English Français
Aidez maintenant !

Parc national de Fazao Mafakassa

Date de soumission : 08/01/2002
Catégorie : Mixte
Soumis par :
Direction de la Faune et de la Chasse (Min. Environnement et Ressources Forestières)
Coordonnées 8°20’-9°30’ Lat. Nord / 0°35’-1°02’ Long. East
Ref.: 1615
Avertissement

Le Secrétariat de l’UNESCO et le Centre du patrimoine mondial ne garantissent pas l’exactitude et la fiabilité des avis, opinions, déclarations et autres informations ou documentations fournis au Secrétariat de l’UNESCO et au Centre du patrimoine mondial par les Etats Parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.

La publication de tels avis, opinions, déclarations, informations ou documentations sur le site internet et/ou dans les documents de travail du Centre du patrimoine mondial n’implique nullement l’expression d’une quelconque opinion de la part du Secrétariat de l’UNESCO ou du Centre du patrimoine mondial concernant le statut juridique de tout pays, territoire, ville ou région, ou de leurs autorités, ou le tracé de leurs frontières.

Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Description

Inscrit dans la section centrale des Monts Togo qui octroie à l’aire, la variabilité du relief et des cours d’eau, de la végétation et la distribution de la faune, le Parc national Fazao-Malfakassa ne laisse indifférent aucun visiteur. 1.Sur le plan floristique, le Parc National de Fazao-Malfakassa s’inclut dans la zone subhumide de moyenne altitude (zone écofloristique V, suivant le découpage de VANPRAET , 1980). La beauté et la richesse de la végétation force l’admiration. On y distingue 4 faciès de végétation : ·Les forêts semi-décidues caractérisées par les forêts galeries avec des essences comme Anogeissus leocarpus de très grande taille ainsi que des espèces comme Khaya, Vitex spp, Cola cordifolia, etc. ; ·Les forêts claires avec des essences comme Afzelia africana, Isoberlinia doka, Terminalia spp, etc. ; ·Les savanes boisées dont les espèces les plus représentatives sont Prosopis africana, Bauhinia toninguii, Gardenia rubenius, Lophira lenceolata ; ·Les savanes dégradées faites d’espèces du genre Hymenocardia acida, Nauclea latifolia, Lophira lenceolata. Il existe aussi dans tous ces écosystèmes des espèces graminéennes dont Laggera anxita, Andropogon gayanus, Adonodolichos paniculatum et Pennissetum purperium. 2.L’inventaire de la faune aviaire entre 1987 et 1989 révèle 150 espèces regroupées dans 40 familles et 13 ordres du règne animale. Cette catégorie de faune reste indicative de la qualité du milieu. ·La faune sauvage caractéristique de ces habitats comprend notamment: L’Eléphant d’Afrique (Loxodonta africana), le Buffle (Sincerus caffer), le Bulbal major (Alcelophus buselaphus major), l’Hippotrague (Hyppotragus equinus), le Bongo (Tragelaphus euryceros), les Colobes magistrats ou Colobes blans et noirs, les Colobes noirs (Kolobus polykomos), les Babouins (Papio anubis), les Suidae (Phacochoerus aethiopicus et l’hylochoerus meinertzhageni). ·Les reptiles comprennent Varanus niloticus, Varanus exanthematicus, Python sebae, etc. 3.Le réseau hydrographique relativement dense est issu d’écoulement de montagne. Ledit réseau est représenté essentiellement par le Mô qui se jette dans l’Oti,. 4.Sur le plan morphologique, la zone appartient à l’unité structurale de l’Atakora dont le soulèvement remonte à l’orogenèse panafricana. On distingue des plaines, des collines à fortes pentes, et des montagnes isolées. Dans ce merveilleux décor, les Monts Fazao forment deux séries parallèles de montagnes promontoires longues de 40 km et hautes de 400 à 500 m ; les Monts Malfakassa présentent les mêmes caractéristiques. 5.Au centre du parc, s’érige une roche d’origine granitique. Témoin d’une tradition vivante, celle-ci roche servait de polissoir aux chasseurs qui, de leur retour de partie de chasse, devaient y verser quelques gouttes de sang de gibiers à titre de reconnaissance aux esprits qu’elle incarne. 6.Le parc jouit d’une reconnaissance internationale : des Etudiants Canadiens y viennent faire des recherches ; de même l’UNESCO a eu à financer une étude d'aménagement dans le cadre du programme MAB.