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La colline et la plaine, la rivière Oubangui et le patrimoine colonial bâti de la ville de Bangui

Date de soumission : 11/04/2006
Catégorie : Culturel
Soumis par :
Direction du Patrimoine Culturel, Bangui, République Centrafricaine
Etat, province ou région :
Préfecture de Lobaye
Sous-préfecture de Mongoumba
Commune de Mongoumba
Village/quartier : Zinga/Mongo
Coordonnées N 04° 21’ 722, E 18° 34’ 977
Ref.: 4011
Avertissement

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Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Créé par Michel Dolizi le 26 juin 1889 sur le rocher de l'artillerie (actuel emplacement de l'hôtel Oubangui), le poste de Bangui va s'étendre et se développer. Ce poste, bâti sur un rocher est dominé par les hautes falaises du Bas Oubangui. Les constructions  se sont développées sur les granulites à cause de l'inondation et des bas-fonds marécageux.  Au pied du roc presque sur le seuil rocheux,  se sont entassés les magasins et les bureaux des services administratifs coloniaux français.

La ville de Bangui  va s'étendre grâce à la découverte d'une vaste plaine en 1906 située en aval et près des villages autochtones. A cette époque, le centre ville  se situait entre Bangui-Roc-Club et la Place de Brazza (Administrateur Français) actuelle Place du Président Valery Giscard D'Estain.

En 1912, Bangui est érigée en commune et dirigée par un Administrateur français, un Maire.  Le premier plan d'urbanisation de Bangui a été réalisé cette même année par l'architecte, Mademoiselle Fanny Jolly. Ce plan est encore visible aujourd'hui entre le port, le Palais Présidentiel, les Rapides (apparition rocheuse à travers le lit d'un cours d'eau) et la rivière Oubangui où beaucoup de bâtiments de cette époque ont été construits. C'est à partir de ce noyau que la ville va s'étendre. 

A partir de 1945, la commune de Bangui va connaître un développement rapide. Sa superfice passe de 640 à 2500 ha.

Après de la reconnaissance et l'adoption officielle du plan d'urbanisme de l'architecte précitée, la commune va bénéficier d'une politique de logement salubre. C'est ainsi que seront bâtis à partir de 1950 :

  • la cité des évolués, en face de l'Hôpital Général;
  • la cité Véret;
  • les immeubles à deux étages pour les européens en face de la cathédrale Notre Dame.

Le centre ville se dote quant à lui de bâtiments tels que :

  • Hôtel de ville;
  • Assemblée territoriale (actuelle Cours Suprême);
  • Palais de Justice;
  • Trésor;
  • Poste;
  • Chambre de commerce;
  • La cité ASECNA (Agence pour la Sécurité et la Navigation Aérienne).

Des maisons de commerces sont créées :

  • SCKN (Société Commerciale du KOUILLU NIARI[1] );
  • MOURA et GOUVEA;
  • PRINTANIA (actuelle Bamag);

Des établissements scolaires :

  • Le collège Emile Gentil (actuel Lycée Barthélemy BOGANDA);
  • Le lycée Marie Jeanne Caron;
  • Le lycée technique, etc.

Le noyau de la  ville occuppé par les européens s'entoure d'une série de villages autochtones :

  • Un village Banda (ethnie majoritaire du pays), situé en contre-bas du terrain de la Cathédrale Immaculée Conception (actuel emplacement du village artisanal).
  • Un village Haoussa (emplacement actuel de la Gendarmerie).
  • Un village Indasso, sur la route Mbaïki.
  • Un village Yakoma, à côté du Dispensaire actuel de Lakouanga.
  • Le village Lakouanga[2] qui est devenu le quartier Lakouanga.

Créée à la  faveur des Rapides qui imposaient  la rupture des charges et le contrôle par les Français des agissements des Belges dans la rivière Oubangui, la ville de Bangui s'est progressivement étendue dans la plaine, encadrée par la chaîne de collines du Bas-Oubangui au nord et la rivière Oubangui au sud.

Cette rivière Oubangui marque également une frontière naturelle entre la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo.

[1] KOUILLU NIARI : deux cours d'eau : Bassin du Congo

[2] Lakouanga : Peit cours d'eau qui arrose le quartier.

Déclarations d’authenticité et/ou d’intégrité

Les bâtiments, ont gardé leurs caractères originels bien que certains sont malheureusement dégradés voir abandonnés. Par contre, une bonne partie de ces bâtiments  ont été réhabilités et ensuite affectés à de nouvelles fonctions qui ont permis  leur conservation.

Comparaison avec d’autres biens similaires

Le site peut être comparé à l'île de Saint Louis ou l'île de Gorée, du point de vue du patrimoine colonial bâti. Ces deux sites classés patrimoine mondial de l'UNESCO.