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Socotra Island

Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Yémen (États arabes)

Date de soumission : 08/07/2002
Critères: (vii)(viii)(ix)(x)
Catégorie : Naturel
Soumission préparée par :
Min. of Culture - General Organization for the Preservation of Historic Cities - President Office
Coordonnées
12°08'/12°42' N - 53°19'/54°33' ESituée da dans l'Ocean Indien, à 500km au sud de Mukalla et 700km sud-est d'Aden.
Ref.: 1725

Description

L'ile fut habitée des le 6ème siècle av. J.-C. par les Hadramis et Sabéens. Pendant la période himyarite elle devint chrétienne sous ['influence d'une colonie grecque. II reste quelques vestiges antiques et chrétiens. Ses habitants parlent I'arabe et le dialecte socotri qui derive directement de la langue sudarabique.

La renommée et ['importance historique de Socotra remontent à I'ancienne civilisation du Hadramawt au 1er millénaire A.C. En ces temps, Socotra était devenue fameuse pour sa production de bâtons à encens et sa colle de qualité exceptionnelle. L'île est devenue encore plus importante pour les plus fameuses civilisations anciennes qui considéraient I'encens, la myrrhe, le ladanum et la colle et d'autres parfums comme des produits sanctifies. Les grecs et les romains la surnommèrent I'île du bonheur.

La flore de file est exceptionnelle, avec 750 espèces de plantes différentes dont près de 200 sont rares ou uniques. II y pousse également 7 espèces différentes d'arbres à encens et à myrrhe, dont l'Aloes de Socotra et I'arbre à "Sang-Dragon" de la famille des dragonniers qui n'existe nulle part ailleurs. La faune comprend une centaine d'espèces différentes d'oiseaux dont certains ne vivent qu'à Socotra et d'autres sont en voie de disparition. Le musc de civette et I'ambre gris servent a la fabrication des parfums.

Le fond sous-marin est riche de poissons, de langoustes, de coraux et d'huîtres perlières.

Socotra a plus de 120 km de long et 40km de large, près de 4000 km2 et une population de plus de 100 000 habitants. Elle est difficile d'accès, la mer n'est pas praticable toute I'année, les vents violents de la mousson, ceux qui limitent la croissance des plantes, empêchent souvent le trafic aérien, la malaria endémique.

En 1993, une enquête de ['UNESCO suggérait de développer de préference un programme de conservation de la nature. A cet effet, quatre zones pourraient devenir des réserves de biosphère : Shnab à I'ouest, Dixam-Haghir au centre, ainsi que Hamadiru et Ras Mumi à Pest. Depuis une dizaine d'années, le Royal Botanic Garden d'Edimbourg mène des recherches approfondies sur Socotra (Suqutra). Un site web donne des renseignements sur l'île www.rbge.org.uk/Arabia/Socotra - et lire le gros livre de Brian Doe. Socotra- Immel Publishing London 1992.

En 1989, un dossier d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial avait été soumis et est resté sans suite.