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Archaeological site of Marib

Date de soumission : 08/07/2002
Critères: (i)(ii)(iv)
Catégorie : Culturel
Soumis par :
Min. of Culture - General Organization for the Preservation of Historic Cities - President Office
Coordonnées 15°25' N - 45°20' E Situé à 130 km à l'Est de Sana'a, l'oasis de Marib est situé face au désert Est, Nord-est.
Ref.: 1717
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Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Dans la Bible, I'un des passages de la Genèse, ou la géographie antique est exposée au moyen de généalogies : le petit fils de Sem, "Yogtan engendra..., Hasarmaweth = Hadramawt,..., Sheba = Saba" (Gen.10). Et la mention la plus célèbre est la visite de la Reine de Saba au Roi Salomon. Livre des Rois. Ch.9.10. qui régnèrent au 106' av. J.-C. La même histoire est relatée dans le Coran sous le nom de Balkis, Saba = Balkis (Sourate 27). Les peuples de I'Antiquité classique avaient retenu sept "Merveilles du Monde", I'Arabie était trop impénétrable pour y figurer ; un monument aurait pu retenir I'attention des Classiques, la fameuse Digue de Marib, fierté des habitants de la péninsule au point d'être mentionnée dans le Coran (Sourate 34) et de se trouver au centre des légendes sur la dispersion des tribus arabes. L'ancienne oasis s'etendait alors sur 20 km de long et 8 km de large, la plus vaste de I'Arabie Heureuse. Elle est divisee par le cours du wadi Dhana, en deux ensembles, Yarsan au sud et Abyan au nord, pour reprendre les noms sabeens. Les inscriptions sabeennes, in situ, mentionnent "Marib et ses deux vallees" tout comme le Coran (Sourate 34) parle des "deux jardins, a droite et a gauche". De nos jours, la Digue de Marib n'a rien perdu de sa force symbolique. Le Yemen s'est empresse de reconstruire en amont une Digue en 1986. La stele de fondation insiste sur la continuite historique, non seulement elle se refere a la digue antique, mais elle est redigee en deux langues, le sabeen et I'arabe. La ville de Marib etait la plus grande et la plus peuplee du royaume de Saba. Elle etait ceinte d'une muraille de 4,5 km de longueur encerclant un veritable "tell" d'une surface de 120 ha et long de 1,5 km et large de 1 km. Hors ville, d'importants vestiges dont le temple ovale d'Awwam (Mahram Balkis) mesure 300 m de circonference et de Baran (Arsh Balkis) consacre au dieu Almaqah (le dieu Lune). Ses six piliers monolithiques de 9m de hauteur deviennent le symbole du Yemen Unifie - apres le drapeau national. La légende de la Reine de Saba / Balkis et la légende du Barrage de Marib : mythes qui fondent I'identité d'un peuple, on y reconnait les fonctions du mythe fondateur. "L'ancien et le nouveau" cette question s'exprime bien dans ce choix passionné à faire de ce site un lieu fondateur de son identité et de son unité, y tenir un Festival National des Arts et Traditions du Yémen. A l'instar de Babylone en Irak, Jerash en Jordanie, Baalbek au Liban. Un Parc Archéologique dans ce lieu mythique donnera aux pays du monde l'image d'une grande civilisation, égale à celles de Mésopotamie, d'Egypte, d'Abyssinie. Ce sont avec les mythes que l'on fait l'Histoire et la réflexion sur l'Art prend naissance dans le choc des siècles.