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Site Lacustre de Ganvié

Date de soumission : 31/10/1996
Critères: (v)(vi)
Catégorie : Culturel
Soumis par :
Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine Culturel
État, province ou région :
Est situé au sud-est du Benin dans le department de l'Atlantique a environ 20km de Cotonou, 100km de Hilacodji frontiere entre le Benin et le Togo et 35km de Kraké frontiere entre le Benin et la Nigeria.
Ref.: 869
Avertissement

Les Listes indicatives des États parties sont publiées par le Centre du patrimoine mondial sur son site Internet et/ou dans les documents de travail afin de garantir la transparence et un accès aux informations et de faciliter l'harmonisation des Listes indicatives au niveau régional et sur le plan thématique.

Le contenu de chaque Liste indicative relève de la responsabilité exclusive de l'État partie concerné. La publication des Listes indicatives ne saurait être interprétée comme exprimant une prise de position de la part du Comité du patrimoine mondial, du Centre du patrimoine mondial ou du Secrétariat de l'UNESCO concernant le statut juridique d'un pays, d'un territoire, d'une ville, d'une zone ou de leurs frontières.

Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les États parties les ont soumis.

Description

La zone proposée comprend trois ensembles :

  • le noyau habitat lacustre proprement dit (I)
  • la zone d'exploitation et de protection de la lagune (II) et
  • les flots semi-lacustres environnants (III).

(I) Le village lacustre Ganvié se présente sous la forme d'un habitat groupe de cases sur pilotis entièrement construites en bois et matériaux végétaux, capables de résister aux intempéries de l'eau et aux aléas climatiques pendant des décennies.

D'attrait pittoresque, de valeur historique appréciable et d'une architecture très originale, Ganvié est le site touristique le plus visité dans la sous-région ouest africaine.

Envahi par l'eau toute l'année, Ganvié est accessible uniquement par pirogues. La pêche reste et demeure l'activité principale source de revenus chez le lacustre appelé tofin ou homme de l'eau.

(II) La zone d'exploitation et de protection de la lagune peut être comparée aux champs pour les populations habitant la terre ferme. Zone de prédilection de la pèche, on y développe la technique « acadja », véritable enclos ceintures de végétaux destiné à la pisciculture.

Le territoire lacustre s'étend sur la Basse So et son delta. C'est une vaste zone lagunaire ou l'environnement lacustre constitue un écosystème autonome.

Il constitue un village-refuge ou s'est développé une civilisation de lien à dimension écologique.

L'habitat palafitte est sur pilotis, structure en « concession lacustre » et comporte plusieurs constructions en bois aux toitures de chaume local tantôt rectangulaire ou présentant un aspect cônal. L'habitat physique correspond à des segments lignagers regroupés.

(III) Dans les îlots semi-lacustres inondes en saison humide, les habitudes sont presque identiques pendant la crue qui dure environ 4 mois dans l'année. Pendant le reste de l'année, outre la pêche, la disponibilité de la terre ferme permet de développer les activités agricoles. Ces îlots forment une ceinture semi-émergée et abritent des cimetières et des lieux de cultes pour ces « homes de l'eau ».

Déclarations d’authenticité et/ou d’intégrité

Malgré les modifications et innovations apportées a l'habitat traditionnel par le modernisme, le site lacustre de Ganvié remplit plus particulièrement les critères (v) et (vi) relatifs à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial. Cet ensemble lacustre et îlots semi-lacustres a gardé ses traits distinctifs. Le temps n'a pas modifié ni altéré de façon significative les attraits de ce terroir lacustre qui date de la fin du XVIIe siècle ou les matériaux de construction s'harmonisent avec l'environnement naturel (bois, paille, végétaux divers).

Comparaison avec d’autres biens similaires

Le site lacustre de Ganvié avec ses îlots peut être compare a la ville italienne de Venise, car la vie socio-économique de ces hommes de l'eau, dépend de l'écosystème lagunaire qui tend à se dégrader malgré le traditionalisme vivace et subtil qui a su intégrer au modernisme technologique générateur  d'investissements sociologiques renforçant les structures traditionnelles.