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Parc national d’Ivindo

Date de soumission : 20/10/2005
Catégorie : Naturel
Soumis par :
Ministère de la Culture, des Arts, Chargé de l’Education Populaire, Libreville
Coordonnées 0°30’ N et 0°15’ S 12°20’ – 13° EProvince : Ogooué-IvindoDépartement : Ivindo (Makokou)
Ref.: 2058
Avertissement

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Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Le PN d’Ivindo, situé à cheval entre les provinces de l’Ogooue-Ivindo et de l’Ogooue-Lolo, est limité au Nord par la route Ovan-Makokou, au Nord-Ouest par les concessions forestières de Rougier, au Sud-Est par les concessions Cora’wood, au Nord-Est par la concession SFM, et au Sud-Ouest par le chantier LUTEXFO. Du Nord au Sud, le fleuve Ivindo et ses affluents arrose une forêt dense sempervirente, où se situe la clairière marécageuse (« baï ») de Langoué abritant la plus grande concentration d’éléphants et de gorilles du Gabon. On y distingue trois sous-ensembles phytogéographiques:

- l’Ouest, où l’influence atlantique est la plus marquée, est dominée par une forêt d’Okoumé, où se développent sans cesse l’Alep et d’autres espèces (le Sorro, le Santiria trimera, le Pentaclethra eetveldeana et le Scorodophloeus zenkeri)

- Le Sud, où l’Awougha est plus abondant, est occupé par des forêts situées autour de la clairière de Langoué avec une grande diversité, dominée par la présence du Fernandoa ferdinandi et de deux MELIACEAE : Entandrophragma angolense (Tiama blanc) et Entandrophragma utile (Sipo).

- Le Nord et l’Est, où le Sorro, le Santiria, le Pentaclethra et le Scorodophloeus constituent l’essentiel du fonds floristique. Dans ces forêts apparaissent aussi le Baphia leptobotrys et le Wengé.

Le parc national de l’Ivindo, créé en 2002, par le Décret Nº 612/PR/MEFEPEPN du 30 août 2002 couvre 300274 ha. sur les plateaux de l’est du Gabon. Il est situé entre 300 et 760 m d’altitude, traversé par la rivière Ivindo, un des principaux affluents de l’Ogooué, et la Djidji. Sur tout son parcours dans le parc, l’Ivindo est brisé par une succession de rapides et de chutes. Avec les chutes de la Djidji, celles de Kongou, larges de 2 km, figurent parmi les plus spectaculaire d’Afrique centrale.

La majeure partie du parc est couverte de forêts très anciennes et non perturbées par l’homme. Elles abritent une biodiversité exceptionnellement riche, notamment sur le plan des insectes. L’avifaune compte plus de 350 espèces. La zone du parc constitue non pas un ancien refuge, mais un laboratoire pour la spéciation, tant sur le plan entomologique que sur le plan de l’ichtyofaune.

Le parc abrite par ailleurs des gorilles, des chimpanzés et une des dernières populations intactes d’éléphant de forêt. La partie nord du parc national de l’Ivindo englobe la réserve intégrale d’Ipassa (Makokou) où est installée la station de recherche de l’Institut de Recherche en Ecologie Tropicale (IRET) active depuis la fin des années 1960. Cette Réserve est inscrite dans le réseau mondial des Réserves de Biosphère (MAB) depuis 1983.