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Château de Vaux-le-Vicomte

Date de soumission : 20/09/1996
Critères: (i)(ii)(iv)
Catégorie : Culturel
Soumis par :
Direction du Patrimoine
Coordonnées Seine et Marne - Commune de Maincy
Ref.: 233
Avertissement

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Description

Vaux le Vicomte constitue le modèle admirablement conservé du premier château de Versailles, qui fut, lui remanié et agrandi à la fin du règne de Louis XIV et pendant les règnes suivants. Le château de Vaux est au centre d'une vaste composition axée, attribuée à Le Nôtre, intégrant les jardins. Le domaine (500 ha, dont 70 de jardins) avait été acquis par Nicolas Fouquet en 1641. L'aménagement des jardins semble avoir été terminé en 1652, tandis que le château était construit de 1656 à 1659.

Le procès du surintendant des Finances, sa mort en prison expliquent sans doute que l'ensemble ait subi peu de remaniements aux XVIIe et même au XVIIIe siècle.

C'est le chef d'œuvre de l'architecte Le Brun qui dirigea les travaux de peinture, ainsi que la sculpture avec François Girardon et Michel Anguier. Le logis est construit sur une plate-forme il constitue le point d'équilibre entre la masse bâtie, y compris les bâtiments de commun, et la longue perspective des jardins. Cette perspective est scandée par les Cascades et la Grotte et se termine sur une copie du monumental Hercule Farnese, ajout du XIXe siècle. Elle est recoupée par plusieurs axes transversaux, le plus important étant constitué par un Grand Canal.

Le parti général du château se situe dans la tradition française, plan masse, pilastres colossaux, qui intègre un certain nombre de dispositions nouvelles. Sont entre autres de l'invention de Le Vau, la rotonde qui intègre un salon à l'italienne faisant avant-corps sur la façade arrière, ainsi que les dessus de fenêtres, tables ornées en bas-relief couronnant les baies, en place de frontons.

A l'intérieur, il crée des plafonds à voussure, et associe dans l'appartement du roi peintures et stucs en relief.

Les cheminées sont elles aussi "à l'italienne". La modénature est particulièrement soignée et contribue à la multiplication des plans qui accrochent la lumière et qui font de Vaux un chef d'œuvre de l'art français. La construction du château illustre également la hiérarchisation des matériaux, grés pour le soubassement, façades en calcaire tandis que la brique était réservée aux communs. Vaux passa au XVIIIe siècle au Marechal de Villars, puis aux Choiseuil-Praslin, qui le vendirent en 1875 à l'industriel Sommier. Celui-ci confia la restauration du château à l'architecte Hippolyte Destailleurs, tandis que la restauration des jardins était confiée aux architectes paysagistes Laine et Achille Duchene.

Les fêtes données en l'honneur de Louis XIV par le surintendant, qui précédèrent de peu sa disgrâce sont restées célèbres dans la littérature française, car elles ont été chantées par La Fontaine. Madame de Sevigné s'en fit également l'écho. Molière a composé pour Vaux "L'Ecole des Maris" et " Les Fâcheux".