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Parc national du « W », sites archéologiques

Date de soumission : 26/06/2006
Critères: (i)(iii)(iv)
Catégorie : Culturel
Soumis par :
Ministère de la Culture, des Arts et de la Communication - Dir. du Patrimoine Culturel et des Musées
Etat, province ou région :

Région: Tillabery

Département: Say


Coordonnées N12.5 E2.5
Ref.: 5054
Avertissement

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Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Le Parc National du « W » du Niger classé site naturel est envisagé à être nommé en site mixte avec la présence de sites préhistoriques notamment paléolithiques  le long de la Mékrou ; les vestiges de la Casbah de Koulen et une soixantaine de sites dissimulés à l'intérieur du Parc.

Sur le plan culturel, le Parc du W du Niger, province archéologique peu connue jusqu'alors, s'avère un haut lieu de la Préhistoire en région sahélienne. Il s'agit d'un milieu naturel au paysage de savane privilégié, car il a joué depuis des temps immémoriaux, un rôle attractif pour les nombreuses populations préhistoriques qui s'y sont succédées sur le long de la Mékrou. Les premières recherches effectuées dans la zone font émerger la richesse d'une région sahélienne, dont l'occupation humaine ancienne est restée longtemps inconnue. Toutes les périodes sont représentées, en une longue séquence qui paraît ininterrompue de l'Acheuléen au subactuel, en passant par le Paléolithique récent, le Néolithique et l'apparition d'une métallurgie du fer.

D'ores et déjà l'étude paléogéographique incluant les industries lithiques, offre une approche du Paléoenvironnement quaternaire de la région. La densité assez élevée de sites tant Paléolithiques que Néolithiques, surtout le long de la rivière Mékrou, dénote l'importance du peuplement de la région.

Du point de vue archéologique, la région témoigne d'un peuplement préhistorique conséquent et d'un peuplement historique abondant.

Des industries acheuléennes se rencontrent dans le cailloutis inférieur (lit mineur de la Mékrou), des industries du Paléolithique moyen, bien caractérisées, sont dans le second cailloutis alors que le Paléolithique récent, le Néolithique ainsi que des occupations historiques sont mêlés au cailloutis supérieur.

Les phénomènes d'affaissement n'étant pas contemporains et étant probablement anciens, des mélanges d'occupation d'âges différents peuvent se rencontrer en surface, au même niveau.

Les sites toponymes mythiques et légendaires (demeures des divinités, lieux de culte et de sacrifices, sites historiques, socio-économiques ou socio-culturels connus; manifestations culturelles originales) abondent : 

de Bossia (W et pays songhay) à Gambou (demeure de Harâkoy Dikko, mère de tous les tôrous, génies primordiaux de la cosmogonie songhay) avec pirogue de Faran Maka, ancêtre primordial des pêcheurs Sorko et le premier humain à entrer en contact avec les génies tôrous (rocher) et hippopotame (rocher) ; Koulougna (où a été construit la casbah marocaine) ; Mâla, cité de Tchirey, chasseur, aîné des tôrous ; Sinsinkoro, île exclusivement réservée à Tchirey ; Si bari kangay, écurie du cheval de Sonni Ali Ber, le fondateur de l'Empire songhay dans la 2è moitié du XVè siècle rocher ) ; toponymes légendaires de la Brousse de Boumba " Boumba gandji " (en fait Brousse du W ou Parc du W actuel ), de la Mékrou et de l'Ali Bori  ; Brousse de Boumba ; embouchure Mékrou ; Maliko (sur le Goroubi : Bokki) ; Penkontou  (sur le Diamangou ) ; Bossia, Gambou, Mala etc.(lieux de sacrifice à influence locale, régionale, etc : fleuve Niger, affluents, collines); casbah marocaine de Koulen ; Sakala-Gonga et sites gourmantchés (rive gauche) ; Boumba (route de l'esclave ; Issa korombé) ; Katanga (rive gauche et Mékrou) : rapports avec les torous ; route de l'esclave, de la cola et des textiles; sépultures royales; aires de teinturerie; mines de jaspe" lantana", relations avec les pays haoussa et  yorouba ; circoncision; yenandi (dialogue entre les divinités et les hommes); pêche dans le fleuve (Sorkos) et dans les rivières (système de barrage en bois, dit niabou en gourmantché);etc.

Déclarations d’authenticité et/ou d’intégrité

Les sites archéologiques ont gardé leur spécificité d'origine.

C'est sans doute cette spécificité d'un espace partagé entre par l'Homme et la grande faune sauvage africaine. 

Comparaison avec d’autres biens similaires

Le paysage culturel du Parc  « W » peut être comparé à celui du paysage culturel vivant de l'Aïr et du Ténéré qui constitue également un exemple exceptionnel d'établissements humains et d'occupation du territoire traditionnels et représentatifs de la culture nomade pastorale et caravanière des populations touarègues. On peut également citer, à titre de comparaison, le paysage de Sukur inscrit par le Nigeria en 1999.