope ont qualifié ce bâtiment de « précurseur du Taj Mahal ».

Syracuse et la nécropole rocheuse de Pantalica

Italie
Critère : (ii)(iii)(iv)(vi)

Le site est composé de deux éléments séparés contenant des vestiges exceptionnels remontant aux époques grecque et romaine : la Nécropole de Pantalica compte plus de 5 000 tombes taillées dans la roche près de carrières à ciel ouvert et datant pour l’essentiel de la période comprise entre le XIIIe et le VIIe siècle av. J.-C. On y trouve également des vestiges de l’époque byzantine, en particulier les fondations de l’« Anaktoron » (palais du Prince). L’autre partie du site, l’ancienne Syracuse, inclut le noyau de la première fondation, au VIIIe siècle av. J.-C., avec l’arrivée des premiers colons grecs de Corinthe : Ortygia. Le site de cette ville contient des vestiges tels que le temple d’Athéna (Ve siècle av. J.-C., plus tard transformé en cathédrale), un théâtre grec, un amphithéâtre romain, un fort et encore bien d’autres trésors architecturaux. La Syracuse historique offre un témoignage unique du développement de la civilisation méditerranéenne sur trois millénaires.

Tels bibliques – Megiddo, Hazor, Beer-Sheba

Israël
Critère : (ii)(iii)(iv)(vi)

Les tels, des tertres préhistoriques de peuplement, sont caractéristiques des plaines de la Méditerranée orientale, notamment du Liban, de la Syrie, d’Israël et de l’est de la Turquie. Sur plus de 200 tels en Israël, Megiddo, Hazor et Beer-Sheba sont représentatifs de ceux qui abritent d’importants vestiges de cités aux liens bibliques. Ces trois tels présentent également quelques-uns des plus beaux exemples de systèmes d’adduction d’eaux souterraines dans le Levant, datant de l’âge du fer, très élaborés et créés pour desservir de denses communautés urbaines. Les traces de leur construction au cours des millénaires reflètent l’existence d’une autorité centralisée, d’une agriculture prospère et du contrôle de routes commerciales importantes.

Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura

Chili
Critère : (ii)(iii)(iv)

Les usines de Humberstone et de Santa Laura représentent plus de 200 anciens sites d’extraction du salpêtre, où des ouvriers, venus du Chili, du Pérou et de Bolivie, vécurent dans des cités minières et forgèrent une culture pampina commune. Cette culture se manifeste dans la richesse de la langue, la créativité et les liens de solidarité, et surtout dans les luttes pionnières menées par les pampinos pour la justice sociale, luttes dont l’impact fut profond sur l’histoire sociale. Installés dans la Pampa désertique et reculée, l’un des déserts les plus arides du globe, des milliers de pampinos ont vécu et travaillé, à partir de 1880 et pendant plus de soixante ans, dans un environnement hostile pour exploiter le plus grand gisement de salpêtre du monde et produire le nitrate de soude, un engrais qui allait transformer le paysage agricole de l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que celui de l’Europe, tout en procurant de grandes richesses au Chili.

Les sites naturels suivants ont été inscrits

Complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai

Thaïlande
Critère : (x)

Le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai s’étend sur 230 km entre le parc national de Ta Phraya à la frontière cambodgienne à l’est, et le parc national Khao Yai à l’ouest. Le site est l’habitat de plus de 800 espèces de faune, parmi lesquelles 112 espèces de mammifères (dont deux espèces de gibbons), 392 espèces d’oiseaux et 200 de reptiles et d’amphibiens. Il est d’importance internationale pour la conservation des espèces de mammifères, d’oiseaux et de reptiles menacées et en danger sur Terre, parmi lesquelles 19 sont vulnérables, 4 en danger, et une en danger critique d’extinction. La zone contient des écosystèmes forestiers tropicaux de première importance, qui peuvent constituer un habitat viable pour la survie à long terme de ces espèces.

Dôme de Vredefort

Afrique du Sud
Critère : (viii)

Le dôme de Vredefort, à environ 120 km au sud-ouest de Johannesburg, est une partie représentative de la structure d’impact d’une météorite de très grande taille, ou astroblème. Datant de 2 023 millions d’années, c’est le plus ancien astroblème découvert sur Terre à ce jour. Avec un rayon de 190 km, c’est aussi le plus grand et le plus profondément érodé. Le dôme de Vredefort est le témoin de la plus grande libération d’énergie jamais connue sur la planète ; elle a causé des changements planétaires dévastateurs, parmi lesquels, selon certains scientifiques, des modifications majeures en termes d’évolution. Le dôme constitue un témoignage très important de l’histoire géologique de la planète et tient une place fondamentale dans notre compréhension de l’évolution de la planète. Les impacts de météorites ont joué un rôle important dans l’histoire de la Terre, mais l’activité géologique à la surface de la planète a conduit à la disparition des traces de la plupart des sites d’impact. Et le dôme de Vredefort est le seul exemple sur Terre qui fournisse un profil géologique complet d’un astroblème au-dessous du fond du cratère.

Fjords de l’Ouest de la Norvège – Geirangerfjord et Nærøyfjord

Norvège
Critère : (vii)(viii)

Situés au sud-ouest de la Norvège, au nord-est de Bergen, Geirangerfjord et Nærøyfjord, à 120 km l’un de l’autre, font partie des fjords de l’ouest de la Norvège qui s’étendent de Stavanger au sud jusqu’à Andalsnes, 500 km au nord-est. Les deux fjords, qui sont parmi les plus longs et des plus profonds du monde, sont considérés comme caractéristiques de la géographie des fjords et comme l’un des paysages les plus spectaculaires de la planète. Leur exceptionnelle beauté naturelle provient des parois cristallines, étroites et abruptes, qui s’élèvent jusqu’à 1 400 m au-dessus de la mer et plongent 500 m en dessous. Les parois à pic des fjords abritent de nombreuses cascades tandis que des rivières sauvages coulent à travers des forêts caduques et de conifères vers des lacs glaciaires, des glaciers et les montagnes escarpées. Le paysage contient une variété de phénomènes naturels, tant terrestres que marins, découlant de cet environnement, comme des moraines sous-marines et des mammifères marins. Des vestiges de vieilles fermes de transhumance désormais abandonnées ajoutent un aspect culturel au caractère spectaculaire du lieu et donne une ultime touche humaine au site.

Parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine

Panama
Critère : (ix)(x)

Le Parc national de Coiba, au large de la côte ouest du Panama, protège l’île de Coiba, 38 îlots et les zones marines environnantes dans le golfe de Chiriqui. Abritées des vents froids et des effets d’El Niño, les forêts tropicales humides du Pacifique de Coiba entretiennent un niveau d’endémisme exceptionnel pour les mammifères, les oiseaux et les plantes en raison de l’évolution en cours de nouvelles espèces. C’est le dernier refuge d’un certain nombre d’espèces menacées telles que la harpie huppée. Le bien est un laboratoire naturel exceptionnel pour la recherche scientifique et sert de lien écologique clé dans le Pacifique tropical oriental pour le transit et la survie de poissons pélagiques et de mammifères marins.

Shiretoko

Japon
Critère : (ix)(x)

La péninsule de Shiretoko est située au nord-est de Hokkaido, l’île la plus au nord du Japon. Le site comporte une zone terrestre qui s’étend de la partie centrale de la péninsule jusqu’à son extrémité (cap Shiretoko) ainsi que la zone marine environnante. Il donne un exemple remarquable de l’interaction des écosystèmes marins et terrestres ainsi que de la productivité extraordinaire d’un écosystème, largement influencée par la formation de glaces marines saisonnières, à la plus basse des latitudes de l’hémisphère nord. Il a une importance particulière pour plusieurs espèces marines et terrestres, parmi lesquelles des espèces en danger et endémiques, comme le kétoupa de Blakiston et la plante Viola kitamiana. Le site est également d’importance mondiale pour des oiseaux migrateurs et des oiseaux de mer menacés, de nombreuses espèces de salmonidés et de mammifères marins, notamment le lion de mer de Steller, et des espèces de cétacés.

Wadi Al-Hitan (La vallée des Baleines)

Égypte
Critère : (viii)

Wadi al-Hitan, la Vallée des baleines, dans le désert occidental de l’Égypte, contient des restes fossiles inestimables du plus ancien, et maintenant éteint, ordre des baleines archaeoceti. Ces fossiles représentent l’une des étapes les importantes de l’évolution : les débuts de la baleine en tant que mammifère marin après avoir été mammifère terrestre. C’est le plus grand site au monde témoignant de cette époque de l’évolution. Il montre très clairement l’aspect et la vie de ces baleines pendant leur transition. Le nombre, la concentration et la qualité de ces fossiles sont uniques, tout comme leur accessibilité et leur présence dans un paysage attrayant et protégé. Les fossiles d’Al-Hitan montrent des jeunes archéocètes, dans les dernières étapes de la perte de leurs membres postérieurs. D’autres fossiles présents sur le site permettent la reconstruction de l’environnement et des conditions écologiques de cette époque.

Îles et aires protégées du Golfe de Californie

Mexique
Critère : (vii)(ix)(x)

Le site comprend 244 îles, îlots et zones côtières situées dans le golfe de Californie au nord-est du Mexique. La mer de Cortez et ses îles sont considérées comme un laboratoire naturel pour la recherche en matière de spéciation. De plus, presque tous les grands processus océanographiques à l’œuvre dans les océans de la planète sont représentés sur le site, lui donnant une importance sans commune mesure pour l’étude. Le site est d’une beauté naturelle remarquable et offre un paysage spectaculaire d’îles au relief accidenté composé de hautes falaises et de plages de sable, qui contrastent avec le cadre désertique qui s’y reflète et les eaux environnantes turquoise. Le site abrite 695 espèces de plantes vasculaires, plus que dans tout autre site marin et insulaire de la Liste du patrimoine mondial. Il est également exceptionnel du point de vue du nombre d’espèces de poissons : 891, dont 90 endémiques. De plus, le site héberge 39 % du nombre total d’espèces de mammifères marins et un tiers du nombre total des espèces de cétacés de la Terre.

Le Comité a également approuvé l'extension des sites suivants

Les sites culturels

Beffrois de Belgique et de France

Belgique , France
Critère : (ii)(iv)

Vingt-trois beffrois, situés dans le nord de la France, et le beffroi de Gembloux, en Belgique, ont été inscrits en tant que groupe et comme une extension des 32 beffrois belges inscrits en 1999 sous le nom de Beffrois de Flandre et de Wallonie. Construits entre le XIe et le XVIIe siècle, ils illustrent les styles architecturaux roman, gothique, Renaissance et baroque. Ils constituent des symboles hautement significatifs de la conquête des libertés civiques. À une époque où la plupart des villes italiennes, allemandes et anglaises s’attachaient surtout à construire des hôtels de ville, dans une partie de l’Europe nord-occidentale, l’accent était mis sur l’édification de beffrois. Par opposition au donjon (symbole des seigneurs) et au clocher (symbole de l’Église), le beffroi, troisième tour du paysage urbain, représentait le pouvoir des échevins. Au fil des siècles, il est devenu le symbole de la puissance et de la prospérité des communes.

Chemins de fer de montagne en Inde

Inde
Critère : (ii)(iv)

Ce site comprend trois liaisons ferroviaires. Le premier, et jusqu’à présent le plus exceptionnel exemple de chemin de fer de montagne pour passagers, est le Darjeeling Himalayan Railway. Inauguré en 1881, sa construction a nécessité des solutions ingénieuses et audacieuses pour résoudre les problèmes liés à l’établissement d’une ligne ferroviaire à travers un terrain montagneux d’une grande beauté. La construction du Chemin de fer des montagnes Nilgiri, une ligne à voie unique d’un mètre d’écartement et de 46 km de long dans l’État du Tamil Nadu, fut d’abord proposée en 1854 ; mais face aux difficultés présentées par ce site montagneux, les travaux ne démarrèrent qu’en 1891 pour s’achever en 1908. Ce chemin de fer, qui part d’une altitude de 326 m pour atteindre 2 203 m, représentait la technologie de pointe de son époque. Enfin, le Chemin de fer de Kalka à Shimla, une ligne à voie unique longue de 96 km, fut construit au milieu du XIXe siècle pour desservir la ville de Shimla. Il illustre les prouesses techniques et matérielles réalisées pour désenclaver les populations montagnardes grâce au chemin de fer. Ces trois chemins de fer sont toujours parfaitement opérationnels.

Frontières de l’Empire romain

Allemagne , Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Critère : (ii)(iii)(iv)

Le « limes romain » représente la ligne frontière de l’Empire romain à son apogée au IIe siècle apr. J.-C. Le limes s’étendait sur 5 000 km depuis la côte atlantique au nord de la Grande-Bretagne, traversant l’Europe jusqu’à la mer Noire et, de là, jusqu’à la mer Rouge et l’Afrique du Nord, pour revenir à la côte atlantique. Il s’agit de vestiges de murs bâtis, de fossés, de forts, de forteresses, de tours de guet et d’habitations civiles. Certains éléments de la ligne ont été découverts lors de fouilles, d’autres reconstruits et quelques-uns détruits. Les deux tronçons du limes en Allemagne couvrent une distance de 550 km depuis le nord-ouest de l’Allemagne jusqu’au Danube au sud-est du pays. Le mur d’Hadrien (Royaume Uni), long de 118 km, a été construit sous les ordres de l’empereur Hadrien en 122 apr. J.-C., à l’extrémité nord des frontières de la province romaine Britannia. C’est un exemple remarquable d’organisation d’une zone militaire qui illustre les techniques défensives et les stratégies géopolitiques de la Rome ancienne. Le mur d’Antonin, une fortification de 60 km de long située en Ecosse, fut commencé sous l’empereur Antonius Pius en 142 apr. J.-C. comme une défense contre les « barbares » venus du Nord. Il représente le tronçon situé le plus au nord-ouest du « limes romain ».

Sites des hominidés fossiles d’Afrique du Sud

Afrique du Sud
Critère : (iii)(vi)

C’est sur ce site que le célèbre crâne fossile de Taung – un spécimen de l’espèce Australopithecus africanus – fut découvert en 1924. La vallée de Makapan, elle aussi sur ce site, abrite dans ses nombreuses grottes archéologiques des traces d’occupation et d’évolution humaines remontant à quelque 3,3 millions d’années. L’ensemble de la région contient des éléments essentiels définissant l’origine et l’évolution de l’humanité. Les fossiles trouvés ont permis l’identification de plusieurs spécimens des premiers hominidés, plus particulièrement du Paranthropus, vieux de 2,5 à 4,5 millions d’années, ainsi que des preuves de la domestication du feu il y a 1,8 million à 1 million d’années. Il s’agit d’une extension du site inscrit en 1999.

Œuvres d’Antoni Gaudí

Espagne
Critère : (i)(ii)(iv)

Sept biens construits par l’architecte Antoni Gaudí (1852-1926), à Barcelone ou à proximité, inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1984 témoignent de la contribution créative exceptionnelle de Gaudí au développement de l’architecture et des techniques de construction à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ces monuments sont l’expression d’un style à la fois éclectique et très personnel qui s’est donné libre cours non seulement dans l’architecture mais aussi dans l’art des jardins, la sculpture et toutes les formes d’arts décoratifs. Les 7 bâtiments sont : le parc Güell, le palais Güell, la Casa Mila, la Casa Vicens, le travail de Gaudí sur la façade de la Nativité et la crypte de la cathédrale de la Sagrada Familia, la Casa Batlló, la crypte de la Colònia Güell.

Les sites naturels

Parc national de Doñana

Espagne
Critère : (vii)(ix)(x)

Situé en Andalousie, le parc de Doñana occupe la rive droite du Guadalquivir, à son estuaire sur l'océan Atlantique. Il est remarquable par la grande diversité de ses biotopes, notamment lagunes, marais, dunes fixes et mobiles, buissons et maquis. Il est l'habitat de cinq espèces d'oiseaux menacées. C'est l'une des plus grandes héronnières de la région méditerranéenne et le site d'hivernage de plus de 500 000 oiseaux d'eau.

Parc national de Durmitor

Monténégro
Critère : (vii)(viii)(x)

Façonné par les glaciers et découpé par les rivières et les eaux souterraines, le parc national Durmitor est d’une beauté naturelle saisissante : le long de la Tara, aux gorges les plus profondes d’Europe, les forêts denses de conifères sont parsemées de lacs aux eaux limpides et abritent une importante flore endémique.

Parcs nationaux de Nanda Devi et de la Vallée des fleurs

Inde
Critère : (vii)(x)

Niché très haut dans l’Himalaya occidental, le parc national de la Vallée des fleurs, en Inde, est célèbre pour ses prairies de fleurs alpines endémiques et sa beauté naturelle exceptionnelle. Cette région extrêmement diverse abrite également des animaux rares et en danger tels que l’ours noir d’Asie, le léopard des neiges, l’ours brun et le bharal. Le paysage vallonné du parc national de la Vallée des fleurs complète les montagnes sauvages et escarpées du parc national de Nanda Devi. Ensemble, ils forment une zone de transition unique entre les chaînes de montagnes iconiques du Zanskar et du Grand Himalaya, appréciée des alpinistes et des botanistes depuis plus d’un siècle, et présente dans la mythologie hindoue depuis bien plus longtemps.

Les sites mixtes

Île de St Kilda

Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Critère : (iii)(v)(vii)(ix)(x)

Cet archipel volcanique avec ses paysages spectaculaires est situé au large des côtes des Hébrides. Il comprend les îles Hirta, Dun, Soay et Boreray. C’est une des plus hautes falaises d’Europe qui possède des colonies d’espèces d’oiseaux rares en danger, dont les macareux et les fous de bassan. St. Kilda est inhabité depuis 1930, mais l’archipel conserve des traces de la présence de l’homme de plus de 2 000 ans dans les conditions extrêmes qui sont celles des Hébrides. Les vestiges humains incluent des structures bâties et de systèmes d’exploitation des terres agricoles, les cleits, ainsi que les traditionnelles maisons en pierre caractéristiques des Highlands. Ils représentent les traces fragiles d’une économie de subsistance fondée sur les produits avicoles et agricoles et l’élevage d’ovins.

En 2005 le Comité du patrimoine mondial a inscrit des nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial.
24
Nouvelles inscriptions
17
Culturels
7
Naturels
0
Mixtes
9
Extensions