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Nouveaux biens inscrits (2006)








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Les sites culturels suivants ont été inscrits

Aapravasi Ghat

Maurice
Critère : (vi)

Ce site de 1 640 m2 situé dans le district de Port Louis est l’endroit où commença la moderne diaspora des travailleurs sous contrat ou « engagés ». En 1834, le gouvernement britannique choisit l’île de Maurice pour en faire le premier site de sa « grande expérience », l’utilisation de travailleurs libres plutôt que d’esclaves. Entre 1834 et 1920, presque un demi-million de travailleurs sous contrat arriva d’Inde à l’Aapravasi Ghat pour travailler dans les plantations sucrières de Maurice ou pour être transférés de là à l’île de la Réunion, en Australie, en Afrique australe et orientale, dans les Caraïbes. Les bâtiments de l’Aapravasi Ghat sont l’une des premières manifestations explicites de ce qui devait devenir par la suite un système économique mondial et l’une des plus grandes vagues migratrices de l’histoire.

Art rupestre de Chongoni

Malawi
Critère : (iii)(vi)

Situé sur un groupe de collines boisées de granite, la réserve de Chongoni occupe 126,4 km2 sur le haut plateau central du Malawi. Sur 127 sites, elle abrite le plus dense des ensembles d’art rupestre de la région. L’ensemble de Chongoni reflète la tradition - relativement rare - de l’art rupestre des agriculteurs mais aussi les peintures des chasseurs-cueilleurs BaTwa qui habitèrent le secteur à partir de l’âge de pierre tardif. Les agriculteurs Chewa, dont les ancêtres vivaient dans la région depuis l’âge de fer tardif, pratiquèrent la peinture rupestre jusqu’à une époque avancée du XXe siècle. Les symboles de l’art rupestre, étroitement associés aux femmes, sont toujours d’une grande pertinence culturelle parmi les Chewa, et les sites sont associés à des cérémonies et rituels qui ont toujours cours.

Behistun

Iran (République islamique d')
Critère : (ii)(iii)

Behistun se trouve sur l’ancienne route marchande reliant le haut plateau iranien à la Mésopotamie et possède des vestiges de l’époque préhistorique aux périodes mède, achéménide, sassanide et ilkhanide. Le monument principal de ce site archéologique est un bas-relief et une inscription cunéiforme commandés par Darius I le Grand, quand il monta sur le trône de l’Empire perse, en 521 avant JC. Ce bas-relief représente Darius tenant un arc, symbole de sa souveraineté, et écrasant le torse d’un homme allongé sur le dos devant lui. Selon la légende, ce personnage serait Gaumata, le mage mède prétendant au trône dont l’assassinat permit à Darius la conquête du pouvoir. Sous le bas-relief et autour, quelque 1 200 lignes d’inscriptions retracent l’histoire des batailles que Darius a dû livrer en 521 - 520 avant JC contre les gouverneurs qui tentèrent de diviser l’empire fondé par Cyrus. L’inscription est rédigée en trois langues. La plus ancienne est un texte élamite faisant référence aux légendes qui décrivent le roi et les rébellions. Elle est suivie par une version babylonienne de légendes similaires. La dernière partie de l’inscription est particulièrement importante, car c’est là que Darius introduisit pour la première fois la version en vieux perse de ses res gestae (ce qu’il a accompli). C’est l’unique inscription monumentale achéménide connu sur la re-fondation de l’Empire par Darius I. Elle constitue également un témoignage sur les influences mutuelles dans le développement de l’art monumental et de l’écriture dans la région de l’Empire perse. On trouve aussi à Behistun des vestiges de la période mède (8e au 7e siècle avant JC) ainsi que des périodes achéménide (6e au 4e siècles) et post-achéménide.

Cercles mégalithiques de Sénégambie

Gambie , Sénégal
Critère : (i)(iii)

Ces quatre grands groupes de cercles mégalithiques constituent une concentration extraordinaire - plus de 1 000 monuments - sur une bande de 100 km de large qui longe sur 350 km le fleuve Gambie. Les quatre groupes, Sine Ngayène, Wanar, Wassu et Kerbatch rassemblent 93 cercles et de nombreux tumuli, monticules funéraires. Certains ont été fouillés et ont révélé un matériel archéologique que l’on peut dater entre le IIIe siècle av. J.-C et le XVIe siècle de notre ère. Les cercles de pierres de latérite soigneusement taillées et leurs tumuli associés présentent un vaste paysage sacré qui s’est constitué sur plus de 1 500 ans et rendent compte d’une société prospère, pérenne et hautement organisée.

Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din

République arabe syrienne
Critère : (ii)(iv)

Ces deux châteaux illustrent l’échange d’influences culturelles et le développement de l’architecture militaire au Proche-Orient à l’époque des Croisades, du XIe au XIIIe siècles. Le Crac des Chevaliers a été construit par l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de 1142 à 1271. Une deuxième vague de travaux a été le fait des Mamelouks à la fin du XIIIe siècle. Il figure parmi les châteaux des Croisades les mieux préservés. Bien que partiellement en ruines, le Qal’at Salah El-Din (Forteresse de Saladin) constitue un autre exemple remarquable de ce type de forteresse, tant en terme de qualité de la construction que de survie de la stratigraphie historique, avec des éléments de l’époque byzantine au Xe siècle, les transformations réalisées par les Francs à la fin du XIIe siècle et les défenses ajoutées par les Ayyoubides (fin du XIIe et XIIIe siècles).

Gênes, les Strade Nuove et le système des palais des Rolli

Italie
Critère : (ii)(iv)

Les Strade Nuove et le système des palais des Rolli dans le centre historique de Gênes datent de la fin du XVIe et début du XVIIe siècles. Le site représente le premier exemple en Europe d’un projet de développement urbain loti par une autorité publique dans un cadre unitaire et associé à un système particulier d’hébergement public dans des résidences privées telles que decrété par le Sénat en 1576 quand la République de Gênes était au sommet de sa puissance financière et maritime. Le site comprend un ensemble de palais Renaissance et Baroque bordant les « rues neuves » (Strade Nuove). Les Palazzi offrent une extraordinaire variété de solutions différentes, ils ont une valeur universelle par leur adaptation aux caractéristiques particulières du site et aux exigences d’une organisation économique et sociale spécifique. Ils constituent également un exemple original d’un système public de résidences privées qui avaient l’obligation d’héberger les visiteurs d’Etat.

Halle du Centenaire de Wroclaw

Pologne
Critère : (i)(ii)(iv)

La Halle du centenaire, un jalon de l’histoire de l’architecture en béton armé, a été construite entre 1911 et 1913 par l’architecte Max Berg. C’est un bâtiment à plan central au cœur du Parc des Expositions servant de salle d’exposition polyvalente. La Halle du centenaire forme un quadrilobe symétrique, avec un vaste espace circulaire au centre qui peut accueillir 6 000 sièges. Le dôme nervuré de 23 m est coiffé d’une lanterne d’acier et de verre. La Halle du centenaire est un exemple précurseur du début de l’architecture et de l’ingénierie moderne ; elle illustre un important échange d’influences au début du XXe siècle et elle est devenue une référence majeur dans l’évolution postérieure des structures en béton armé.

Harar Jugol, la ville historique fortifiée

Éthiopie
Critère : (ii)(iii)(iv)(v)

La ville fortifiée de Harar est située dans la partie orientale du pays, sur un plateau encerclé par le désert et la savane et entaillé par de profondes gorges. Les murs ceignant cette ville sacrée musulmane ont été construits entre le XIIIe et XVIe siècles. Harar Jugol, connue comme la quatrième ville la plus sainte de l’Islam, compte 82 mosquées, dont trois datent du Xe siècle, et 102 sanctuaires. Mais l’aspect le plus spectaculaire du patrimoine culturel réside dans la maison harari traditionnelle avec son exceptionnelle conception intérieure. L’impact des traditions africaines et islamiques sur le développement des types de constructions de la ville et de ses plans urbains constitue son caractère particulier et unique.

Paysage d’agaves et anciennes installations industrielles de Tequila

Mexique
Critère : (ii)(iv)(v)(vi)

Le site de 34 658 ha s’étend du pied du volcan Tequila jusqu’au canyon du Rio Grande. Il comprend de vastes paysages d’agaves bleues, façonnés par la culture de cette plante qui est utilisée depuis le XVIe siècle pour produire la tequila et depuis au moins 2 000 ans pour fabriquer des boissons fermentées et des textiles. On trouve dans ce paysage des distilleries en activité qui reflètent l’essor de la consommation internationale de tequila au XIXe et XXe siècles. Aujourd’hui, la culture de l’agave est considérée comme un élément intrinsèque de l’identité nationale mexicaine. La zone englobe un paysage vivant et exploité de champs d’agaves bleues et les peuplements urbains de Tequila, El Arenal et Amatitan, abritant de grandes distilleries où le cœur de l’agave (l’ananas) est fermenté et distillé. La zone comprend également des sites archéologiques qui contiennent des témoignages de la culture Teuchitlan qui a façonné la zone de Tequila de 200 à 900 apr. J.-C., notamment à travers la création de terrasses pour l’agriculture, d’habitations, de temples, de tertres cérémoniels et de terrains de jeu de balle.

Paysage minier des Cornouailles et de l’ouest du Devon

Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord
Critère : (ii)(iii)(iv)

Le paysage des Cornouailles et de l’ouest du Devon s’est en grande partie transformé au XVIIIe et au début du XIXe siècle dans le sillage de l’essor rapide de l’exploitation minière du cuivre et de l’étain. Les profondes mines souterraines, les bâtiments des machines, les fonderies, les villes nouvelles, les petites propriétés, les ports et leurs industries associées reflètent le prolifique esprit d’innovation qui fut le moteur de ce développement industriel, qui produisait au début du XIXe siècle les deux tiers du cuivre mondial. Les nombreux vestiges attestent de la contribution des Cornouailles et de l’ouest du Devon à la Révolution industrielle dans le reste de la Grande-Bretagne, et de l’influence fondamentale de cette région sur l’ensemble du monde minier. La technologie des Cornouailles qu’incarnent les machines, les bâtiments qui les abritent et l’équipement minier fut exportée dans le monde entier. Les Cornouailles et l’ouest du Devon furent au cœur de la diffusion rapide de la technologie minière.

Pont Vizcaya

Espagne
Critère : (i)(ii)

Ce pont transbordeur monumental enjambe l’embouchure de l’estuaire de l’Ibaizabal à l’ouest de Bilbao. Conçu par l’architecte basque Alberto de Palacio, il a été terminé en 1893. Haut de 45m et d’une portée de 160 mètres, il associe la tradition des constructions métalliques du XIXe siècle et la nouvelle technologie des câbles d’acier légers à torsion alternative. Il a été le premier pont au monde à nacelle de transbordement suspendue au-dessus du mouvement des navires, pour le transport des passagers et des véhicules et a servi de modèle à de nombreux autres ponts similaires en Europe, en Afrique et aux Amériques, dont seuls quelques exemplaires sont parvenus jusqu’à nous. De par son utilisation novatrice des câbles d’acier légers à torsion alternative, il est considéré comme une des remarquables constructions d’architecture métallique issues de la Révolution industrielle.

Sites d’art rupestre de Kondoa

Tanzanie, République-Unie de
Critère : (iii)(vi)

Dans cette zone de 2 336 km2 située sur les versants orientaux de l’escarpement masaï bordant la grande vallée du rift, on trouve des abris sous roche naturels, surplombant des dalles de roches sédimentaires fragmentées par les failles du rift, dont les plans verticaux ont servi de support à des peintures rupestres pendant au moins deux millénaires. La collection spectaculaire d’images - souvent d’une grande valeur artistique - réparties dans plus de 150 abris présente des séquences qui constituent un témoignage unique de l’évolution socio-économique de la région, des chasseurs-cueilleurs aux sociétés agro-pastorales, et des croyances et idées qui leur sont associées. Les gens habitant aux environs des abris continuent de les associer à des pratiques rituelles.

Systèmes d’irrigation aflaj d’Oman

Oman
Critère : (v)

Les cinq systèmes d’irrigation inscrits représentent les quelques 3 000 systèmes d’irrigation encore en activité en Oman. La construction la plus ancienne pourrait remonter aux environs de 500 apr. J.C. mais des preuves archéologiques récentes suggèrent que les systèmes d’irrigation existaient dans la région dès 2 500 av. J.-C. Ce système d’irrigation conduit l’eau des sources souterraines, par gravité, sur des kilomètres pour alimenter l’agriculture et les peuplements permanents. La gestion et le partage équitable et efficace de l’eau dans les villages et les villes sont toujours sous-tendus par des notions de dépendance mutuelle et de collectivité, et guidés par des observations astronomiques. De nombreuses tours de guet construites pour défendre les systèmes d’adduction d’eau sont intégrées au site. Elles reflètent la dépendance des communautés aux aflaj . Menacé par la baisse du niveau des eaux souterraines, l'aflaj représente une forme d’occupation des sols exceptionnellement bien conservée.

Vieille ville de Ratisbonne et Stadtamhof

Allemagne
Critère : (ii)(iii)(iv)

Située sur le Danube, cette cité médiévale de Bavière offre de nombreux bâtiments d’une qualité exceptionnelle qui témoignent de son passé de centre marchand et de son influence dans la région dès le IXe siècle. Elle a conservé une quantité notable de structures historiques couvrant deux millénaires, dont la période de la Rome antique ainsi que des édifices romans et gothiques. L’architecture des XI-XIIIe siècles - le Marché, l’Hôtel de ville, la Cathédrale – confère à Ratisbonne un caractère particulier : hauts édifices, ruelles étroites et sombres, murs d’enceinte très épais. Parmi les bâtiments, on trouve des tours patriciennes, un grand nombre d’églises et d’ensembles monastiques, ainsi que le Pont de pierre du XIIe siècle. La ville est aussi remarquable pour ses vestiges qui témoignent de sa riche histoire en tant qu’un des centres du Saint Empire romain germanique qui bascula vers le Protestantisme.

Ville minière de Sewell

Chili
Critère : (ii)

Située à plus de 2 000 m d’altitude dans les Andes, à 60 km à l’est de Rancagua, dans un environnement marqué par un climat extrême, la ville minière de Sewell a été construite par la société Bradden Copper en 1905 pour héberger les mineurs travaillant dans ce qui était en train de devenir la plus grande mine souterraine de cuivre du monde, El Teniente. C’est un exemple exceptionnel de ces villes qui ont été « implantées » dans de nombreuses parties reculées du monde pour exploiter une mine et transformer des ressources naturelles de grande valeur, en utilisant à la fois une main d’œuvre locale et les moyens financiers et techniques d’un pays industrialisé. Installée sur un terrain trop abrupt pour les véhicules à roues, la ville a été construite autour d’un grand escalier central partant de la gare. Le long de la pente, des places de forme irrégulière, embellies par des arbres et des plantes, constituaient les principaux espaces publics de la ville. Les immeubles construits le long des rues sont en bois, souvent peints dans des tons vifs de vert, jaune, rouge et bleu. A son apogée, Sewell a compté jusqu’à 15 000 habitants mais elle a été largement abandonnée dans les années 1970.

Yin Xu

Chine
Critère : (ii)(iii)(iv)(vi)

Le site archéologique de Yin Xu, proche de la ville d'Anyang, à quelque 500 km au sud de Beijing, fut la dernière capitale de l'ancienne dynastie Shang (1300-1046 av. J.-C.). Il témoigne de l'âge d'or de la culture, de l'artisanat et des sciences de la Chine antique, une période de grande prospérité de l'âge du bronze chinois. Beaucoup de tombes et palais royaux, prototypes de l'architecture chinoise postérieure, ont été mis à jour sur le site dont l'aire du Palais et les sanctuaires ancestraux royaux, où sont rassemblées plus de 80 fondations de maisons et la seule tombe d'un membre de la famille royale de la dynastie Shang encore intacte, le tombeau de Fu Hao. Un grand nombre de superbes objets funéraires y porte le témoignage du niveau avancé de l'artisanat Shang. Les inscriptions sur les ossements trouvés à Yin Xu et utilisés pour les oracles ont une valeur testimoniale immense sur le développement du plus ancien langage systématique écrit, sur les croyances et le système social anciens.

Les sites naturels suivants ont été inscrits

Sanctuaires du grand panda du Sichuan - Wolong, Mont Siguniang et Montagnes de Jiajin

Chine
Critère : (x)

Les Sanctuaires du grand panda du Sichuan abritent plus de 30 % de la totalité mondiale de pandas géants en voie d’extinction, s’étendent sur 924 500 ha et comprennent sept réserves naturelles et neuf parcs paysagers dans les montagnes Qionglai et Jiajin. Les sanctuaires constituent aujourd’hui la plus grande zone contiguë d’habitat de ce panda - une relique des forêts paléotropiques de l’ère tertiaire. C’est aussi la plus importante source de grands pandas pour l’établissement de populations de l’espèce en captivité. De plus, les sanctuaires abritent un certain nombre d’espèces en danger à l’échelle mondiale comme le petit panda, la panthère des neiges et la panthère nébuleuse. Sur le plan botanique, il s’agit de l’un des sites les plus riches du monde, en dehors des forêts tropicales ombrophiles, avec sa flore qui compte entre 5 000 et 6 000 espèces appartenant à plus de 1 000 genres.

Sanctuaire de faune et de flore de Malpelo

Colombie
Critère : (vii)(ix)

Ce sanctuaire se situe à 506 km de la côte colombienne et comprend l’île de Malpelo (350 ha) ainsi que la zone marine environnante (857 150 ha). Ce vaste parc marin, qui est aussi la plus grande zone où la pêche est interdite dans le Pacifique tropical oriental, constitue un habitat d’une importance critique pour un certain nombre d’espèces marines menacées au plan mondial. C’est aussi une source majeure de nutriments et une zone importante d’agrégation de la biodiversité marine. On y trouve en particulier des requins, mérous géants et voiliers, et c’est l’un des rares sites au monde où a été confirmée la présence de l’odontospide féroce, un requin des profondeurs. De l’avis général, ce milieu sous-marin est l’un des sites de plongée les plus remarquables du monde du fait de la beauté naturelle extraordinaire de ses murs abrupts et de ses grottes. De plus, ces eaux profondes abritent de larges populations de grands prédateurs et d’espèces pélagiques (on a par exemple relevé la présence de bancs de plus de 200 requins-marteaux et de plus de 1000 requins soyeux, requins-baleines et thons) qui, dans ce milieu non perturbé, conservent des comportements naturels.

Le Comité a également approuvé l'extension des sites suivants

Les sites culturels

Monuments médiévaux au Kosovo

Serbie
Critère : (ii)(iii)(iv)

Les quatre éléments du site reflètent l'apogée de la culture ecclésiastique byzantine et romane avec un style particulier de peintures murales qui s'est développé dans les Balkans entre les XIIIe et XVIIe siècles. Le Monastère Dečani a été construit à la moitié du XIVe siècle par le roi de Serbie Stefan Dečanski ainsi que son mausolée. Situé à la périphérie de Peć, le Patriarcat du Monastère de Peć se compose d'un groupe de quatre églises avec dômes et comportant des peintures murales. Les fresques du XIIIe siècle de l'Eglise des Saints-Apôtres reflètent la phase mature d'un style de peinture monumental sans équivalent. Les fresques du début du XIVe siècle de l'Eglise de la Sainte Vierge de Ljeviša marquent l'apparition d'un nouveau style, le style de la Renaissance des Paléologues de Byzance, qui combine des éléments orthodoxes orientaux et romans occidentaux. Le style a joué un rôle décisif dans le développement de l'art dans les Balkans.

Les sites naturels

Haute Côte / Archipel de Kvarken

Finlande , Suède
Critère : (viii)

L’archipel de Kvarken (Finlande) et la Haute côte (Suède) sont situés dans le golfe de Botnie, qui prolonge la mer Baltique vers le nord. Les 5 600 îles et îlots se singularisent principalement par les curieuses moraines à crête bosselées, ou moraines de Geer, formées par la fonte de la nappe de glace continentale composées il y a entre 10 000 et 24 000 ans. L’archipel de Kvarken s’élève de manière continue du niveau de la mer du fait d’un relèvement glacio-isostatique rapide, lorsqu’une terre précédemment comprimée par le poids d’un glacier se relève après la disparition de ce dernier, fait de ce taux de relèvement dans la région l’un des plus élevés au monde. Du fait de l’avancée du littoral, des îles apparaissent et s’unissent, des péninsules grandissent, des lacs se forment depuis les baies et deviennent des marais et des fagnes tourbeuses. La Haute côte a aussi été largement façonnée par l’association de processus de glaciation, de recul des glaciers et d''émergence de nouvelles terres. Depuis le retrait final des glaces de la Haute côte, il y a 9 600 ans, le relèvement est de l''ordre de 285 m, ce qui correspond au « rebond » manifeste le plus important jamais observé. La Haute côte est un site exceptionnel pour la compréhension des processus importants qui ont formé les glaciers et les zones de relèvement de la surface de la Terre.