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Le parc national de la Kibira

Date de soumission : 09/05/2007
Critères: (vii)(ix)
Catégorie : Naturel
Soumis par :
Ministère de l’Education Nationale et de la Culture
Etat, province ou région :
Provinces : Muramvya, Kayanza, Cibitoke et Bubanza
Coordonnées S3 15 43 E29 33 09
Ref.: 5148
Avertissement

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Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Créé le 12 décembre 1933 par l'ordonnance du Ruanda-Urundi n°83/bis/Agri, le parc national de la Kibira était  établi comme une réserve forestière de la Crête Congo-Nil. Comme pour toutes les aires protégées, le parc national de la Kibira a été institutionnalisé par le décret-loi n°1/6 du 03 mars 1980. Il s'étend de Bugarama au sud jusqu'à la frontière avec le Rwanda au Nord sur une longueur de plus ou moins 80 km et une largeur moyenne de 8 km. Sa superficie est d'environ 40.000 ha.

Il rejoint ensuite la forêt de Nyungwe au Rwanda voisin. Il s'étale sur les provinces de Muramvya, Kayanza, Cibitoke et Bubanza à une altitude variant entre 1 600 et 2 600 m. Le parc national de la Kibira est une forêt afro-montagnarde composée de trois zones forestières encore intactes et d'un écosystème très diversifié.

Sur une altitude comprise entre 1100 et 1600 m, on observe une forêt claire (Albizia, Entada abyssinica, Protea mandinsis) alors que, sur les sommets des crêtes du Mumirwa et de hautes collines du Mugamba, on observe une forêt ombrophile de montagnes et des galeries submontagnardes. Sur le versant est de la crête, la forêt fait partiellement place aux bambouseraies dominées par  Arundinaria alpina. Le long de la crête se trouvent des vestiges de forêt afromontagnarde dominée par Prunus africana, ,Entandrophragma excelsum, Parinari excelca etc. Le sommet de la crête est couvert par une végétation xérophile à Philipia erica, Vaccinium, Agauria et Struthiola. Il s'agit d'une forêt composée de plusieurs étages liés notamment à l'altitude.

Cette aire protégée, d'une biodiversité très riche et variée, est un site naturel dans lequel on  trouve des milliers d'espèces de faune et de flore très diversifiées et dont beaucoup d'entre elles sont endémiques. On y rencontre des insectes, des primates, des oiseaux, des reptiles, de grands mammifères etc.

Beaucoup de rivières prennent leurs sources dans ce parc. Celui-ci joue un rôle important au niveau des bassins des fleuves Congo et Nil, jusqu'à la Méditerranée et à l'Océan Atlantique. Il exerce une influence notoire dans la régulation hydrologique et la protection des sols contre l'érosion.

Dans ce parc national de la Kibira, on distingue également des plantes comestibles (fraises sauvages (mûres) : Myrianthus arboreus (amufe) et médicinales. Aux abords de la forêt il existe des eaux thermales dénommées amahoro, amashuha. C'est  un lieu qui est fréquenté pour ses bienfaits thérapeutiques.

Déclarations d’authenticité et/ou d’intégrité

Le parc national de la Kibira est composé de trois zones forestières encore intactes d'écosystèmes très diversifiés. Inscrit dans la publication de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) depuis 1996, il répond aux critères de classement des parcs nationaux comme toutes les aires protégées du pays. Toute activité de chasse, de pêche, de cueillette et d'exploitation minière est y interdite, le tourisme est réglementé avec un aménagement d'un circuit. Dans ces conditions, le parc national de la Kibira garde ses caractéristiques originelles. Les seules perturbations observées pendant la crise de 1993 étaient liées aux coupes de bois, aux défrichements, aux feux de forêts et à l'exploitation des mines et carrières.

L'autre particularité de la conservation du parc national de la Kibira est l'association de ses gestionnaires et  la population riveraine dans la sensibilisation à un mode d'utilisation durable des ressources forestières.

Comparaison avec d’autres biens similaires

Le parc national de la Kibira ressemble à la fôret de Nyungwe au Rwanda dont il est le prolongement. Mais les caractéristiques de ce parc le distinguent, entre autres, par la présence de différentes essences exotiques installées en blocs de plantation-tempon sur plus de 2000 ha et 49 ha pour enrichissement de la forêt.