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La Saline de Pedra Lume

Date de soumission : 07/05/2004
Catégorie : Mixte
Soumis par :
Ministerio da Cultura e Desportos Instituto da Investigaçao e do patrimonio cultural
Coordonnées 16°46' N / 22°54' W Côte orientale de l'île de Sal
Ref.: 1904
Avertissement

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Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Les salines se situent dans le cratère d'un volcan dans lequel se trouvait jadis un lac. Plusieurs thèses s'opposent quant à l'origine de l'eau. Pour certains, l'eau proviendrait de la mer par des canaux naturels souterrains;pour d'autres, elle remonterait naturellement de nappes phréatiques traversant des couches de sel contenues dans les strates supérieure, ce qui expliquerait son taux de salinite plus élevé que celui de la mer. Des études devront être menées à cet effet pour lever le voile du mystère. Le commerce du sel a connu dans l'histoire de l'humanité, par son volume et sa durée, une importance que très peu de produits ont connus. Les pays de l'Europe occidentale qui vont se lancer dans la navigation atlantique vont très tôt être confrontes a l'approvisionnement de ce produit, stratégique quand on doit rester de long mois en haute mer. D'ailleurs les plus grandes puissances maritimes, les Pays-Bas, l'Angleterre et la France ne parvenaient pas à en assurer en toute autonomie la consommation interne de leurs populations. De fait, le Cap-Vert, ne de cette navigation, et ses files productrices de sel vont être un enjeu stratégique pour les longues expéditions maritimes. Ainsi, des leur entrée dans l'atlantique au XVI' s, les anglais s'installent dans les baies des files saliferes, Maio, Sal et Boa Vista. Les gisements de Pedra lume seront découverts en 1793 et aussitôt seront mis en place tous les mécanismes de l'exploitation a grande échelle l'ouverture d'un port (1804), creusement d'un tunnel dans le flanc oriental du cratère (1804-1808) et la construction d'un chemin de fer pour établir une liaison avec le cratère (1830, l'Afrique de l'Ouest ne connaitra ses premières lignes qu'un demi siècle plus tard). L'île de Sal ne connaitra jamais de locomotive et les wagons ne bénéficieront pas d'une énergie mécanique. Au départ, ils étaient tractes par la force humaine. Avec les fréquentes crises de famine qui frapperont violemment file, des alternatives seront trouvées, a mis chemin entre la force humaine, animale (Pane) et éolienne (wagon à voile). En 1919, la maison bordelaise Peyrissac, déjà présente dans les colonies francaises d'Afrique, marque sa présente aux files du Cap-Vert en rachetant les salines du cratère et crée une nouvelle société, « les salines du Cap-Vert ». Il y implante un téléphérique, grande première en Afrique de l'Ouest, pour intensifier le transport du sel. Lorsque l'OUA décrétera en 1963 un embargo contre les produits des colonies portugaises, la Métropole absorbera les deux tiers de la production et d'autres pays d'Afrique en importeront une bonne part (Zaïre, Centrafrique, Tchad). Apres les indépendances, les salines de Pedra Lume vont tomber en décadence, l'Etat capverdien n'ayant pas les moyens de maintenir ou améliorer les installations coûteuses de l'industrie salifere. Aujourd'hui l'industrie fonctionne avec un strict minimum de personnes pour maintenir en vie l'activité et la production sert à la consommation du pays.